Tous les articles de Maxime Sandeau

Olivier Ka et Alfred – Pourquoi j’ai tué Pierre

Pourquoi j'ai tué Pierre

“Pourquoi j’ai tué Pierre” ou le drame poétique en bande-dessinée.

Coraline, du livre au film

Coraline est surprenant conte noir, écrit par l’anglais Neil Gaiman en 2002. Adapté en film d’animation en stop motion par Henry Selick, il est sorti en salle le 10 juin dernier.

Hayao Miyazaki

Hayao Miyazaki est connu dans le monde entier pour ses films d’animation, comme Princesse Mononoké ou le Voyage de Chihiro. Portrait d’un réalisateur de talent…

Roald Dahl

Qui n’a jamais entendu parler de Roald Dahl ? Ses livres ont accompagné nombre d’entre nous, quand nous étions plus jeunes, et aujourd’hui encore, ils gardent ce charme si particulier qui donne un peu de magie à nos vies d’adultes grâce à leurs adaptations cinématographiques.

L’Etrange Noël de Mr Jack

Tim Burton, ancien animateur de Disney, a multiplié les chefs-d’œuvre à grand succès, comme les excellents Batman ou le magnifique Edward aux mains d’argent. Malgré plusieurs fois ennuyeux chez Mickey, il revient pour proposer une adaptation cinématographique d’un poème écrit pendant ses années disneyiennes. Intitulée The Nightmare before Christmas (Le Cauchemar avant Noël), la nouvelle, inspirée de Comment le Grinch a volé Noël du docteur Seuss, raconte l’exploit du mélancolique roi d’Halloween pour prendre la place du Père Noël, afin de sortir de l’esprit de sa propre fête. Utilisant la stop-motion pour son film, Burton collabore avec un expert de cette animation, Henry Selick, qui est fasciné par l’univers de son compagnon. Le tournage dura donc trois ans, sachant qu’il faut une semaine pour seulement une minute du film.

Jean-Jacques Sempé

Qui n’a jamais croisé les histoires du Petit Nicolas, ce personnage incontournable de la littérature jeunesse ? Ce mois-ci, nous allons nous intéresser à l’un des deux hommes qui lui a donné vie : Sempé.

Batman, un héros légendaire pas comme les autres

I/ Le commencement du mythe

1. Son origine :

Batman, alias Bruce Wayne, est un justicier noir qui combat la criminalité avec ses gadgets, pour défendre la sombre cité de Gotham et pour venger la mort de ses parents alors qu’il n’était encore qu’un enfant.

Shining

Jack Torrance est un écrivain pour le moins frustré, qui a besoin de calme pour continuer son livre. L’hôtel Overlook semble un endroit parfait pour lui, même si la légende d’un meurtre commis par un père sur ses jeunes jumelles à coups de hache, tourne autour de cette demeure. Acceptant le poste de gardien là-bas, l’homme stressé embarque sa femme et son fils. L’hiver est alors glacial, l’hôtel -construit sur un ancien cimetière indien- est incroyablement vaste et étrangement désert. De plus, le fils de Jack, qui possède un pouvoir spécial -le Shining, sorte de don permettant de regarder le passé et le futur-, voit donc les actes horribles du meurtre. Ses visions sont de plus en plus angoissantes, et Jack devient, lui, de plus en plus effrayant.

Le livre de Stephen King, maître de l’angoisse et du suspense glaçant, a eu un grand succès par son écriture captivante et surtout sa tournure horrifiante. Vint après l’adaptation cinématographique réalisée par le créateur du violent “Orange mécanique” au grand écran, avec en vedette l’étrange Jack Nicholson (“Vol au-dessus d’un nid de coucou”). On peut dire qu’elle a conquis de nombreuses personnes, sauf l’auteur de l’histoire elle-même, qui a donc tourné sa propre adaptation (qui dure plus de 4 heures !). Cependant, il est passé quand même à côté d’une œuvre esthétiquement intéressante, car le film a reçu un succès aussi énorme que celui du roman. L’esthétique est donc intéressante, car, malgré son côté vieilli, elle détient des décors et une photographie flamboyants, avec des effets spéciaux incroyables pour l’époque. Mais le film fonctionne surtout grâce à sa principale qualité : l’ambiance. Il règne une telle intensité qu’on en reste presque le souffle coupé. La trame scénaristique est impressionnante et de plus en plus terrifiante. Le film est ainsi rythmé par un suspense captivant et angoissant, avec en sa disposition Nicholson au sommet de son art, en nous délivrant le portrait d’un homme devenu un monstre inhumain complètement frappadingue et habité par une sauvagerie effrayante. On reste bluffé par le jeu de l’acteur, mêlant splendidement peur et décalage (on n’oubliera jamais son mémorable “He’s Johnny !”, en français “Coucou chérie !”, complètement décalé), avec une gestuelle irréprochable. A préciser que ce n’est pas un film d’horreur, mais plutôt un film d’angoisse où l’horreur s’installe petit à petit en nous tout au long du film.

Bien qu’un peu vieilli (les décors vieillots, le début et quelques scènes de “blabla” qui ralentissent un peu le film), “Shining” est un vrai chef-d’œuvre de la peur, avec des acteurs splendides, surtout un Jack Nicholson jouant à la perfection, et l’ambiance aussi prenante qu’effroyable. Autre richesse du film, la touche fantastique-horreur ancrée dans la réalité, l’horreur qui s’installe petit à petit dans un joli décor des plus réalistes. Voyez ou revoyez avec plaisir ce chef d’œuvre sublime, à consommer sans modération !

