CD

R.wan – Peau Rouge

R-Wan Peau Rouge

R.wan alterne les albums avec Java et ceux en solo. Après ses deux Radio Cortex, le chanteur arrive avec Peau Rouge, un opus qui mêle argot, écriture fine et mélodies variées.

Lola – Everybody Relax

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Lola, c’est une voix française digne des plus belles heures de la soul américaine. Son premier album Everybody Relax sera dans les bacs le 5 mars prochain. Nous l’avons déjà écouté pour vous.

Ornette – Crazy

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Il y a quelques semaines, Ornette tenait la vedette sur Save My Brain. L’heure est maintenant venue de se pencher plus en avant sur son album, intitulé Crazy.

Jean-Louis Murat – Grand Lièvre

Jean-Louis Murat - Grand Lievre

Grand Lièvre, le dix-neuvième album de studio de Jean-Louis Murat arrive après une attente de deux ans. Une durée interminable pour un album somme toute assez classique.

Watine – Still Grounds for love

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Still Grounds for love, le troisième album de Watine, se distingue par ses dissonances poétiques. Dix titre qui mettent l’étrange sur un piédestal.

Debout sur le Zinc – La Fuite en avant

Debout sur le zinc - La fuite en avant

Debout sur le zinc, septième ! La Fuite en avant constitue en effet le septième opus de la formation. Un album bien dans le style maison.

Honeycut – Comedians

Depuis quelques temps déjà, General Elektriks fait parler de lui. Quand il ne se produit pas en solo, il joue avec ses compères de Honeycut.

Honeycut et General Elektriks ont cette même obsession de la petite mélodie entêtante. Celle qui ne vous lâche plus, comme les quelques notes de flûte qui émaillent Protégé à l’aplomb de chaque refrain. Rassurez-vous, si cela colle presque autant que Le Petit Bonhomme en mousse, c’est beaucoup plus raffiné. On trouve de ci-delà des cuivres élégants et jazzy (The Fruit Trees), des rythmes estivaux façon Beach Boys (The Comedian) ou encore un parfum d’exotisme sur un instrumental capable de faire se déhancher un vieux garçon indécrottable (Sofia Vacation). Comedians se révèle donc comme un album sympathique et recommandable. Ceux qui veulent découvrir un General Elektriks moins électro seront ravis.

A écouter : The Comedian, Protégé, Sofia Vacation.

Cults

Le duo new-yorkais Cults sort un premier album électro-pop aussi brillant qu’élégant.

A première vue, le portrait de Cults ressemble à une pub pour The Kooples. En couple à la ville comme à la scène, Brian Oblivion et Madeline Follin ont toutefois plus à offrir qu’une apparence de bobo tirés à quatre épingles. Né à New-York, le duo mêle les influences diverses. On sera par exemple surpris par les consonances asiatiques qu’on retrouve en filigrane sur Go outside, Never heal myself ou Oh my god. A l’opposé, l’exceptionnel You know what I mean s’inscrit dans la tradition californienne des titres planants, un peu à la Fleetwood Mac.

Le premier single, celui qui a fait repérer le groupe, fut Go outside. Effectivement, sa sonorité peu commune a de quoi accrocher l’oreille. Le premier clip défend le titre d’ouverture de l’album, Abducted. Un morceau léché, d’une part par une intro distinguée, où les instruments apparaissent en sourdine, avant de se lâcher sur un rythme détonnant.

Au fil de l’écoute, on tombera également sous le charme du très répétitif Bad Things ou du plus classique mais très efficace Rave On. Et de You know what I mean. Evidemment et définitivement.

A écouter : Abducted, You know what I mean, Bad Things, Rave On

Parachute – The Way It Was

A l’origine prévu pour le mois d’avril c’est finalement le 17 mai dernier qu’est sorti le second opus de Parachute : The Way It Was. Le temps est venu de vous en toucher un mot …

Nous vous en parlions il y a peu sur SMB avec la présentation de Something To Believe In, le premier single tiré du second album du groupe originaire de Charlottesville . Dans les bacs depuis un peu plus d’un mois, The Way It Was reste fidèle à son prédécesseur, avec cependant quelques arrangements différents apportés à l’univers musical des cinq garçons.

