Angela Davis, La Panthère noire…
«La place d’une femme est dans la lutte».
Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel. Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire, la liberté. Ainsi le 7 octobre 2011 à Oslo, le prix Nobel de la paix a été remis à trois personnes importantes, trois femmes, pour honorer leur combat envers la liberté et les droits de la femme. Trois femmes de coeur engagées, militantes et courageuses. Quand on sait que depuis 1901 seulement douze femmes avaient reçu cet honneur, trois d’un seul coup, c’est un exploit! Il s’agit d’Ellen Johnson Sirleaf, présidente du libéria, Leymah Gbowee (Libéria) et Tawakkol Karman (Yémen). Chacune à sa manière oeuvre pour la sécurité et les droits de la femme, et c’est une lutte de chaque instant que ce soit au Libéria, au Yemen ou un peu partout dans le monde.
Les Berurier Noir avaient-ils raison ? Dans l’une de leurs chansons, intitulée La Mère Noël, voici ce qu’ils disaient :
Où est passé le Père Noël ?
Où est passée la Mère Noël ?
Pour les gosses défavorisés ?
Où est passée la Mère Noël ?
Ils l’ont fait cuire dans la ch’minée…
Incroyable petit bout de femme que cette Dian Fossey. Peu connue en France, elle fut une anthropologue très cèlèbre aux Etats-Unis et au Rwanda pour son oeuvre envers les animaux et spécifiquement les gorilles. Son oeuvre reste encore très suivie dans les milieux de l’éthologie (étude du comportement animal) car elle a ouvert la voie à de nombreuses découvertes sur le comportement de nos confrères, les primates. Elle est considérée comme l’une des plus grandes primatologues de tous les temps. Son engagement fut total. Amoureuse de la vie et de la nature, son engagement lui vaudra une mort encore non élucidée aujourd’hui.
Alexandra David-Néel (1868-1969) reste aujourd’hui relativement peu connue du grand public. Qui se souvient que cette française fut en 1924 la première européenne à pénétrer dans la cité interdite, Lhassa, au Tibet?
« A l’heure du sommeil le cortège des petites filles modèles et du bon petit diable me suivent dans ma chambre et peuplent mon sommeil.» François Mauriac
Même si ce nom ne vous dit rien, vous l’avez sûrement déjà entendu dans une chanson populaire de Joe Dassin L’Eté indien. En effet, le chanteur évoque les aquarelles de la surprenante peintre Marie Laurencin.
Actualité oblige, aujourd’hui notre petit tour d’horizon des femmes incroyables nous emmène dans l’univers du tennis. En effet, La Divine, comme on la surnommait, fut certainement la plus grande joueuse de tennis française et l’une des plus grandes sportives de son temps et même de tous les temps. A l’âge de 11 ans, elle commence le tennis après avoir reçu une raquette en cadeau de la part de son père. A partir de ce moment, plus rien ne la séparera de sa raquette et c’est avec une frénésie et un appétit de victoire et d’adrénaline que Suzanne va enchaîner les matchs, les tournois et surtout les victoires. Elle possède un palmarès unique et changea également les mœurs, en étant la première à porter des jupes plus courtes pour faciliter les mouvements. On disait d’elle qu’elle volait sur le terrain et ses adversaires ont dû se souvenir longtemps de l’insatiable et talentueuse Suzanne.
Voici enfin le dernier chapitre de la trilogie consacrée aux dames de la Cour, après les scandaleuses favorites royales, les terribles hors-la-loi, voici des femmes qui méritent également une petite mise en lumière. En effet, à une époque où il ne valait mieux pas trop lire pour une femme (à quoi ça lui servirait dans sa cuisine???), certaines se sont mises à écrire. Oh scandale! Et oui au grand dam de ces messieurs, ces dames avaient aussi des choses à dire. L’instruction, la lecture, l’écriture devaient rester du domaine des hommes. Pendant des siècles ce fut d’ailleurs l’apanage du seul clergé. Certaines ont pourtant réussi à percer, surtout quand elles avaient la chance de provenir d’un milieu élevé. Pourtant durant des années, le travail littéraire et plus généralement, artistique, des femmes fut bridé et raillé. Ainsi certaines œuvres ne sont que le pâle reflet de ce qu’aurait pu créer une femme artiste encouragée. Le talent serait-il sexué?? Malgré tout, certaines figures féminines majeures se sont révélées.
Arrêtons nous un peu sur une femme qui fait partie de l’Histoire. Histoire avec un grand H. Anne Boleyn montre parfaitement comment ”le sexe faible” peut arriver à faire basculer un homme, une politique, un pays dans son sillage. Marquise de Pembroke, elle a succédé sur le trône d’Angleterre à Catherine d’Aragon (fille cadette du roi Ferdinand II d’Aragon et de la reine Isabelle I de Castille). Elle est la seconde épouse d’Henri VIII, mère d’Elisabeth I ainsi que l’une des reines les plus célèbres de l’histoire d’Angleterre. Par son mariage avec Henri VIII, l’Angleterre connaîtra un profond changement politico-religieux encore en place actuellement.
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