Tous les articles de :

Françoise Lefèvre, écrivaine tendre et rebelle

Francoise Lefevre

D’origine prussienne et suédoise, Françoise Lefèvre est née à Paris le 22 janvier 1942. Elle vit en Bourgogne et a quatre enfants, dont sa plus jeune fille Hermine est violoncelliste et son fils Hugo est acteur-réalisateur. A l’âge de 32 ans, Françoise Lefèvre quitte son poste d’ouvreuse pour se lancer dans l’écriture.

Jean-Louis Fournier, une plume de tendresse et d’ironie

Jean-Louis Fournier

Ecrivain, humoriste, réalisateur pour la télévision, un père médecin et une mère rédactrice, Jean-Louis Fournier est né à Calais le 19 décembre 1938.

Michèle Fitoussi, journaliste, éditorialiste, scénariste, écrivain, femme engagée

Michele Fitoussi

Auteur de nombreux ouvrages, romans, nouvelles, essais et documents, Michèle Fitoussi est née en Tunisie en 1954, elle est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.

Arnaud Cathrine, écrivain, chanteur, comédien…

Arnaud Cathrine

Arnaud Cathrine, écrivain français, né le 29 décembre 1973 à Cosnes-sur-Loire, a suivi des études de lettres modernes et d’anglais à Paris. Avant d’écrire, il faisait de la musique et du chant, initié par son grand-père, musicien. Il commence à écrire à l’âge de 15 ans, après avoir gagné un concours de nouvelles. Il publie son premier roman “les Yeux Secs” en 1998, à l’âge de 23 ans. Le succès de ce livre lui permet d’enchaîner une vingtaine de romans, pour adultes et pour la jeunesse, des scénarii, des chansons. Il a été chroniqueur et producteur à France Culture, membre d’une commission du centre national de la cinématographie et il est conseiller littéraire pour deux festivals : “les correspondances de Manosque” et “Paris en toutes lettres”.

Valérie Saubade, raconteuse d’histoires

Valerie Saubade

Valérie Saubade est née en 1966, après des études de journalisme, elle fait Sciences Politiques. Un séjour en Angleterre lui donne le déclic de l’écriture, elle a été journaliste pendant six ans, et depuis enseigne le français à l’Alliance française de Bordeaux.

Katherine Pancol, raconteuse d’histoires

Katherine Pancol est une journaliste et romancière française, née à Casablanca, au Maroc, le 22 octobre 1949. Elle fait des études littéraires, et après une maîtrise et deux ans de doctorat de lettres modernes, devient professeur de français-latin. Puis elle voyage, multiplie les petits boulots et au hasard d’une rencontre devient journaliste, et écrit dans les magazines Paris Match et Cosmopolitan.

Remarquée par un éditeur, Katherine Pancol publie son premier roman “Moi d’abord” en 1979, sorte de roman initiatique, vendu à 300 000 exemplaires. Elle part à New York et suit des cours d’écriture à l’université de Columbia où elle croise des écrivains, des metteurs en scène et des scénaristes. Son deuxième roman “la Barbare” paraît en 1981, puis “Scarlett si possible” en 1985 et “les hommes cruels ne courent pas les rues”. Puis elle rentre en France, se marie, a deux enfants, divorce et continue à écrire des romans. “Vu de l’extérieur” en 1993, “Une si belle image” en 1994, puis “Encore une danse”, “J’étais là avant” en 1999, “Et monter lentement dans un immense amour” en 2001, “Un homme à distance” en 2002, “Embrassez-moi” en 2003. Elle écrit également des scénarios et des articles pour les magazines Elle et Paris Match, elle voyage, fait des interviews (Reagan, Jospin, Chirac, Meryl Streep, Johnny, Vanessa Paradis, Louise Brooks) puis elle écrit la trilogie “Les yeux jaunes des crocodiles” en 2006, “La valse lente des tortues” en 2009 et en 2010 “Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi”.

