Numéro 19

Craig Walker – Siamese

Ex-chanteur du groupe Archive entre 1999 et 2004, Craig Walker aura mis le temps de fuir ses démons pour offrir son premier album solo, Siamese, une petite merveille pop rock comme on aimerait en entendre plus souvent.

Après avoir collaboré avec de nombreuses artistes après son départ du groupe Archive, Craig Walker sortira le 31 août prochain sa première production solo,  composée entre l’Irlande (dont il est originaire) et l’Islande. Même s’il ne révolutionne pas la pop anglaise, il en offre une interprétation d’une qualité incroyable. Avec un soin particulier et des mélodies parfaitement maitrisées, il parvient à animer ses 11 chansons d’une sincérité troublante, pleine de bonnes ondes malgré la mélancolie qui accompagne certaines.

Il faut dire que la route a été semée d’embuches pour l’Irlandais avant d’arriver à une musique aussi sereine. De ses débuts encensés par la critique à lâge de 18 ans à aujourd’hui, Craig est passé par les sentiers obscurs de l’alcool et la drogue. Après son traitement, et sans doute grâce à la musique qui ne l’a jamais quitté, sa créativité a pu donner naissance à Siamese, ce qui apparait comme une belle revanche sur le passé.

Summertime, premier morceau de l’album et single bien choisi pour représenter l’album, brille par son ambiance aérienne, ses notes de guitare et son refrain accrocheur.

Chaque chanson diffère des autres, dessinant un éventail très large de l’univers de Craig Walker. On passe de chansons plutôt rythmées (Photograph, Bright Lights) à des morceaux plus posés mais pas dénués d’intensité (Siamese, Blackout, The Island), parfois plus mélancoliques (Greedy Pig, Tired Heart).

Et cerise sur le gâteau, la dernière piste, reprise en total accord avec la musique de Craig Walker : Perfect Day de Lou Reed. Si à l’origine cette chanson est déjà magnifique, elle garde tout son sens interprétée par Craig. Et c’est simplement beau !

“Oh it’s such a perfect day,
I’m glad I spent it with you.
Oh such a perfect day,
You just keep me hanging on,
You just keep me hanging on.”

A écouter sans modération !

Myspace : http://www.myspace.com/craigjohnwalker

* Cahier de vacances 2010 – Article initialement publié le 22 août 2009

Accords et désaccords

Woody Allen est un hyperactif. On le devine rien qu’à le regarder bouger, parler, vivre. Dans sa course effrénée contre le temps qui passe, le cinéaste new-yorkais s’est imposé le rythme un peu fou d’un film par an. Si certains, comme « Celebrity » ou plus récemment « Anything Else », ne sont pas restés dans les mémoires des cinéphiles comme étant des chefs d’œuvres du genre, « Accords et Désaccords » a, en revanche à l’époque, était applaudi par la critique.
Dix ans se sont écoulés depuis sa sortie sur grand écran, mais le film n’a rien perdu de sa superbe.

Emmett Ray (interprété par Sean Penn) se considère lui-même comme étant le meilleur guitariste de jazz de tous les temps, après Django Reinhardt. Dans les années 30, Emmett enchaine les représentations avec son band pour le plus grand plaisir des aficionados de la musique reine de cette époque. Le film résonne comme une vibrante déclaration d’amour au jazz et aux jazzmen. Emmett est un artiste de génie, tous le reconnaissent volontiers, mais son égo démesuré le conduira à sa chute, et finira par faire de lui un artiste juste, oublié.

C’est au travers d’anecdotes, rapportées par un animateur radio, un biographe, un historien du jazz et par Woody Allen lui-même, qui se pose en fan de Ray (et qui la ferme un peu pour changer !) que le spectateur est transporté dans l’univers décalé et riche en émotions du guitariste. Maquereau à ses heures perdues, en dehors de la musique, Emmett a trois hobbies : boire, regarder les trains passer et tirer sur les rats avec son revolver. Un emploi du temps chargé donc, mais qui lui permet tout de même de donner quelques représentations dans des hôtels ou cabarets prestigieux, et même à New York et Hollywood, quand il n’est pas complètement ivre bien sûr et à condition qu’il se souvienne qu’il a un contrat à honorer.

Emmett est capricieux, égocentrique et un peu barje mais après tout, quoi de plus normal pour un artiste aussi génial ? Là est tout le talent du cinéaste. Il parvient à faire de ce sale type un personnage finalement attachant, et touchant. Il va sans dire que l’interprétation de Sean Penn, une fois de plus, y est pour beaucoup. L’acteur est tout simplement excellent dans le rôle de cet artiste excentrique, alcoolique, macho et imbu de sa personne. Emmett Ray est un tocard, mais un tocard sacrément doué que l’on ne peut qu’admirer.

Deux femmes viennent compléter le tableau de sa vie déjà haut en couleurs. Deux femmes au style diamétralement opposé. D’un côté Hattie. Muette et pas très futée, la gentillesse et la naïveté incarnée, dévouée à Emmett. De l’autre, Blanche. Sublime, élégante, écrivain de talent et infidèle.

