Tous nos articles pour CD

R.wan – Peau Rouge

R-Wan Peau Rouge

R.wan alterne les albums avec Java et ceux en solo. Après ses deux Radio Cortex, le chanteur arrive avec Peau Rouge, un opus qui mêle argot, écriture fine et mélodies variées.

Ornette – Crazy

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Il y a quelques semaines, Ornette tenait la vedette sur Save My Brain. L’heure est maintenant venue de se pencher plus en avant sur son album, intitulé Crazy.

Jean-Louis Murat – Grand Lièvre

Jean-Louis Murat - Grand Lievre

Grand Lièvre, le dix-neuvième album de studio de Jean-Louis Murat arrive après une attente de deux ans. Une durée interminable pour un album somme toute assez classique.

Watine – Still Grounds for love

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Still Grounds for love, le troisième album de Watine, se distingue par ses dissonances poétiques. Dix titre qui mettent l’étrange sur un piédestal.

Debout sur le Zinc – La Fuite en avant

Debout sur le zinc - La fuite en avant

Debout sur le zinc, septième ! La Fuite en avant constitue en effet le septième opus de la formation. Un album bien dans le style maison.

Brigitte Fontaine – L’un n’empêche pas l’autre

Après l’extraordinaire Libido et le génial Prohibition, Brigitte Fontaine déçoit avec L’un n’empêche pas l’autre, un recueil de chansons revisitées qui n’apporte pas grand-chose.

Cet idée d’album de duos aurait paraît-il été soufflée par la maison de disques… Contre l’avis de Brigitte Fontaine. Entourée de sa cour habituelle (Areski, Arno, M, Higelin, Grace Jones…), elle est finalement arrivée à quelque chose qui la satisfait. Cet album s’imposait il ?

La majorité des nouvelles versions n’apportent en effet rien par rapport aux originales. La Caravane de Duke Ellington ne gagne rien à la présence de Grace Jones : Brigitte s’en sortait très bien toute seule. L’interprétation de Pipeau avec Mathieu Chedid a au moins le mérite de la logique : M avait participé à l’album Kékéland, première apparition de ce titre plutôt génial. Mais à vouloir trop le revamper, il en perd sa singularité. Quant au Rue Saint-Louis-en-l’île avec Alain Souchon, le résultat est franchement mauvais et poussif.

Tout n’est quand même pas à jeter : il reste la belle interprétation de Bertrand Cantat sur Les Vergers, un Hollywood qui gagne en suave grâce au timbre de Christophe ou un duo avec Arno sur Inadaptée qui dépote pas mal, plus que l’enregistrement sorti de la naphtaline.

Restent les quelques inédits qui émaillent l’album… Là non plus, ce n’est pas la joie. On ne peut s’empêcher de penser que les voix de Grace Jones et Brigitte Fontaine se marient à merveille sur Dancefloor. Oui mais voilà, les deux compères avaient déjà fait Soufi, sur l’album Prohibition, avec bien plus d’inventivité musicale et de profondeur poétique. Quant à Gilles de la Tourette, c’est une pénible démonstration d’insolence qui ne fonctionne pas sans son clip (certes remarquable de cynisme). On a définitivement connu mieux.

A écouter : Dancefloor, Hollywood, Les Vergers, Inadaptée

Michael Wookey

Michael Wookey (15)

Phénomène de scène et compositeur de talent, Michael Wookey a répondu à nos questions à propos de son album Gun Gala.

Brigitte – Et vous, Tu m’aimes ?

« Et vous, tu m’aimes ? ». Ca rappelle un peu le « Je t’aime, moi non plus » de Gainsbourg, tout ça… Si la ressemblance s’arrête là, le côté touche-à-tout de Brigitte est digne de celui de Serge. Richesse, complexité musicale et textes bien sentis épatent.

Le premier titre, Battez-vous, nous avait alertés : les compositions de Brigitte n’ont rien de commun. A la première écoute, on est cueilli par ces deux voix qui marchent si bien ensemble. Si on creuse un peu, on s’aperçoit que la mélodie est diablement chiadée (il n’y a pas deux refrains identiques). Et, ô bonheur, tout ça ne sert même pas à masquer un texte aux idées courtes. Piment et second degré ont ici droit de cité.

De la chanson midinette bien menée (Cœur de chewing-gum) jusqu’au désir désespéré de devenir mère (Je veux un enfant), les deux filles abordent des thèmes des plus variés, toujours intimes et touchants. Au point qu’on en serait presque heureux de cafarder un dimanche avec elles (Quel beau dimanche), malgré leurs idées suicidaires !

