
Le 9 octobre 1940, John Lennon naissait dans un quartier ouvrier de Liverpool. Le 8 décembre 1980, celui-ci tombait sous les balles de son assassin Mark David Chapman, à deux pas de son appartement donnant sur Central Park. Avec sa mort, toute une génération de fans s’attendait à ce que son militantisme pacifique soit désormais une cause perdue… Eh bien non car Yoko Ono continue au fil des années à porter le message de John tout en gardant un œil attentif sur son précieux héritage musical. En couple avec le fondateur des Beatles à partir de mai 1968 qui l’épouse moins d’un an plus tard, l’artiste expérimentale japonaise aux multiples casquettes (plasticienne, musicienne, chanteuse, compositrice, écrivain, comédienne et cinéaste !) a donc accompagné de près le mythe Lennon, de sa période pop star à son époque artiste engagé, jusqu’à sa tragique disparition.
Muse et inspiratrice des tournants de carrière de John, Yoko est également une artiste à part entière que l’on a trop souvent diabolisée : hautaine, fourbe, castratrice, insensible et même méchante, tous les noms d’oiseaux suffisaient pour accuser celle par qui la séparation du légendaire groupe britannique est arrivée. Il en faudrait cependant bien plus pour démolir Madame Ono qui, du haut de ses 76 ans, se paye l’affront de réaliser un nouvel album sorti en septembre dernier sous le titre : Between My Head And The Sky. Comme quoi, ce qui ne tue pas rend assurément plus fort…






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