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Les aventures de Tintin – Le Secret de la Licorne

Les aventures de Tintin - Le Secret de la Licorne

Depuis mercredi, un des films les plus attendus, si ce n’est le plus attendu, est enfin sorti au cinéma. Remis au goût du jour et avec de grands noms à l’affiche, Tintin a su se faire désirer. Quel verdict après une telle attente ? Ce film peut-il plaire à ceux qui ne connaissent pas le personnage de Tintin, le jeune journaliste ?

Un monstre à Paris

UN-MONSTRE-A-PARIS

Quand on dit « Film d’animation », la plupart des gens pensent à Toy Story ou à Shrek. Ces deux grosses productions américaines ont su s’imposer aux yeux du public. Et les français dans ce domaine ?

Terry Gilliam, le conteur des travers absurdes du réel à petit budget

Terry Gilliam

Aujourd’hui, focus sur Terry Gilliam, qui a marqué le cinéma avec des films comme L’armée des 12 singes ou Las Vegas Parano…

Sans Plus Attendre

Et si on parlait d’un film avec des vieux dedans ? Parce que c’est bien beau, la jeunesse, la joie de vivre, tout ça, mais les os cliquetants et les déambulateurs aussi !

Alors laissez-moi-vous parler de cette charmante comédie. Il s’agit d’abord d’une rencontre : Carter Chambers (Morgan Freeman) et Edward Cole (Jack Nicholson) ne se connaissaient pas. Le premier était garagiste, après avoir renoncé à ses études pour assumer sa paternité. Le second est un multimillionnaire à la vie de famille aussi creuse qu’un crâne d’autruche. Et pourtant, arrivés au crépuscule de leur vie, ces deux êtres qui ont des vies si différentes se retrouvent dans la même chambre d’hôpital, avec un point commun et non des moindres : ils vont mourir.

Liés par cette fin qui se rapprochent, ils vont l’affronter ensemble. Un soir, Carter rédige une « bucket list », la liste des choses à faire sans plus attendre. Edward s’en empare et parvient à convaincre Carter de réaliser tout ce qu’il y a sur cette liste, sa fortune permettant ce genre de folies. Et voilà les deux compères lancés dans les voyages les menant du saut en chute libre, au pied de l’Everest, en passant par la France, la savane africaine et autres destinations…Et là, à chaque destination, ils parviennent un instant à vaincre leurs peurs, à apaiser leurs âmes, à se rendre compte que ce qui est important, c’est l’amour de sa famille et de ses amis.

Rob Reiner signe un très bon film : un film drôle mais qui nous oblige à nous demander ce que sera notre vie à ce moment, au moment où l’on sait que l’on est condamné : que faire du temps qu’il reste ? Le dilapider dans la déprime et le déni le plus complet ? Faire bringue sur bringue ? Avouer enfin son amour à Natalie Portman ? Tant de questions que l’on se pose à l’aune de la peur de mourir. Jack Nicholson et Morgan Freeman font une paire d’amis complémentaires, les peurs de l’un étant exorcisées par la vie de l’autre…

Un film drôle, mais en même temps un film émouvant, qui m’a arraché un paquet de larmes à la fin, et qui fait partie des 50 films que je préfère ! C’est dire !

Une éducation

Une éducation

Jenny est une jeune anglaise de 16 ans, au début des années 60. Sous la pression de son père, elle doit réussir ses études, entrer à Oxford, ce qui lui assurera un “vrai” avenir. Tout en rêvant du Paris de Juliette Gréco, elle se plie sans résistance à la volonté paternelle jusqu’au jour où elle croise David. L’homme a deux fois son âge, mais ça n’empêche pas Jenny d’en tomber amoureuse, allant jusqu’à mentir à ses parents et remettre en cause la route toute tracée pour une fille de la classe moyenne comme elle.

Case Départ

Il y a des sujets sur lesquels il est (très) difficile de faire de l’humour, parmi eux : l’esclavage. Pari pourtant tenu pour Fabrice Eboué et son camarade Thomas Ngijol avec leur premier film en tant que réalisateurs : Case Départ.

Chaque année, le cinéma a droit à son lot de comédies plus ou moins drôles. Cette année est sorti Case Départ, premier film de Thomas Ngijol et de Fabrice Eboué, qui raconte les aventures de 2 frères noirs, Régis (Fabrice Eboué) qui a balayé d’un revers de main ses origines et Joël (Thomas Ngijol) qui se sent rejeté par la France sous prétexte qu’il est noir. Tous deux sont propulsés en 1780 après avoir déchiré l’acte d’affranchissement de leurs ancêtres, seul bien légué par leur père à sa mort. À peine arrivés, les voilà déjà capturés puis vendus en tant qu’esclaves à Monsieur Jourdain.

Derrière ce scénario bien tordu, les 2 compères du Jamel Comedy Club nous livrent une bonne comédie familiale. Les clichés et les anachronismes s’accumulent, par exemple Thomas Ngijol en boxer DIM en 1780 ou encore le contre-maître obsédé par la taille du sexe des esclaves, ce qui permet évidemment d’accentuer le côté comique de la situation. Côté historique, le traitement des esclaves est assez bien rendu, pas trop violent pour éviter que le film soit interdit aux moins de 10-12 ans mais suffisamment pour montrer ce que les noirs enduraient à l’époque.

Même s’il s’agit là d’une comédie, le rire n’est pas le seul but de ce film. En plus de traiter une part sombre (sans mauvais jeu de mot de ma part) de l’Histoire française, il traite d’autres sujets plus ou moins d’actualité comme l’homophobie ou les sempiternels débats sur la religion. Fabrice Eboué et Thomas Ngijol ont tous deux un rôle qui leur va comme un gant, plutôt soumis pour le premier et provocateur pour le second. Quant à l’humour, il est bien présent du début à la fin.