Si le premier album (Losing Sleep), très axé pop/rock, pouvait s’apparenter à l’univers de The Fray ou Maroon 5 par exemple, le second opus, lui, offre des sonorités davantage pop que rock, à l’image du titre Halfway, se rapprochant ainsi de ce que Coldplay pourrait proposer.

Parmi les nouveautés dans ce nouvel album, l’apparition du saxophone, totalement absent du premier, ainsi que des chœurs, utilisés dans trois morceaux : Something To Believe In, White Dress et What I Know. Conjugués, ils apportent une résonance bluesy-pop surprenante, agréable pour certains, décevante pour d’autres, davantage attachés au son pop/rock des débuts du groupe.

Les avis sont donc partagés. Néanmoins, Parachute reste fidèle aux ingrédients qui font leur succès. Aussi, le groupe a eu à cœur, une fois encore, de composer de belles balades dont leurs fans ne manqueront pas de raffoler. Parmi elles Forever And Always, une histoire bouleversante sur la perte d’un être cher, Kiss Me Slowly, romantique à souhait (un peu trop peut être ?!) mais terriblement efficace et Philadelphia, une balade envoûtante de plus de sept minutes qui vient en conclusion de l’album.

Au final et à mon avis, The Way It Was est aussi réussi, si ce n’est plus, que le premier album. L’on retrouve l’empreinte musicale du groupe, notamment à travers ses balades, tout en découvrant avec plaisir et étonnement les fruits de leur évolution. Parachute est aujourd’hui arrivé à maturité et The Way It Was se fait le digne représentant d’un groupe de talent en constante progression. Plutôt prometteur pour la suite …

Kiss Me Slowly

What I Know

Brigitte Fontaine – L’un n’empêche pas l’autre

Après l’extraordinaire Libido et le génial Prohibition, Brigitte Fontaine déçoit avec L’un n’empêche pas l’autre, un recueil de chansons revisitées qui n’apporte pas grand-chose.

Cet idée d’album de duos aurait paraît-il été soufflée par la maison de disques… Contre l’avis de Brigitte Fontaine. Entourée de sa cour habituelle (Areski, Arno, M, Higelin, Grace Jones…), elle est finalement arrivée à quelque chose qui la satisfait. Cet album s’imposait il ?

La majorité des nouvelles versions n’apportent en effet rien par rapport aux originales. La Caravane de Duke Ellington ne gagne rien à la présence de Grace Jones : Brigitte s’en sortait très bien toute seule. L’interprétation de Pipeau avec Mathieu Chedid a au moins le mérite de la logique : M avait participé à l’album Kékéland, première apparition de ce titre plutôt génial. Mais à vouloir trop le revamper, il en perd sa singularité. Quant au Rue Saint-Louis-en-l’île avec Alain Souchon, le résultat est franchement mauvais et poussif.

Tout n’est quand même pas à jeter : il reste la belle interprétation de Bertrand Cantat sur Les Vergers, un Hollywood qui gagne en suave grâce au timbre de Christophe ou un duo avec Arno sur Inadaptée qui dépote pas mal, plus que l’enregistrement sorti de la naphtaline.

Restent les quelques inédits qui émaillent l’album… Là non plus, ce n’est pas la joie. On ne peut s’empêcher de penser que les voix de Grace Jones et Brigitte Fontaine se marient à merveille sur Dancefloor. Oui mais voilà, les deux compères avaient déjà fait Soufi, sur l’album Prohibition, avec bien plus d’inventivité musicale et de profondeur poétique. Quant à Gilles de la Tourette, c’est une pénible démonstration d’insolence qui ne fonctionne pas sans son clip (certes remarquable de cynisme). On a définitivement connu mieux.

A écouter : Dancefloor, Hollywood, Les Vergers, Inadaptée

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