Tous les articles de Marine Baccon

Make It or Break It


Ce mois-ci, je vous emmène dans les coulisses du gymnase « The Rock » au cœur du Colorado.

Payson, Lauren et Kaylie, trois jeunes gymnastes prometteuses se préparent pour les Jeux Olympiques dans l’espoir de décrocher la première place. Tout se passe bien dans cette routine bien huilée jusqu’à l’arrivée d’Emily, une gymnaste talentueuse repérée dans la rue. Le trio vainqueur devient quatuor, la compétition devient extrêmement serrée et la rivalité fait rage.

Make it or Break it propose un point de vue intéressant pour le monde des séries via le sport. Certaines avaient déjà présenté le milieu du sport mais davantage en cadre de décors. Ici, le point est centré sur la compétition sportive et l’ambition des gymnastes pour atteindre leurs rêves.

On y découvre les sacrifices réalisés, les régimes alimentaires stricts, les règles imposées…

Elles sacrifient leur jeunesse et leur adolescence pour avoir un jour l’espoir d’accéder à la première marche du podium.

Make it or Break it questionne. Face à ces personnages déterminés pour atteindre leur rêve, on s’attarde un peu nous aussi sur nos propres rêves.  Qu’avons-nous mis en place pour atteindre nos fantasmes ? Aurions-nous également cette persévérance pour atteindre nos rêves ?

En parallèle du sport, les jeunes filles sont également confrontées à la difficulté de l’adolescence entre premières amours, premières soirées, premières défaites… Dans le sport, tout est question d’orgueil et d’égo. La guerre d’égo fait rage au sein même des parents qui souhaitent, après tant de sacrifices, que la progéniture réussisse. Entre complots, magouilles et humiliations, les histoires s’enchaînent pour descendre les meilleures gymnastes du Rock.

La série aborde aussi le thème du sport truqué ou des magouilles. Triste réalité du sport, notamment en gymnastique, Make it or Break it s’attarde vraiment à développer et montrer les mauvais plans de ce sport.

Produit par ABC Family, la série offre un regard un peu différent de ses séries habituelles. Bien sûr, la morale est toujours de mise et les erreurs ont toujours des conséquences. Néanmoins, en choisissant de présenter la vie d’un club et de jeunes adolescentes persévérantes, le message a passé est plutôt bon.

De plus, il est assez agréable de regarder les prouesses des sportives. On prend plaisir à regarder de la gymnastique et à découvrir également tous les agrès.

Make it or Break it n’est pas la série du siècle, mais elle présente d’excellents atouts qui vaut le coup de jeter un petit coup d’œil. Et puis, nous voulons bien entendu, tous savoir si notre quatuor finira en tête de podium des JO.

Glee

Ce mois-ci, nous allons monter sur scène et chanter avec la série montante Glee.

Glee, c’est le pari un peu fou de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy de créer une série musical sur le thème de la chorale du lycée.

Lorsque Will Schuester (Matthew Morrisson)  arrive comme professeur d’espagnol au lycée McKinley, il constate que le Glee Club n’est plus que l’ombre de lui-même. Membre de cette même chorale à l’époque de ses années glorieuses, Will décide de réanimer le Glee Club en prenant en charge sa direction. Organisant des auditions au sein du lycée, il crée une nouvelle chorale riche en personnalité entre loosers, footballeurs, pom-pom girls…

Avec l’enthousiasme de Will, le Glee Club va s’unir pour gagner les élections régionales et retrouver ses lettres de noblesse.

Glee n’est définitivement pas une série comme les autres. Dans un univers coloré et décalé, les personnages évoluent au rythme des chansons populaires américaines. Les personnages, tous plus loufoques les uns que les autres, cherchent à se construire au sein d’un univers rude qu’est le lycée. Entre Rachel (Lea Michele), la jeune surdouée vocale et hystérique qui n’a de cesse de rêver de Brodway ; Kurt (Chris Colfer), l’homosexuel extraverti ou Santana (Naya Rivera), la pom-pom girl sexy et peste ; les personnalités hautes en couleurs ne manquent pas.

Et bien sûr, il y a le coach des pom-pom girls, Sue Silvester (Jane Lynch) qui ne veut que la mort du Glee Club afin de récupérer tous les fonds financiers pour son propre club.