Katherine Pancol est l’un des auteurs préférés des français, c’est un écrivain accessible dont les livres sont très attendus. Katherine Pancol aime la vie, elle aime les gens, elle aime écrire et raconter des histoires. Pour elle, écrire, est un métier d’artisan, dont les mots sont la matière. Quand elle écrit, elle “attrape” toute le vie, elle aime raconter des histoires dans lesquelles elle construit ses personnages par des détails précis. Méticuleuse, Katherine Pancol nourrit ses personnages en leur apportant des réflexions qui les définissent, en leur construisant une enfance, des désirs, des épreuves : ils sont vivants. Curieuse, observatrice, tout l’intéresse, sa curiosité et son métier de journaliste nourrissent ses personnages dans lesquels chaque lecteur peut s’identifier.

Katherine Pancol vit dans les livres depuis qu’elle est toute petite, elle a grandi en lisant des romans anglo-saxons qui parlaient de la société, de l’amour, des rapports de force :  elle aime quand le roman brasse la vie. Au travers de ses livres, Katherine Pancol essaie de transmettre une sorte de positivité, d’énergie et de bonheur.

Si pour Katherine Pancol, écrire est un acte gratuit, elle ne pourrait pas arrêter d’écrire, car pour elle, ce serait comme arrêter de respirer, l’écriture est le moteur de sa vie. Elle aime la phrase de Paul Emile Victor, qu’elle fait sienne : “vivre c’est se réveiller la nuit dans l’impatience du jour à venir, c’est s’émerveiller de ce que le miracle quotidien se reproduise pour nous et une fois encore, c’est avoir des insomnies de joie.”

Quelques livres :

Moi d’abord” raconte l’histoire de Sophie qui aime Antoine. Antoine l’aime mais Sophie veut exister et être elle-même , elle va vivre sa propre vie et accomplir ses propres désirs. C’est l’histoire d’une héroïne libérée qui a du mal à se faire une place dans une société pleine de conventions. C’est un premier roman au style direct et accrocheur.

la Barbare” raconte l’histoire d’Anne, 21 ans, mariée à un polytechnicien. Anne s’ennuie, un jour, elle reçoit un télégramme du Maroc lui annoncant le décès de son père qu’elle n’a plus revu après le divorce de ses parents à l’âge de 8 ans. Elle part seule à ses obsèques, et va replonger dans ses racines et laisser libre cours à sa personnalité et partir ainsi à la découverte de ses souvenirs, de la liberté et de l’amour fou avec Serge.

Scarlett, si possible“, Bénédicte, Martine et Juliette, trois amies, bac en poche, décident de quitter la ville de Pithiviers pour réussir leurs vies et conquérir le monde. Mais elles découvrent la brutalité de la réalité de ce monde dans lequel, prêtes à tout, elle vont s’affronter au dur apprentissage de la vie et de la réalité.

Vu de l’extérieur” raconte le désamour et l’abandon. Doudou, mariée, deux enfants, a une vie parfaite, c’est une femme comblée… en apparence. Un flash radiophonique lui rappelle son premier grand amour Christian, et la décide à quitter cette vie rangée. Elle part vers l’aventure et la liberté, avec Guillaume, jeune motard, pour une folle escapade.

“Une si belle image” est le portrait de Jackie Bouvier Kennedy Onassis, dans lequel Katherine Pancol livre l’image d’une femme moderne, fragile et indomptable : un vrai personnage de roman.

Encore une danse” raconte l’histoire de six personnages, Clara, Joséphine, Lucille, Agnès et Rapha qui ont grandi ensemble à Montrouge. Depuis, leurs vies ont pris des chemins différents, même si leur amitié est demeurée intacte au fil du temps. Mais une épreuve terrible et sournoise s’annonce et le groupe d’amis menace de voler en éclats.