Robert-Louis Stevenson – L’Etrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde

Robert-Louis Stevenson, auteur connu pour ses nombreux ouvrages-notamment le palpitant “L’Ile au trésor”-, a écrit en plus de trois jours une nouvelle terrifiante et scientifique sur le comportement humain.

Utterson, notaire peu recommandable mais ayant pourtant de la compagnie autour de lui, se promene au sein des rues brumeuses de Londres, avec un de ses amis, Richard Enfield. Apercevant la porte d’une demeure mystérieuse, celui-ci raconte au notaire la découverte, une nuit, d’une jeune fille innocente, assassinée par Edward Hyde, un homme monstrueux autant sur le physique que sur la personnalité. Rentré chez lui, Utterson découvre sur le testament de son fidèle ami le scientifique Henry Jekyll, la cession à ce même Hyde, en cas de disparition ou de mort, de tout ses objets personnels. Le notaire questionne donc les personnes les plus proches de Jekyll, comme le docteur Lanyon, pour en connaître la raison. Quant au savant en question, il reste enfermé à double-tour dans sa propre maison. Comment le docteur Jekyll, homme d’une courtoisie exemplaire, a-t-il bien pu se lier d’amitié avec M. Hyde, caractère repoussant et inhumain ? Quel est le point commun entre ces deux différentes personnalités ? Un souffle effrayant accompagne le notaire détective dans une enquête inquiétante.

Datant de l’an 1886, ce livre s’avère être, au final, réellement terrifiant. Non pas par cette ambiance horrible typique du genre, mais par son réalisme et on en ressort effrayé par ce sujet réaliste : notre seconde personnalité. Car l’auteur est en vérité le premier à témoigner de l’existence d’une certaine double personnalité par ce monstre du nom de Hyde. Cela provoque une peur inouïe sur nous-même, en nous disant que notre côté sombre “Hyde” vit en nous et peut surgir à n’importe quel moment. D’ailleurs, Hyde possède un sens caché, puisque, dans la langue anglaise, le mot hide signifie caché. Donc, on peut en conclure un sens qui veut que ce M. Hyde se cache à l’intérieur de Jekyll. Par ailleurs, on peut aussi apercevoir des similitudes avec Frankenstein : le fait que les monstres des deux ouvrages sont construits dans le même domaine et les techniques scientifiques. On peut également évoquer le fait que Jekyll, comme Frankenstein, a cette obsession par son unique passions= mais qui finit impuissant face à sa création. Pour finir, le récit regorge de multiples richesses, de par son écriture splendide qui mêle habilement frisson et suspense et qui sait captiver le lecteur jusqu’au bout, ainsi qu’une magnifique fin dramatique et imprévisible qui sait boucler la narration.

“L’Etrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde” est donc une prestigieuse perle de la littérature, devenu aujourd’hui un classique, exploitant avec psychologie le premier monstre humain -qui est en fait nous- et développant un effet de terreur captivant, grâce à l’authentique plume du défunt Stevenson.

Michou d’Auber


Les films français sont pour la plupart peu appréciés par le grand public mais d’autres se démarquent et font renaître l’art du cinéma français (notamment “U”, un bijou d’animation pourtant inconnu montrant le passage de l’enfance à l’âge adulte sous une forme haute en couleurs et enfantine, et “Persepolis”, pépite dorée présentant la lutte palpitante et animée des femmes étrangères). Thomas Gilou décide de réaliser un film sur la différence d’un pauvre algérien en compagnie de Gérard Depardieu et Nathalie Baye…

Année 1960. La guerre éclate entre la France et l’Algérie, qui mènent une vie extrêmement dure. Un père Algérien, à cause de la maladie de sa femme, est contraint d’envoyer ses deux enfants auprès d’une famille d’accueil. L’un d’eux, Messaoud, est pris en charge par une gentille dame appelée Gisèle. Malheureusement, celle-ci vit avec Georges, ancien militaire, et appelle le garçon Michel, pour ne pas courir de danger. Vivant maintenant en France, Michou, surnom de Michel, découvre la haine qui habite ces gens pour sa région et devient rejeté…

Ce film, par la bande-annonce, s’annonçait plutôt intéressant avec un soupçon de romantisme. A la fin de la projection, on s’aperçoit que le film est bien plus riche qu’on ne l’avait annoncé. Ce nouvel opus français présente en effet les conditions horribles dont souffrent les Algériens lors de la période de sa bataille contre le peuple français ; mais aussi les actes et avis cruels que les Français pouvaient avoir sur un autre peuple vu par un enfant de différente force. Avec un duo magnifique, Gérard Depardieu, jouant un homme quelque peu maladroit à cause de sa force mais qui possède un vrai cœur sentimental, et Nathalie Baye, dans la peau d’une femme qui prend des risques pour défendre la différence, jusqu’au mensonge, le film a en sa possession une galerie de très bons acteurs. Mais la véritable force magique de cette comédie française réside dans la beauté visuelle (les décors magnifiques !) et de la tournure de l’histoire qui passe de comédie à un drame romantique rempli de poésie romanesque et mélancolique. Et surtout, on s’attache rapidement au film de par le petit garçon mignon et la trame dramatique du scénario.

“Michou d’Auber” est un petit bijou attachant avec une pléiade d’acteurs tous prometteurs, surtout le duo romantique Depardieu/Baye, et saupoudré d’une poésie mélancolique et mignonne qui ajoutent une belle histoire mêlant chronique sur une différence dure avec ses injustices cruelles, du genre de “Persepolis” mais moins horrible, et drame romantique.

A propos de Save My Brain - Mentions légales - Contactez-nous