Et que serait Glee sans les histoires d’amour loufoques qui unissent nos personnages ? La femme de Will, Terri (Jessalyn Gilsig) est hilarante avec ses névroses sans parler du personnage de Emma Pillsbury (Jayma Mays), la conseillère d’éducation souffrant de TOC.

Vous l’avez cerné, Glee propose un univers et des personnages atypiques, loin des clichés des autres séries américaines.

Mais si le ton de Glee est l’humour, la série délivre aussi des messages plus subtils. Le principal est surement celui de la tolérance. En effet, le Glee Club accueille les « loosers » du lycée, ceux qui finissent dans les poubelles ou se prennent des jus de fruits dans la figure. Au sein du Glee Club, les populaires (comme les pom-pom girls) vont côtoyer les impopulaires et apprendre à les connaître. Les lignes ne deviennent plus si claires lorsque les uns et les autres apprennent à se connaître et se battent pour le succès de la chorale. Egalement, dans l’un des derniers épisodes, le thème de la foi est abordé au travers de chansons. C’est de façon très subtil que les scénaristes rappellent le droit à la croyance ou non.

Glee, c’est aussi cette idée incroyable d’intégrer des chansons dans une série. Si des séries ont déjà tenté l’épisode musical, personne n’avait encore osé le pari d’une série où chaque épisode serait rythmé de chorégraphies et de chansons.

Et il faut avouer que le travail accomplit est colossal entre les danses et le nombre de chansons chantés par épisode. Dans Glee, les chansons sont utilisées pour exprimer ses sentiments. Les personnages chantent parfois seuls ou devant leurs camarades pour s’excuser d’un comportement par exemple.

Glee, c’est une série un peu hors-norme dans le paysage télévisuel. S’il faut avouer que le concept déconcerte au départ, on tombe rapidement sous le charme de cette bande d’écloper de la vie passionné par ce bel art qu’est la musique. Et puis, ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs ?

Pretty Little Liars

Et si les morts ne l’étaient finalement pas vraiment …

Alison (Sasha Pieterse), Spencer (Troian Bellisario), Hanna (Ashley Benson), Aria (Lucy Hale) et Emily (Shay Mitchell) sont amies depuis toujours. Lors d’une soirée organisée dans les bois, Alison, la reine du lycée, disparait.

Un an plus tard, les amies commencent à recevoir des messages délivrant les petits secrets de chacune, signé « A ». Les quatre amies vont menées l’enquête pour découvrir qui les fait chanter… Alison est-elle toujours en vie ? Que s’est-il passé cette nuit là ? Quels secrets profonds ces jolies demoiselles cachent-elles ?

Tirée du roman éponyme de Sara Shepard, et réalisé par les créateurs de Gossip Girl, Pretty Little Liars détient tous les éléments d’une série girly ! Dès le générique, le ton est donné : musique finement choisie (Secret – The Pierces), une image soignée, une esthétique macabre et de jolies demoiselles sublimées.

Pretty Little Liars, ce sont des histoires interdites avec des professeurs, une histoire d’amour entre filles, des querelles et trahisons amicales sur fond d’enquête policière et de meurtres.

Cependant, autant avouer que sans l’aspect « Souviens-toi l’été dernier », la série perd de son intérêt. Ce qui est passionnant, c’est de découvrir tous les secrets qui ont mené à la disparation de la jeune Alison.

Loin d’être une série révolutionnaire, Pretty Little Liars a le mérite de distraire. Elle se regarde avec plaisir, et juste ce qu’il faut pour avoir envie de voir un autre épisode.

Réunissant une brochette de jeunes comédiennes prometteuses aperçues dans plusieurs séries, la série nous fait aussi le plaisir de ressortir quelques stars du petit écran du placard comme Holly Marie Combs (Charmed) ou  Laura Leighton (Melrose Place) en souvenir de nos années ados !

Annoncée comme l’événement de l’été sur ABC, elle a été sans difficulté reconduite pour une seconde saison, laissant le téléspectateur en haleine avec un cliffhanger des plus haletants.

True Blood

Ce mois-ci, je vais continuer dans la tendance du moment : les vampires. Aujourd’hui, vous allez découvrir True Blood ! Et promis juré, après, j’aurais terminé (ou jusqu’à temps qu’une nouvelle série sur le sujet pointe le bout de son nez).