Et monter lentement dans un immense amour“, mots empruntés à un vers de Rimbaud, est une histoire sur le thème de la non conformité aux conventions sociales. Angelina, à la veille de son mariage, rencontre dans un  ascenseur, Mann dont elle tombe amoureuse. Le coup de foudre est réciproque, Angelina décide alors d’annuler son mariage. Les amants se donnent rendez vous, mais Mann ne viendra pas au rendez vous. Le mariage a finalement lieu, et le jour “j” Mann entre dans l’église et enlève Angelina. Les amants vivent heureux, mais un jour les angoisses d’Angelina resurgissent et elle part se réfugier dans un monastère.

J’étais là avant” raconte la place des mères chez les hommes où comment la relation entre un homme et une femme peut être perturbée par les souvenirs que l’homme a de sa mère.

Un homme à distance” est un roman sur les échanges épistolaires entre une femme, Kay Bartholdi, libraire à Fécamp, et un homme, Jonathan Shields, voyageur sillonnant la France pour rédiger un guide touristique. Lettres après lettres, Kay et Jonathan découvrent une même passion pour la littérature, puis cette relation épistolaire devient passionnée.

Embrassez-moi“. Angela revoie à New-York, ses trois vieilles amies, Bonnie, mariée à un milliardaire, Joan, devenue veuve et Eileen, qui vit l’amour fou avec Virgile, un jeune architecte. Eileen occcupe l’appartement de Bonnie qui va être loué. En rangeant ses cartons, Eileen tombe sur un magnétophone dans lequel Louise Brooks a enregistré sa voix. Louise Brooks avec qui elle a eu une belle et longue complicité jusqu’à sa mort. Se mêlent alors leurs destins avec leurs blessures, leurs souffrances et leurs attentes. Eileen s’interroge sur le temps qui passe, pleure son amour perdu pour Mathias, parti à Hollywood et avec qui elle a connu une passion absolue et dont le souvenir la hante. Elle part le retrouver, discute avec lui  et décide de tout abandonner  pour lui. Mais Virgile a disparu et Mathias est retrouvé mort.

Puis la trilogie “les yeux jaunes des crocodiles“, “la valse lente des tortues” et “les écureuils de Central Pars sont tristes le lundi” raconte l’histoire de deux soeurs, aux destins différents : Joséphine, chercheuse au cnrs, séparée de son mari Antoine, et qui vit avec ses filles en banlieue, et Iris, belle, mariée à un grand avocat, qui vit à Paris. Leurs destins va basculer ainsi que celui de leur entourage. Une quinzaine de personnages évoluent ainsi au fil de ces trois ouvrages.

Philippe Forest, romancier et essayiste

Philippe Forest bis

“l’écriture n’est pas là pour sauver… on écrit pour se souvenir et ne pas oublier”

Laure Adler, Passionnante et passionnée

Journaliste, historienne, écrivain, éditrice, philosophe, productrice, cette femme de lettres, engagée, féministe, qui aurait aimé être psychiatre, femme de culture, passionnée de littérature, de théatre, d’art et de cinéma, animatrice d’émissions à la télé et à la radio, est passionnée par l’écriture dont le sujet de prédilection sont les femmes célèbres ou pas.

Laure Adler tente d’être une “passeuse” en souhaitant parvenir à transmettre  l’amour qui l’anime pour un livre ou pour un film. Au travers de ses écrits, on ressent ce plaisir particulier, en tant que biographe, à écrire sur les femmes, en particulier. Par ses recherches minutieuses, son travail d’analyse, sur le terrain, Laure Adler transmet cette passion dont le livre laisse une trace.

Fervente féministe engagée depuis la naissance du MLF (Mouvement de Libération des Femmes) au début des années 1970, Laure Adler défend la possibilité pour les femmes d’accéder à une véritable égalité en termes de responsabilités, de reconnaissance et de dignité.