En résumé Case Départ est une très bonne comédie, à la fois grâce au rire qu’elle nous délivre mais aussi grâce à sa dimension morale et historique. Peut-être pas la comédie de l’année, mais elle mériterait de l’être.

Raiponce

Raiponce est le dernier film d’animation des studios Disney. Ce grand succès en salle n’est autre que l’adaptation du compte des frères Grimm dans une version très moderne !

L’histoire est simple : un bébé est enlevé à la naissance par la méchante sorcière Mère Gothel. Elle garde prisonnière l’enfant pendant 18 ans jusqu’au jour où Flynn Rider, le voleur le plus recherché du royaume se réfugie dans cette mystérieuse tour. La captive saisissant la chance d’enfin pouvoir sortir de sa geôle, prend en otage le visiteur, armée… d’une poêle à frire (objet qui aura son importance tout au long du film!) ! C’est alors le début d’une succession d’aventures et de mésaventures également, mais toujours sous la coupe de l’humour et l’amour!

Pour une fois ce Disney n’est pas insipide ! Certes on retrouve certains éléments conducteurs de films précédents qui a fait les succès de Disney : la rencontre de personnages que tout sépare (la princesse et le voleur vu dans Aladdin par exemple). Cependant les gags nous font rire aux éclats, les personnages sont attachants. Le temps passe sans qu’on ne s’en rende compte et le graphisme est même très agréable.

En bref ce film est un joli bijou pour Noël. Il plaira aux petits garçons pour les scènes d’action, aux petites filles pour la vie de princesse et les chansons, aux mamans pour l’histoire d’amour, aux papas pour le personnage de Flynn (charmeur et intrépide) et tous se retrouveront enivrés par la musique ! Pour les disney-addicts, celui-ci est une jolie surprise…

Le nom des gens

« Faites l’amour pas la guerre » : telle est la devise de Bahia Benmahmoud, jeune femme délurée fière de ses origines algériennes et fervente opposante à la politique de droite, qui n’hésite pas à coucher avec ses adversaires politiques pour les faire changer d’opinion. Lorsqu’elle rencontre Arthur Martin -dont le nom a évoqué toute sa vie des équipements de cuisine – un homme sage et prudent, Bahia ne sait pas encore que les tabous sur les origines de sa famille vont le rendre plus attractif à ses yeux. Alors que l’une revendique haut et fort l’histoire de ces ancêtres et de toutes les victimes de discriminations, l’autre préfère à l’image de sa vie et de son leitmotiv rester discret. Ces deux êtres dont les noms collent à la peau n’ont pas les mêmes visions des choses mais cherchent tous deux à se débarrasser des étiquettes.

Le film met en scène des réflexions sur ce que font les gens de leur patrimoine familial et sur les rapports qu’ils entretiennent avec autrui. Ces personnes au-delà de leur visage, de leur prénom et de leur nom, ont une histoire et une vie que nul autre ne peut raconter ou diriger à leur place. Sara Forestier et Jacques Gamblin incarnent ce duo atypique mais terriblement séduisant qui se ballade sur les chemins de l’amour, du drame et de la joie. De bonnes répliques, des scènes bien ficelées, le tout sur un fond politico comique (avec notamment Lionel Jospin dans son propre rôle) sont au moins trois bonnes raisons de découvrir le film et ainsi s’assurer un bon moment.

Inception

Si vous ne deviez voir qu’un seul film au cinéma cet été, ce devrait être Inception, la dernière création de Christopher Nolan. Au programme deux heures et demie d’action, d’effets spéciaux et de mécanismes scénaristiques à suivre rigoureusement. Inception vous embarque dans le monde des rêves et du subconscient, là où le spectateur pourra s’offrir le luxe d’assister à l’inaccessible.

L’histoire nous raconte comment une équipe parvient à s’infiltrer dans les rêves d’autrui et à y jouer un rôle. L’intérêt étant de dérober des informations secrètes au rêveur, ou bien de lui insuffler des idées sans qu’il ait conscience qu’elles ne viennent pas spontanément de lui, les infiltrés agissent comme des metteurs en scène et construisent un scénario le plus convainquant possible pour le manipuler. Avec Inception, le spectateur est un peu le rêveur, il est plongé dans l’histoire, assiste à des choses extraordinaires qui pourtant ne lui paraissent pas insensées, se laissant embarquer dans une aventure attrayante mais dont il ne maîtrise pas tout à fait les ficelles. Même si le concept du film vous semble compliqué, n’ayez pas peur de vous y hasarder et laissez l’excellent casting (Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Ken Watanabe) vous guider au pays du spectaculaire.

Little Miss Sunshine

Little Miss Sunshine réalise une magnifique prouesse, celle de présenter une famille américaine un peu décalée sans en faire une stupide caricature. Ils sont presque normaux, et leurs quelques travers en font des personnages dans lesquels chacun peut se retrouver. Au départ, on a des entités très différentes, qui ne s’écoutent pas, ne se comprennent pas et traînent leurs casseroles chacun de leur côtés. La mère, le père, l’oncle, le fils, la fille et le grand-père. Alors qu’ils se trouvent plus ou moins obligés de partir en expédition pour la Californie afin que la jeune Olive puisse participer au concours de Little Miss Sunshine, ils développent une solidarité entre eux qu’ils n’avaient plus depuis longtemps. C’est quelque chose de très touchant, la façon dont chacun évolue afin qu’Olive puisse arriver à temps à son concours. Beaucoup d’humour aussi dans ce film, c’est un joyeux mélange, visuellement plaisant à voir, ce qui ne gâche rien.

* Cahier de vacances 2010 – Article initialement publié le 20 août 2007

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