True Blood relate les événements d’une petite ville de Louisiane, Bon Temps, dans une nouvelle ère de la société. Désormais, l’existence des vampires a été révélée au grand jour grâce à la création d’un sang synthétique, le « Tru Blood », permettant aux vampires de ne plus s’alimenter de proies fraiches.
Vampires et humains sont alors menés à coexister, non sans difficulté ! La communauté vampirique se scinde avec d’un côté, ceux qui tentent de s’intégrer, et de l’autre, ceux qui refusent cette aliénation. En parallèle, un trafic se met en place pour dealer du V, qui correspond simplement au sang des vampires, et offrent aux humains des sensations encore jamais atteintes.
Entre fascination et dégoût, les humains essaient de s’adapter à ce nouveau visage du monde.

Dans ce contexte, nous suivons le destin de Sookie (Anna Paquin), jeune serveuse au Merlotte’s dotée du pouvoir de télépathie, dont le chemin va croiser la route de Bill (Stephane Moyer), un vampire prônant une entente humains/vampires.

Adapté de la série de romans La Communauté du Sud de Charlaine Harris par Alan Ball (Six Feet Under), True Blood représente la version adulte du vampire.

Dans la première saison, qui suit le premier livre de la saga, l’intrigue porte sur une série de meurtres de jeunes filles de Bon Temps. Mais au-delà du fil rouge morbide, Alan Ball traite du problème de tolérance et d’acception entre humains et vampires. En effet, un véritable racisme s’instaure dans le pays à l’encontre des vampires. Ceci est non sans rappeler la période de l’apartheid avec une sectorisation des vampires, notamment au travers des lieux, certains réservés strictement aux vampires et d’autres formellement interdits ! Egalement, le choix de la Louisiane, n’est pas un hasard et semble être un clin d’œil à l’histoire de l’esclavage et du racisme noir, constamment rappelé par Tara (Rutine Weysley), la meilleure amie – black – de Sookie.

La seconde saison aborde plusieurs thèmes, spécialement les mouvements religieux sectaires et l’acception de la différence.
C’est au travers de Jason Stackhouse (Ryan Kwanten) (le frère de Sookie) que Ball évoque les sectes. Après une période difficile en raison des meurtres et des accusations qui furent portées sur lui, Jason décide de se tourner vers la Communauté du Soleil, qui voue une haine aux vampires. Bien que peu en accord avec les convictions de ce groupe, Jason va rapidement y trouver une famille, ainsi qu’une nouvelle estime de lui-même grâce à la communauté. Ici, True Blood traite des raisons qui peuvent pousser un individu (Jason est pourtant un rebelle) à rejoindre un mouvement religieux sectaire.
En parallèle, Tara se trouve sous l’emprise de Marianne, une jeune femme sortie de nul part qui provoque d’étranges mouvements de liesse.

Dans un second temps, l’heure est à l’acceptation des relations amoureuses sincères entre vampires et humains. La présentation de plusieurs couples mixtes à l’écran suggère une évolution, et pourquoi pas, la possibilité d’une entente entre les deux.

Bien sûr, True Blood n’est pas qu’une série sérieuse traitant de lourds sujets de notre société ! Entre action, romance, horreur, la série tient un excellent rythme, gardant en haleine ses téléspectateurs. Alan Ball est parvenu à créer un entourage à Sookie doté d’une histoire forte, et sans lequel la série ne pourrait vivre. Sous l’écrasant soleil de Lousiane, la série offre une atmosphère lourde et fascinante, jouant sur la contradiction des journées éclatantes et des nuits sombres.

True Blood est une série d’adultes, à l’image de Six Feet Under (la marque de Ball est reconnaissable parmi toutes), où il faut avoir le cœur franchement bien accroché. Le gore y est omniprésent, et les scénaristes n’hésitent pas à jouer avec nos nerfs, enchaînant situations glauques avec scènes de la vie quotidienne.

Comme toujours avec les séries que je vous présente, je la conseille fortement ! Celle-ci à plus forte raison qu’Alan Ball est un excellent scénariste de séries, peaufinant finement ses épisodes et travaillant ardemment l’esthétique de chaque épisode. En somme, True Blood est une série de qualité, qui ne laissera personne indifférent, que l’on aime ou pas.

Dead like me


“Everyone dies. That’s just the way it is”

Qui ne s’est jamais pose la fameuse question “Qu’y a-t-il après la mort ?”. On finit rongé par les vers ? On monte au ciel voir le Grand Homme ? On descend rencontrer Lucifer ? Et si, finalement, l’on devenait faucheur d’âme ?