Samantha Morton et Uma Thurman incarnent à la perfection les deux liaisons du musicien. Mention spéciale à Samantha Morton qui offre une composition des plus touchantes, proche du mime, et dont la candeur rappelle celle des actrices du cinéma des premiers temps. Deux relations qui, même si elles étaient sincères, font figure d’anecdotes dans la vie mouvementée de l’artiste, puisque Emmett ne peut de toute façon aimer personne d’autre que lui. Il apprécie la compagnie des femmes, mais il n’a pas besoin d’elles.

L’amour de sa vie, c’est sa musique, et Django Reinhardt, qu’il ne peut s’empêcher d’écouter sans pleurer. Le guitariste hante littéralement Emmett. Mélange d’envie et d’admiration. Ray se sait extrêmement doué, mais il est aussi conscient qu’il l’est moins que Django. Ainsi, il développe un véritable complexe face à son rival et pourtant modèle. Sa relation avec Django Reinhardt ne manquera pas d’ailleurs de faire l’objet d’une ou deux anecdotes particulièrement savoureuses.

La musique vous l’aurez compris, le jazz, pourrait presque ici tenir lieu de personnage principal, dans ce film sans doute le plus musical que Woody Allen ait jamais réalisé. Et qui s’en plaindrait ? La bande originale de « Accords et Désaccords » est un régal, un petit bijou que les amateurs du genre ne pourront s’empêcher d’écouter encore et encore. Django Reinhardt y est évidemment à l’honneur, un bien bel hommage rendu au jazz hexagonal, et aux jazzmen en général.

Bande annonce:


* Cahier de vacances 2010 – Article initialement publié le 23 août 2009

Good Morning England

Ah les années 60, l’émergence du rock… Aujourd’hui encore, celui-ci est présent sur les radios et dans les MP3 de certains jeunes (malheureusement pas tous), mais à l’époque c’est loin d’être une franche réussite. 1966 : la BBC ne diffuse que quelques 45minutes de cette musique par jour !!!

Quelle relation avez-vous avec votre téléphone ?

Téléphone - Crédit : Stéphanie Rubini

Ils sont devenus des outils indispensables à notre vie quotidienne, nous ne pouvons plus nous en passer, sous le prétexte qu’ils sont plus que des téléphones. En effet, ces appareils, qui, à l’origine des temps, ne devaient permettre que de joindre et d’être joint, sont devenus multifonctions : appareil photo, GPS, agenda, aspirateur, lave vaisselle,…Vous aurez compris, car, puisque vous êtes mes lectrices, vous n’êtes pas stupides, je ne suis pas un grand fan de la haute technologie téléphonique. Mais vous, belles lectrices, à quoi vous sert votre téléphone ? Ne décrochez pas ce test, et vous le saurez !!!

Heartbreak Hotel – Snake Eyes

Heartbreak Hotel est le nom du duo formé par Nikola Acin et Yarol Poupaud. Le fruit de leur collaboration s’appelle Snake Eyes, un premier album atypique qui ne pourra qu’interpeller vos oreilles !

Concours Charlie

Le 8 juin dernier, Charlie a sorti son premier album solo. Après le succès de son duo avec Mauss “Je recherche” et sa sympathique chanson “Le Sapin”, la jeune lyonnaise continue son petit bout de chemin avec sa tournée dans toute la France.

Quelle rédac’ chef seriez-vous ?

Rédac' Chef

Chères lectrices, il est temps aujourd’hui de rendre hommage à celle qui est à l’origine de ce magnifique journal. Vous ne la connaissez que par le biais de cette œuvre somptueuse, par les hommages dithyrambiques que je lui rends dans chacun de mes misérables écrits. Et pourtant, Dieu (c’est-à-dire elle, en fait) sait le mal qu’elle se donne pour que, vous, chères lectrices folles de moi, vous puissiez passer un bon moment le sourire aux lèvres et l’œil pétillant. Mais, vous, femmes de mes rêves, seriez vous à la hauteur de la tâche qui lui incombe chaque mois ? Pourriez vous soumettre à votre botte taille 36 cette joyeuse et délirante bande de chroniqueurs et chroniqueuses d’élite que nous sommes ? Dégainez votre clavier, prenez un forfait sms illimités pour nous harceler, et c’est parti !

Les anniversaires

Anniversaire

La façon qu’ont les sauveurs de cerveaux de fêter leur anniversaire est souvent bien différente de ceux qui l’ont en option.

Concours Si Lolita

Si Lolita est le nouveau parfum de Lolita Lempicka. Dans la lignée pleine de poésie et de rêve de ses précédentes fragrances, la créatrice nous offre aujourd’hui une nouvelle senteur florale et épicée qui invite au bonheur.

Myspace n°19

Laissez-vous guider par votre curiosité. Ici, pas de catégories, pas d’indications, si ce n’est un titre de chanson qui nous a tapé dans l’oreille et que nous vous invitons à découvrir ! Il ne vous reste plus qu’à cliquer pour deviner pourquoi on aime !

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