Créateur de mode

Leonard

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Alors que Leonard change de directeur artistique, il est temps de revenir sur l’histoire de cette maison.

CoSTUME NATIONAL

CNC Costume National Solar Bag

A la tête des collections CoSTUME NATIONAL et C’N’C, Ennio Capasa multiplie les influences au fil des collections.

Madame Grès

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Mal connue, Grès fait partie de ces maisons à l’histoire ancienne, qui ont façonné la haute couture du début du siècle dernier.

Galerie de portraits chez Givenchy

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Appartenant aujourd’hui au tentaculaire groupe LVMH, la maison Givenchy a connu une succession de directeurs artistiques célèbres. Revue de portraits depuis la fondateur Hubert de Givenchy jusqu’à Riccardo Tisci.

John Galliano

John Galliano

Aujourd’hui vendredi 4 mars 2011 est un jour historique (n’hésitons pas, même si le mot peut paraître fort) dans le monde de la mode. Il signe le dernier défilé de John Galliano pour la maison Dior. Retour sur la carrière du créateur.

Gareth Pugh

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Sur les podiums, certains créateurs osent plus que d’autres. C’est le cas notamment de Gareth Pugh, dont l’originalité des looks ne se limite pas à un maquillage savamment travaillé. Le jeune créateur britannique présente toujours des looks improbables, à la limite de l’expérimentation. Il se place en cela dans la lignée de Martin Margiela, Junya Watanabe ou encore Viktor & Rolf.

Noël et la mode

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HoHoHo, dit le gros monsieur en rouge avec un grosse barbe blanche.

Charles Frederic Worth, le précurseur

Charles Frederic Worth semble unanimement considéré comme l’initiateur de la mode moderne. Né en 1825, il ouvre sa maison en 1858. Sur de nombreux points, ses méthodes de vente et son activité préfigurent celles des grandes maisons de mode actuelles. A plus d’un titre, ce couturier d’origine britannique apparaît comme un précurseur.

1/La création

Charles Frederic Worth débarque à Paris à l’âge de vingt ans. Il débute dans une maison de vente de textile, Gagelin, où il gravit peu à peu les échelons. Il finit par y ouvrir un département couture. A une époque où les clients achetaient leur tissu pour confectionner eux-mêmes leurs vêtements, Charles frederic Worth propose des modèles déjà dessinés : c’est le début du prêt-à-porter.

Un siècle et demi plus tard, l’idée a fait recette. Il ne vient plus à grand monde l’idée d’acheter son mètre de tissu et de prendre sa paire de ciseau pour se tailler une robe.

2/Les saisons

Pour conserver intact l’attrait de ses créations, Charles Frederic Worth se renouvelait régulièrement. Il est ainsi à l’origine de deux collections par an, pour les saisons printemps/été et automne/hiver.

Aujourd’hui, les Fashion Weeks rythment le monde de la mode quatre fois par an (deux fois pour le prêt-à-porter, deux fois pour la haute couture). Ce découpage temporel désormais immuable reste celui introduit par Charles Frederic Worth.

3/Les maisons parisiennes

D’origine britannique, Charles Frederic Worth s’est installé à Paris en 1845, avant d’y fonder sa maison de couture en 1858 au 7, rue de la Paix.

Il n’est que le premier d’une longue liste. Des personnalités comme Cristobal Balenciaga, Karl Lagerfeld ou encore John Galliano se sont expatriées pour instaurer durablement Paris comme une des capitales mondiales de la mode.

4/Les mannequins

Pour un artisan couturier, rares étaient les moyens de présenter le fruit de son travail. L’envoi de poupées en bois habillées était une des rares possibilités. Charles Frederic Worth fut le premier à utiliser des mannequins vivants, qu’il appelait les « sosies ». De même, il organisa les premiers défilés.

Aujourd’hui, mannequins et défilés sont indissociables des Fashion Weeks. Impossible de présenter une nouvelle collection sans top model, un métier sous le feu des projecteurs depuis Twiggy, mannequin vedette des années 1960. De même, certains défilés sont devenus de vrais grands spectacles, à l’image des shows Chanel au Grand Palais.

5/La communication

Les publicités dans les magazines de mode ne sont pas une invention de Charles Frederic Worth. Toutefois, son statut de créateur a introduit une nouvelle possibilité : celle de mettre en scène des modèles correspondant à une inspiration donnée.

Par la suite, Paul Poiret a usé avec talent de ce vecteur de communication qu’était l’illustration mise en scène. Aujourd’hui, l’image véhiculée à travers les campagnes de publicité joue plus que tout sur l’influence des maisons. Au point que les photographes de renom se disputent la vedette avec les créateurs.

6/Le culte du créateur

En tant qu’artiste, Charles Frederic Worth aimait à recevoir ses clients avec hauteur. Conseillant ses acheteurs, il devint une personnalité incontournable de la mode, conservant une influence bien après sa mort en 1895.

Désormais, que serait une maison sans la figure du créateur de mode ? Christian Dior, Yves Saint-Laurent, Coco Chanel, Vivienne Westwood ou encore Alexander McQueen (pardon pour les oubliés) sont autant de personnalités fortes qui ont insufflé un esprit à leur maison et leur création, en même temps qu’elles ont marqué l’Histoire.

Yudashkin

Sont-ils nombreux les stylistes russes ? Êtes-vous capable de m’en citer un ? Ce n’est pas si évident n’est-ce pas ?