Modern Family

Le mois de Mai s’annonce toujours comme un mois terne dans le milieu fermé des séries TV. C’est l’heure des derniers épisodes, des fins de saisons fracassantes et des larmes assurées.

C’est aussi l’occasion de se plonger dans de nouveaux univers, afin de combler le vide laissé par nos fétiches, et, par la même occasion, de se créer de nouvelles favorites. Et une nouvelle petite adorée dans ma longue collection de série : Modern Family

Nip/Tuck

Ce mois-ci ne sera pas la découverte d’une nouvelle série génialissime mais celui de la commémoration.

Le 3 mars 2010, le cabinet McNamara et Troye fermait boutique après sept années de bons et loyaux services, l’occasion de revenir sur cette série hors du commun, qui a su révolutionner le petit écran !

Agnès Bihl

Agnès Bihl - Crédit : Joanna Tarlet Gauteur

Pour la sortie de son quatrième album Rêve Général(e), Save My Brain reçoit pour la première fois Agnès Bihl !

Life Unexpected

Enfant des services sociaux de Portland, Lux (Brittany Robertson) décide, à l’approche de ses seize ans, de se faire émanciper. Pour cela, elle doit retourner sur les traces de ses parents biologiques afin de faire signer les papiers de la liberté.

L’adolescente ne possède qu’un bout de papier sur lequel figure le nom de son père  biologique. Elle sonne à la porte de Nate ‘baze’ Bazile (Kristoffer Polaha), ancienne star de football de son lycée, éternel ado trentenaire, propriétaire d’un bar miteux. L’homme, abasourdi, signe le papier avant de donner le nom de sa mère, Cate Cassidy(Shiri Appleby), star de la radio locale !

Forcément, l’apparition de la jeune fille ne va pas se faire sans encombres ! Débarquée uniquement pour une signature, Lux va se retrouver avec deux parents sur les bras…

Du genre mélo avec des bons sentiments, des cris, des larmes, des rires et de la joie, Life Unexpected présente les grands classiques nécessaires à toute bonne série qui traite de la famille. Et assume !

Lux est une adolescente qui a du se battre toute sa vie entre foyers et maisons d’accueille pourries. Du jour au lendemain, alors qu’elle s’était mise en tête d’être émancipée et de pouvoir enfin vivre sa vie, la voilà affublée de deux parents immatures et coupables sur la dos.  Baze et Cate veulent rattraper le temps perdu et construire une famille avec Lux ce qui n’était pas l’objectif principal de l’adolescente. En parallèle, voici que son rêve le plus cher, avoir des parents, se réalise ! La jolie blondinette doit lutter entre son envie de liberté et être une fille, enfin, normale !

Life Unexpected réalise plusieurs fantasmes américains et finalement, communs à beaucoup : retrouver son amour de jeunesse !

Premier fantasme : Alors que Cate, ancienne intello ringarde, est aujourd’hui une jeune femme assumée, vedette de radio, jolie et heureuse en amour ; Baze, le héro des années lycées qui draguait toutes les filles est un looser vivant au-dessus de son bar qui appartient à son père ! Les perdants terminent gagnants !

Second fantasme : Pouvoir régler des comptes avec la personne qui vous a fait souffrir ! Ici, Cate a été mise enceinte par le quaterback du lycée qui l’a lâchement abandonné ! Revanche de la vie, aujourd’hui, elle peut lui faire payer !

Grâce à ces premiers éléments source de conflit, vous pouvez imaginer combien les scènes de ‘fight’ sont nombreuses et offre à la série un rythme sympathique qui oscille entre crises de nerfs et sourires !

Life unexpected est une série rafraîchissante qui manquait dans le paysage américain. Sans prétention, drôle, sincère et distrayante, Life Unexpected pourrait se comparer à Gilmore Girls et compagnie par sa simplicité et son efficacité. Loin des pouvoirs magiques ou des policiers justiciers, nos héros vivent leurs dramelets avec authenticité !

De plus, c’est un réel plaisir de retrouver nos héros de jeunesse en les personnes de Shiri Appelby et Kerr Smith transformés désormais en adultes responsables ! Nous rappelant au passage que nous avons, nous aussi, bien vieillis !

Et une mention très spéciale à Brittany Robertson pour sa fraîcheur et la qualité de son jeu, qui transmet à la perfection les émotions d’une Lux constamment prise entre deux feux !