Musicalement, Et vous, tu m’aimes ? est une collection de petits bonheurs. Le Jesus Sex Symbol façon gospel termine l’album comme on ne l’attendait pas, après l’indolence de Ma Benz et les rythmes presque disco de Oh La La. D’ailleurs, cette dernière est l’ouverture d’un triptyque de titres (Oh La La/Tumbleweed/Après Minuit) assez habile, dont la structure symétrique rappelle un peu le Sweet Thing/Candidate/Sweet Thing de Bowie sur Diamond Dogs. Joli coup !

D’un bout à l’autre, on se régale de cet album. Et quand on a fini de l’écouter, les titres restent immanquablement en tête. Ce n’est pas un mensonge : Cœur de chewing-gum colle vraiment comme du chewing-gum. A ne pas louper !


Brigitte – Coeur de Chewing-Gum (en acoustique) par 3emebureau

Retrouvez la semaine prochaine notre interview du groupe.

A écouter : Battez-vous, Je veux un enfant, Ma Benz, Quel beau dimanche, Jesus sex symbol

Demis Roussos – I’m on my way

Il y a peu de chances qu’un vingtenaire écoute du Demis Roussos. Hormis pour quelques pervers de mon espèce qui s’aventurent parfois à dépoussiérer quelques 33T démodés, ce chanteur est définitivement classé dans la catégorie des ringards entre Mike Brandt et Alain Barrière. La preuve ? La majorité des gens de notre génération ne connaissent l’homme que par un passage de « Rain and Tears » entendu sur les ondes de Nostalgie, relayées dans la voiture parentale, ou par le sketch des Inconnus, qui le qualifie comme « l’animal poilu le plus proche de l’homme ». Et pourtant, Demis Roussos continue de chanter. J’ai même acheté son dernier album.

Mon goût prononcé pour « l’improbable et l’inouï » (pour reprendre la devise d’une célèbre webradio) m’avait déjà enjoint à écouter des 33T de Demis Roussos. Son dernier album, sobrement intitulé Demis, est sorti dans les bacs fin 2009. Aussi quand j’ai vu ce disque en solde à un prix dérisoire, je n’ai pas résisté bien longtemps (en plus il s’agissait, ô joie, de la version vinyle).

Depuis les Aphrodite’s Child et autres succès (ou pas) en solo, le style a nettement changé. Les vocalises qui pouvaient parfois être confondues avec des cris de souffrance (dans le genre, j’ai toujours beaucoup aimé les aigus vibrants de Forever and ever) ont laissé place à une voix éraillée à la James Brown. Exit les arrangements kitsch, place à des chœurs et une batterie soul. Les rythmes sont entraînants et le son chaleureux. En fait, cet album est surtout handicapé par son label « Demis Roussos ». Ceux qui aiment le style habituel du chanteur grec vont être déçus et les autres vont s’en détourner. Dommage, l’album mérite pourtant le détour ! Signe qu’il devrait bien vieillir, il est impossible à dater à l’écoute pour qui ne le connaît pas.

Finissons si vous le voulez bien cette chronique par une petite séance d’avant/après. Tout d’abord le look :

Puis les clips. Voici celui de Forever and ever, en 1973 :

Et celui de September (I’m on my way), en 2009 :


September (I’m on my way) – Demis Roussos (clip)

A écouter : September (I’m on my way), On my pillow, What they say, Help me

Puggy – Something you might like

Pour les lectrices assidus de Save My Brain, Puggy est une vieille connaissance. Aussi était-il bien naturel que nous nous penchions sur le cas de leur album Something you might like.

Celui-ci semble bien porter son titre. Il faudrait être vraiment difficile pour ne pas être sensible aux mélodies du groupe belge (ou anglo-franco-suédois, au choix). Les mélodies y sont entraînantes, les interprétations sympathiques et les arrangements finement réalisés.

L’album s’ouvre sur le single When You Know, dont nous vous avions présenté le clip il y a peu. Dès le départ, les bases sont posées : il s’agit d’un excellent rock, certes pas révolutionnaire, mais qui met du baume au cœur. Les douze titres passent comme une lettre à la poste et on se dit qu’il y a un bon stock de tubes dans cet album. On devrait entendre parler de Puggy ces prochains mois !

A écouter : When you know, I Do, You Call me up, Teaser

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