Tous nos articles pour Expo

Odilon Redon au Grand Palais

Rarement à l’honneur, Odilon Redon fait l’objet d’une rétrospective aux galeries du Grand Palais.

Peut-être vous rappelez-vous cette publicité pour la Volkswagen Golf il y a quelques années. On y voyait un galeriste un brin suffisant tenter de convaincre un acheteur potentiel. Des toiles gigantesques, uniformément noires ou presque. Puis dans la salle suivante, des peintures ultra colorées, le galeriste justifiant la rupture de style par le fait que l’artiste ait changé de voiture entre temps.

Ce spot revient immanquablement en tête à la vue de l’œuvre d’Odilon Redon. Noir au début, coloré à la fin. Tout a commencé avec des fusains et lithographies uniformément noires, sur des thèmes plutôt angoissants. On y voit des intérieurs de cachots, une araignée velue aux yeux tendres… Autant d’images qui avaient valu à Redon une place de choix il y a quelques années dans une expo au Louvre intitulée « La peinture comme crime ». Tout un programme.

Au Grand Palais, on découvre ou redécouvre avec plaisir et curiosité ces dessins si variés dans leur uniformité sombre. Les spécialistes se régaleront d’y voir les recueils d’illustrations originales des histoires d’Edgar Poe.

Puis arrivent les dernières œuvres (colorées) de Redon et c’est une sorte de déception. Non que la maîtrise soit absente. Mais on se dit que pour représenter un vase de fleurs, il y a bien plus de candidats que pour les sombres images des débuts. Alors même si on est curieux d’avoir fait la découverte d’un Redon en couleurs, on retournera tout de même du côté obscur de l’artiste.

Baba Bling au Musée du Quai Branly

Pour son exposition Baba Bling, le Musée du Quai Branly s’intéresse aux immigrés chinois de Singapour. Le terme Baba, utilisé à Singapour, désigne un homme chinois. Les Babas se sont intégrés à Singapour dès le XIVème siècle, ainsi qu’en Malaisie. Dans ce dernier pays, on utilise le terme Peranakan pour désigner cette communauté d’immigrants chinois installés en Asie du Sud-Est.

Baba ou Peranakan, peu importe l’appellation. Cette communauté a eu pour particularité de développer sa propre culture, en constante évolution au fil des ans. Si les us et coutumes asiatiques ont longtemps perduré, ceux-ci se sont peu à peu fondus, voire ont laissé la place à une influence occidentale liée à la présence Britannique dans la péninsule Malaise.

L’exposition Baba Bling couvre de manière assez éclectique la vie de cette communauté : cuisine, commerce, mœurs… Le tout est illustré par de nombreuses pièces de musée, typiques des intérieurs peranakan. Les maisons typiques y sont reconstituées salle par salle, pour mieux s’imprégner du mode de vie de cette communauté. Quant aux vêtements traditionnels, ils raviront à n’en pas douter les passionnés de costume.

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Chili, l’envers du décor à l’Espace Vuitton

Après ce voyage intérieur qu’était la Confusion des Sens, l’espace Vuitton revient à un thème plus terre à terre, mettant en avant la scène artistique d’un pays, en l’occurrence le Chili. Des artistes riches et créatifs, assez peu exportés.

Actualité, géographie, politique… Les thèmes abordés sont nombreux au sein de cette expo et traités avec finesse, preuve de la maturité de l’art chilien. Entre autres idées, on pourra retenir les photos d’Enrique Ramirez. Mettant en avant des photos de paysage (qualité la plus connue du Chili), il y ajoute des portraits de dos, insérant de manière subtile aux yeux étrangers l’idée que ce pays est également habité par un peuple.

 

Carolina Saquel, qui vit désormais en France se rappelle une légende de son enfance, celle du cuir vivant (cuero vivo). Une légende destinée à éloigner les enfants de l’eau, racontant qu’une pièce de cuir s’y trouverait tapie, les happant s’ils s’approchent. Cela donne une installation vidéo simple (juste une surface d’eau qui se ride) et d’une grande beauté, à la fois relaxante et angoissante, faisant replonger dans les sentiments d’une enfance marquée par cette histoire.

Quant à Francisca Garcia, son travail colle fortuitement à l’actualité, puisqu’il est relié au tremblement de terre qui a eu lieu en 1960 à Valdivia. Plus que le thème ou l’idée que la catastrophe serait d’origine humaine (à l’aide d’une machine de Tesla), c’est la mise en œuvre qui mérite d’être soulignée. Des images d’une nature tranquille, simplement réhaussées de la rumeur étourdissante d’un séisme dès que quiconque bouge dans la pièce de l’installation. Voilà sans doute un ressenti bien plus communicatif que les images sordides compilées par les chaînes télévisuelles…

photos Mazen Saggar pour Louis Vuitton

Monumenta 2010 – Christian Boltanski, Personnes

Après Anselm Kiefer et Richard Serra, c’est au tour de Christian Boltanski d’investir le Grand Palais pour l’exposition Monumenta. Petit rappel du principe : il s’agit d’utiliser le volume de la grande nef pour une installation monumentale. Si les immenses plaques d’acier de Richard Serra étaient avant tout un dialogue avec l’architecture du lieu, « Personnes », de Boltanski, impose avec force son questionnement, au point de vouloir en étouffer le spectateur.

Ecritures Silencieuses, à l’Espace Vuitton

C’est toujours un plaisir que de se rendre à l’Espace Vuitton. On délaisse l’entrée principale, prise d’assaut par les visiteurs de passage, pour contourner le bâtiment par la rue de Bassano. Puis le rituel de l’ascenseur sensoriel d’Olafur Eliasson vous prépare au voyage… Le thème de cette fois : Ecritures silencieuses.

Sonia Rykiel aux Arts Décoratifs

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Cet hiver, la rousse la plus célèbre de la mode est à l’honneur dans la capitale. Avec une actu qui ne manquera pas d’interpeller les curieux et les gourmands…

FIAC 2008

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La FIAC est une des foires d’art contemporain parmi les plus réputées. Cette année, elle avait investi la nef du Grand Palais et la Cour carrée du Louvre pour des philosophies différentes. Les artistes de renom étaient concentrés au Grand Palais alors que la Cour carrée offrait des œuvres plus novatrices.

Jacques Villeglé – La comédie urbaine

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L’exposition du Centre Georges Pompidou est ouverte jusqu’au 5 janvier 2009. Elle permet de découvrir de visu des œuvres bien plus riches qu’on pourrait le croire au simple regard sur une photo. Le volume des affiches lacérées les rend fragiles visuellement et d’une finesse assez étonnante.

César, anthologie par Jean Nouvel à l’espace Cartier

Depuis quelques temps, les nouveaux réalistes sont à l’honneur dans les musées parisiens. Après une rétrospective sur le mouvement au Grand Palais et une exposition sur Yves Klein au Centre Georges Pompidou l’an dernier, c’est César qui est à l’affiche, à la Fondation Cartier.

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