Finalement, Life Unexpected pourrait se regarder en dilettante et en détente. Si l’on ne tombe pas accro, l’envie de connaître la suite demeure néanmoins. Une série qui vaut le coup d’œil, rien que pour retrouver nos acteurs d’ancien temps et pour découvrir une jolie frimousse au talent incontestable !

Twilight

La mode est franchement aux vampires ces derniers temps. Après avoir fustigé ce pauvre Bob Pattinson dans l’épinglé du mois, je vous propose de vous penchez sur la saga littéraire avec le livre du mois.

Bien avant le film mièvre capable de faire crier une bande d’adolescentes. Avant la folie Bob et Kris, il y a des romans. Une saga, une histoire, celle que raconte Stephanie Meyer dans les quatre tomes qui constituent la saga Twilight.

Bella est contrainte de quitter sa mère et l’ensoleillée ville qu’est Pheonix pour rejoindre son père – qu’elle connait à peine – dans la pluvieuse ville de Forks. La jeune fille, un brin taciturne, n’est guère enthousiaste à l’idée d’intégrer un nouveau lycée en cours d’année. C’est pourtant là que tout va basculer. Elle va faire la rencontre d’un être hors du commun, à la beauté fracassante et au regard torturé, Edward Cullen. Bella va alors découvrir la nature profonde de cet être extraordinaire et de sa bienveillante famille : ils sont des vampires !

Twilight relate avant tout une histoire d’amour. Le premier amour. Le premier amour dans toute son authenticité, sa passion et sa candeur au travers des yeux d’une jeune femme de dix-sept ans. Les romans ne sont contés que de la vision de Bella, avec ses émotions et son amour dévorant pour le beau vampire.

La saga Twilight repose essentiellement sur cet amour inconditionnel, sur cet engagement à vie qui frappe la jeune héroïne. Si les vampires sont là et le danger réel, ils ne sont, en finalité, qu’une métaphore de la souffrance amoureuse. Edward représente le bad boy mêlé à l’interdit. Dans un romantisme parfois excessif, Stephanie Meyer met en scène deux jeunes adolescents qui testent leur limite et jouent avec leur propre tension sexuelle.

Au-delà de l’histoire d’amour, un véritable attachement s’opère pour la jeune héroïne de Stephanie Meyer. Bella ressemble à toutes les lycéennes lambda que compte ce bas monde. L’adolescente au teint albinos ne sort pas du lot pour sa beauté ni pour son adresse, elle bégaye et rougie lorsqu’on lui parle et se trouve sans aucun intérêt. Pourtant, cette jeune fille banale va faire tourner la tête d’un vampire vieux d’une centaine d’années, qui n’a, jusque là, jamais été amoureux. C’est que Bella est unique. L’ado vampire possède le pouvoir de lire dans les pensées d’autrui, mais pas dans celles de Bella. L’apparente fille normale devient hors-norme ! Quelle jeune fille n’a point rêvé en secret que le beau gosse de la cours tombe amoureux d’elle pour découvrir quelle femme merveilleuse elle est sous ses airs de fille classique ?

En fond de cette histoire romanesque, il y a toute une mythologie et le fantasme vampirique. Loin des vampires avides de sang, la famille Cullen prône le végétalisme vampirique et souhaite simplement vivre au mieux la malédiction qui les frappe. Forcément, on se prend d’affection pour eux : ils sont sympathiques et cyniques à la fois, ils ont même des supers pouvoirs qui les rendent hors normes. Pour tout avouer, nous aurions presque envie de devenir nous aussi, des êtres de l’ombre.

Chapeau bas à Stephanie Meyer qui parvient à nous entraîner, malgré nous, dans une spirale addictive totale. Loin des apparences, la mère de famille signe une histoire honnête et sincère, mêlant action et romantisme sans tomber dans le roman à l’eau de rose. Bien au contraire, la violence des actions, des sentiments ou les tensions sexuelles apparaît davantage pour des lecteurs jeunes adultes que des adolescents.

C’est finalement avec une certaine tristesse que l’on tourne la dernière page. Un sentiment de vide emplit ensuite le lecteur assidu qui se retrouve en manque, à l’image de notre cher Harry Potter.

Finalement, abandonnons nos aprioris et nos clichés engendrés par la folie des films, de Bob et Kristen et de l’hystérie féminine pour nous pencher sur les romans, qui valent franchement plus le détour !

A propos de Save My Brain - Mentions légales - Contactez-nous