Alors en voici un, et pas n’importe lequel, le plus connu des stylistes russes : Yudashkin (de son prénom Valentin). Il a été décoré membre de l’Académie des Arts de la Fédération russe. Ses vêtements ont été exposés entre autres au Musée du Louvres, au Musée de la Mode de San Francisco et au Metropolitan Museum de New York. Il crée depuis 1987 et a à son actif une bonne quarantaine de collections.

Mais que crée t-il ? Des toques en fourrures ? Des doudounes ? Des bottes fourrées ?
Valentin Yudashkin est créateur de haute-couture autant que de prêt à porter. Mais il fait aussi montre de son talent dans la bijouterie, la porcelaine, les accessoires et les lunettes de soleil.
Pour cet été Yudashkin nous avait concocté une collection sobre, noire et grise, élégante, chic et de caractère. Une petite touche de fourrure nous rapproche de l’image de la Russie que nous pouvons avoir. Les femmes sont belles et froides.

Collection automne-hiver 2010 (prêt à porter)

Yudashkin, habitué à la couleur pour ses collections automne-hiver, nous a étonnés dans cette collection de prêt à porter 2010, riche en noir, mais riche en brillance. Noir et gris, ne veulent définitivement pas dire « terne ».


Collection automne-hiver 2009 (prêt à porter)

Même colorées les femmes restent belles et froides. Yudashkin met en avant des vêtements qui rendront les femmes belles et inaccessibles, juchées sur des talons vertigineux.

En ce qui concerne les pronostics de la collection printemps-été 2011. La saison s’annonce elle-aussi colorée, aux accents de folklore russe. La froideur des femmes est à nouveau mise en exergue à travers le maquillage des défilés. Peu d’extravagance mais du volume, du nude à nouveau pour la saison, pourra mettre en avant la douceur des femmes.

Collection printemps-été 2011 (prêt-à-porter)


C’est donc Mercredi 6 Octobre 2010 qu’on a eu l’occasion d’admirer le défilé de la collection de prêt-à-porter printemps-été 2011, aux Beaux-arts de Paris. Un artiste russe efficace, productif qui met en avant la douceur et le charisme des femmes. Si seulement le luxe n’était pas si luxueux, le commun des mortels pourrait alors en profiter. Malgré tout, ce n’est pas une raison pour ne pas suivre son actualité.
Et pour les adeptes de thé, Yudashkin est aussi un spécialiste du service à thé. Invitez-vous amis à boire un thé russe (et ne m’oubliez pas ! On parlera chiffons !) !

Elsa Schiaparelli, quand l’art rencontre la mode

« La mode est un art » disait le futuriste Volt. Si l’assertion fait toujours débat dans les classes de philo, nombreuses ont été les créations qui ont mis en exergue les liens qui existent entre la mode et l’art contemporain. La robe Mondrian d’Yves Saint Laurent vient immédiatement à l’esprit. On pourrait également citer les robes-tableaux de Jean-Charles de Castelbajac ou la collaboration entre Marc Jacobs et l’artiste américain Richard Prince pour une série de sacs Louis Vuitton. Elsa Schiaparelli fut une des pionnières du genre. Très proche des surréalistes, elle s’inspira beaucoup de leurs travaux pour ses créations.

Elsa Schiaparelli est née à Rome en 1890. La fondation de sa maison est advenue par nécessité. Lorsque son mari le comte Guillaume de Wendt de Kerlor la quitte en lui laissant pour charge leur fille, elle doit subvenir à ses besoins par ses propres moyens.

La première collection portant le nom de Schiaparelli fait donc son apparition en 1926. Les créations d’alors sont des vêtements de sport. Leur particularité concerne les dessins en trompe l’œil qui les ornent. Grâce à un double point spécial, elle propose des tricots sur lesquels sont dessinés des cols marins ou encore des foulards. Ces imprimés très spécifiques ne sont qu’un début.

Lors de ses années passées à New-York, elle rencontre Gaby Picabia, ex femme de l’artiste Francis Picabia. Cette rencontre lui ouvre en grand les portes du milieu surréaliste lorsqu’elle s’installe à Paris en 1929. Elle y rencontre notamment Jean Cocteau et Salvador Dali, qui deviendront de célèbres collaborateurs.

Tout d’abord, Jean Cocteau lui dessina un tissu pour une robe, sur lequel deux visages face à face donne l’impression d’un vase de rose.

Les collaborations avec Dali furent multiples. Notons parmi elles la robe homard, directement inspiré du fameux téléphone de l’artiste catalan.

Au fil des créations, Elsa Schiaparelli n’a jamais reculé devant l’avant-gardisme. Ses pièces se montraient de plus en plus originales, à l’image de ce chapeau en forme de chaussure à talon inversée. Sur la photo, il est porté par Gala Dali.

L’esprit provocateur d’Elsa Schiaparelli ne s’arrête pas à la confection son parfum le plus célèbre, Shocking, sort en 1937. Son flacon en forme de buste féminin fait alors scandale (la forme sera reprise bien plus tard par Jean-Paul Gaultier), tandis que le rose choisi pour l’occasion deviendra une marque de fabrique.

La maison Schiaparelli est à son apogée lorsque la guerre éclate en 1939. Après guerre, les choses deviennent plus difficiles. Le New Look de Dior supplante le surréalisme de Schiaparelli au même titre que l’austérité à la Chanel. Jamais la maison Schiaparelli ne retrouvera son lustre des années 1930 et Elsa se retire en 1954, avec pour satisfaction d’avoir durablement marqué l’histoire de la mode.

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