Cette femme émotive, qui aime la tendresse et la loyauté chez l’être humain mais déteste la dissimulation et la trahison, a pour héros dans la vie, toutes les femmes et tous les hommes qui se sont engagés dans la résistance pendant la seconde guerre mondiale et qui ne sont pas assez reconnus, elle aurait aimé ressembler à Flora Tristan, révolutionnaire du XIXème siècle qu’elle décrit comme intrépide, courageuse, intellectuelle et engagée qui sacrifia sa vie pour ses idées.

Née à Caen, le 11 mars 1950, fille d’un père ingénieur agronome, Laure Adler passe une enfance heureuse, proche de la nature, en Côte d’Ivoire, à Abidjan jusqu’à ses 17 ans, et passe son baccalauréat en France. Elle obtient une maîtrise de philosophie, et réalise une thèse d’histoire consacrée aux féministes du XIXème siècle. Elle entre à la chaine de radio publique France Culture en 1974, puis elle présente l’émission “Aujourd’hui Madame”, durant deux ans. De 1981 à 1987, elle participe régulièrement à l’émission de Michel Polac “Droit de réponse. En 1989, François Mitterrand la nomme conseillère à la culture, dont elle dira à l’époque : “Moi, Laure Adler, la bohémienne, la saltimbanque, au milieu d’énarques zélés ?”, et elle écrit un livre de cette expérience “l’année des adieux”, sorte de chronique de fin de règne de François Mitterrand. Ces trois années en tant que conseillère culturelle furent pour Laure Adler extraordinaires, au coeur du pouvoir, elle a énormément appris sur les mécanismes, les stratégies du pouvoir et la solitude du président. En 1993, elle reprend pour France 2, l’émission nocturne de débats culturels, présentée alors par Michel Field, “le cercle de minuit”, pendant quatre ans, dont elle assure la production et l’animation, puis sur Arte, une émission mensuelle d’entretiens “Permis de penser”. En 1997, elle est nommée responsable des essais et documents chez Grasset et en 1999, elle est nommée directrice de France Culture dont elle remanie en profondeur l’image et la programmation de la chaîne. Elle reprend un temps l’émission “A voix nue” série d’entretiens. Puis en 2005, elle quitte Radio France et rejoint le groupe La Martinière pour prendre la direction du secteur littérature et documents du Seuil, dont elle sera licenciée en 2006. En 2007, elle signe avec 150 intellectuels un texte appelant à voter Ségolène Royal “contre une droite d’arrogance pour une gauche d’espérance”, et en 2008, elle donne des cours d’histoire des femmes et du féminisme à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Elle présente “Studio Théatre” sur France Inter et anime l’émission littéraire “Tropismes” sur France Ô et “Hors Champs” sur France Culture. Elle est membre du conseil d’orientation de l’association “En temps réel”, membre du conseil d’administration du Théatre de la Ville de Paris et de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, ainsi que membre du conseil de surveillance du quotidien “le Monde”. Elle anime avec Bruno Racine l’émission “le cercle de la BNF” en collaboration avec le Magazine Littéraire et fait partie depuis 2009 du jury du prix de la BNF.

“écrire, c’est produire le texte. Lire, c’est le recevoir d’autrui sans y marquer sa place, sans le refaire

Biographie :

Livres :

1986, “l’Amour à l’arsenic : histoire de Marie Lafarge”, éditions Denoël – 1995, “l’année des adieux” éditions Flammarion – 1998, “Marguerite Duras”, éditions Gallimard – 2001, “A ce soir” éditions Gallimard – 2005, “dans les pas d’Hannah Arendt” éditions Gallimard – 2008, “L’insoumise, Simone Weil” éditions Actes Sud – 2011 “Françoise” éditions Grasset

Essais :

1979, “A l’aube du féminisme : les premières journalistes” éditions Payot – 1981 “Misérable et glorieuse. La femme au XIXème siècle” éditions fayard – 1983, “Secrets d’alcôve : une histoire du couple de 1830 à 1930″ éditions Hachette littérature – 1987, “Avignon, 40 ans de festival”, avec Alain Veinstein, éditions Hachette – 1990, “la vie quotidienne dans les maisons closes de 1830 à 1930″ éditions Hachette – 1994, “Les femmes politiques” éditions le Seuil – 2006, “les femmes qui écrivent vivent dangereusement” avec Stefan Bollmann -éditions Flammarion – 2008,”Femmes hors du voile” photos d’Isabelle Eshragi, éditions du Chêne è 2009, “les femmes qui aiment sont dangereuses” avec Elisa Lécosse, éditions Flammarion.

Entretiens :

2002,”avant que la nuit ne vienne” avec Pierre de Bernouville, éditions Grasset – 2006, “Jean-Pierre Chevènement : entretiens” éditions Michel de Maule – 2007, “Stark Philippe : entretiens” éditions flammarion – 2007, “J. Attali entretiens” éditions Michel de Maule – 2009, “Le théatre, oui quand même” avec Jacques Lassale, éditions universitaires d’Avignon – 2009, “Histoire de notre collection de tableaux – Pierre Bergé et Yves Saint-Laurent”, avec Pierre Bergé, éditions Actes Sud – 2009, “La passion de l’absolu” avec Georges Steiner, éditions de l’Aube – 2010 Roland Dumas : entretiens” éditions Michel de Maule – 2011, “Maurice Nadeau, le chemin de la vie : entretiens” coéditions Verdier France Culture.

Laure Adler a également signé plusieurs préfaces : “une histoire du racisme”, “petites chroniques de la vie comme elle va”, “Marguerite Duras et l’histoire”, “Rwanda : un génocide oublié ? un procès pour mémoire”, “les deux amants” et “Alain Grombecque. Au fil des rencontres”.

Elle a également participé à l’écriture d’autres livres tels que : “l’illétrisme en toutes lettres, textes, analyse, documents, entretiens, témoignages”, “Paris. Au nom des femmes”, “l’Universel au féminin”, “Festival d’Aix : 1948-2008″, “Voyager avec Marguerite Duras”, et “Pensez, lisez. 40 livres pour rester intelligent !”.

Laure Adler et quelques-uns de ses ouvrages :

“Secrets d’alcôve” raconte l’histoire du couple de 1830 à 1930. L’auteur retrace l’histoire de la conjugalité, de ses accomplissements et de ses échecs.

“Les femmes qui lisent sont dangereuses”. De tous temps, les femmes ont été représentées par les artistes, en train de lire, mais il aura fallu des siècles pour que soit accordé aux femmes de lire à leur guise. En lisant, les femmes s’approprient des connaissances et des expériences auxquelles la société ne les avaient pas prédestinées. Laure Adler et Stéphan Bollmann explorent l’histoire de la lecture féminine qui se reflète dans la peinture et la photographie, du Moyen Age au temps présent, et en s”attachant plus spécialement à des dessins, peintures ou photographies.

“les femmes qui écrivent vivent dangereusement”. Laure Adler et Stéphan Bollmann dressent le portrait d’une cinquantaine d’auteures depuis le Moyen Age jusqu’à aujourd’hui et montre les obstacles qui se dressent devant elles et les vouèrent à un anticonformisme qui les mettaient en danger.

“Marguerite Duras”. Laure Adler décrit le parcours singulier de Marguerite Duras dont la vie est vouée à l’écriture et à l’amour. Amie de Marguerite Duras durant une douzaine d’années, Laure Adler fait le tri parmi les mensonges et les vérités qui entourent sa vie en se servant des conversations avec l’écrivain, grâce aux archives inédites qu’elle a pu consulter, en se rendant au Vietnam, sur les lieux de son enfance, où elle a rencontré le neveu et le plus vieil ami de celui qu’on a appelé l’Amant. Laure Adler s’efforce d’éclaircir ses activités ambigües pendant la guerre. C’est un véritable travail d’historienne que Laure Adler a accompli durant six ans pour écrire cette biographie qui nous révèle une dimension inconnue de l’écrivain et dont le livre obtient le Prix Fémina Essai en 1998. A travers ce livre, Laure Adler a voulu montrer la part entre la fascination pour l’oeuvre et le personnage que Marguerite Duras s’est construit, et la propre vérité de cet itinéraire. Laure Adler nous fait découvrir la vie d’une femme engagée dans son siècle, née en Indochine coloniale, qui a grandi dans un milieu familial perturbé, avec des secrets de famille et des meurtres jamais élucidés. En ayant accès à ses archives personnelles et ses archives d’écriture, Laure Adler a pu reconsidérer la vie familiale, personnelle, amoureuse, mais également politique et idéologique de Marguerite Duras : l’histoire d’une femme engagée dans tous les combats de ce siècle : la décolonisation, la seconde guerre mondiale, la guerre d’Algérie, Mai 68, l’après-68, ses délires politiques, l’alcool..

“A ce soir”. Un 13 juillet, l’auteur subit un évènement qui la ramène dix sept ans en arrière. Dix sept ans après la mort de son enfant, Rémi, Laure Adler livre un récit intime en évoquant avec des mots simples et touchants le deuil impossible. Au travers de ses lignes, Laure Adler écrit l’indescriptible, la perte d’un enfant. Avec tendresse et douceur, l’auteur exprime sa douleur, elle raconte l’espoir en la force de la médecine, elle dit sa colère, elle parle du courage de son bébé, elle exprime sa souffrance, entre sursis, espoir et perte de l’enfant, parce que l’on ne se remet jamais de la perte de son enfant, mais qu’il faut “vivre après.. car il y a une suite après la fin… Vivre après, quand le voile de l’inquiétude obscurcit la lumière du jour.” Laure Adler n’écrit pas pour se souvenir ou pour apaiser sa douleur, qui vit avec elle pour toujours, elle écrit pour mettre à distance et tenter d’apprivoiser le temps, mais écrit-elle : “… avec le temps, justement, rien ne s’efface, rien ne s’adoucit, bien au contraire… le temps ne change rien. Et c’est mieux ainsi.” Un livre bouleversant d’amour.

“Dans les pas d’Hannah Arendt” Hannah Arendt est une intellectuelle les plus importantes du XXème siècle. Hannah Arendt a combattu le nazisme dès la première heure et après son exil aux Etats-unis, a participé à toutes les luttes démocratiques américaines. Juive allemande, disciple de Heidegger et de Jaspers, Hannah Arendt quitte son pays à l’arrivée d’Hitler et s’installe aux Etats-Unis, où elle enseigne la philosophie. Combattante des Droits de l’Homme, théoricienne des périls qui menacent la démocratie, penseuse de l’antitotalitarisme, philosophe de la fragilité humaine et femme engagée dans les principaux combats du siècle, Laure Adler, au travers de cette biographie, a voulu comprendre cette femme généreuse, d’un courage exceptionnel qui pratiquait l’amitié et la philosophie comme un art du savoir vivre.

“l’Insoumise, Simone Weil”. Icône de la pensée contemporaine, indépendante, courageuse, Simone Weil a donné sa vie pour ses idées et lutté sur tous les fronts. Laure Adler nous entraîne sur les pas d’une femme clairvoyante, philosophe de formation, révolutionnaire engagée, dont la vie est un combat perpétuel.

“Françoise ” Françoise Giroud, grande Dame du journalisme, est une des figures marquantes du journalisme du XXème siècle. Femme d’exception, engagée par Hélène Lazareff pour la création du magazine “Elle”, cofondatrice de l’Express” avec JL Servan-Schreiber, chroniqueuse du “Nouvel Observateur”, Laure Adler livre la biographie d’une femme visionnaire, femme moderne et travailleuse acharnée. Laure Adler, après sept ans de travail sur cette biographie, dresse le portrait d’une femme à la personnalité rayonnante, qui avait ses parts d’ombre. Elle retrace le destin romanesque de Françoise Gourdji, fille d’un journaliste turc réfugié en France pour raisons politiques, et devenue par sa seule détermination, Françoise Giroud, première femme journaliste. Françoise Giroud a subi des épreuves, disparition précoce de son père, nécessité de gagner sa vie à l’âge où l’on suit des études à l’université, perte de son fils, rupture avec l’amour de sa vie JJSS, vente de “l’Express”, mort d’Alex Grall, éditeur avec qui elle avait retrouvé le bonheur, dépressions, suicides… Au travers de cette biographie dense, Laure Adler met en lumière cette femme courageuse, intègre, visionnaire, influente, guerrière, qui a eu une vie difficile, et qui avait des fêlures et des fragilités, et dans laquelle on apprend notamment que l’écrivain était juive. Françoise Giroud incarne l’idée du féminisme, du journalisme, du courage et de la persévérance, elle est un modèle qui donne le chemin de l’espoir. Pour Françoise Giroud, le journalisme était plus qu’un métier, c’était une façon de vivre. Pour elle, être journaliste c’est : apprendre, comprendre et transmettre.

“Maurice Nadeau, le chemin de la vie – entretiens”. Maurice Nadeau, professeur, écrivain, critique littéraire, directeur littéraire de collection, directeur de revues et éditeur français aura 100 ans le 21 mai 2011. Au travers de ce livre, Laure Adler veut lui rendre hommage en tant qu’éditeur, directeur de journaux et en tant que lecteur. De son métier d’enseignant, Maurice Nadeau a gardé l’amour de son métier, la précision, la rigueur, mais aussi le désir de transmettre. Cette biographie en forme d’hommage, est constituée de conversations pour France Culture, augmenté de quatre entretiens, dans lesquels Maurice Nadeau raconte son parcours familial, politique, ses rencontres décisives dans son parcours professionnel et ses découvertes littéraires. Laure Adler écrit en quatrième de couverture : ”Maurice est un lecteur. Qu’il soit journaliste, écrivain ou éditeur, sa vie, faite d’austérité, de concentration et d’oubli de soi, est celle d’un lecteur. La lecture est une accoutumance, puis une addiction. Chez Maurice, c’est un choix qui est devenu au fil des ans une règle et un mode d’exister. Maurice est le lecteur qui a su nous faire partager le plus grand nombre de découvertes dans la littérature du XXe siècle, publiant, analysant, disséquant, commentant les textes du monde entier avec lesquels il nous donnait rendez-vous afin que nous ne puissions pas les manquer. Maurice n’a pas de bornes. Il se moque de l’âge, de l’origine, de l’histoire personnelle d’un écrivain. Ce qui l’intéresse, c’est le texte. Il a avec lui des rapports de gourmandise. Il ouvre les livres, les hume, les lâche, les reprend, les laisse reposer, les met en pénitence, les reprend et les relit. Après, il donne son avis. Maurice a raison : comme il le dit dans ces entretiens, s’il continue à vivre, c’est parce qu’il lit. » 

Didier Van Cauwelaert, le raconteur d’histoires

Romancier, scénariste, librettiste, auteur de pièces de théatre et réalisateur, Didier Van Cauwelaert est né le 29 juillet 1960 à Nice.

Depuis tout petit, Didier Van Cauwelaert rêvait d’être écrivain et d’être publié. Très tôt, à l’école en découvrant que les mots servaient à raconter des histoires, Didier Van Cauwelaert a connu l’évidence qu’il lui fallait raconter des histoires et s’adresser à un public. Metteur en scène de ses histoires, toutes plus invraisemblables les unes que les autres, il se met à écrire, se rendant compte qu’écrire lui donnait envie d’aller vers les autres. C’est dans le journal de l’aumônerie, dans lequel Didier Van Cauwelaert proposera un feuilleton d’épouvante, qu’il commencera l’écriture. Petit, Didier Van Cauwelaert adorait écouter son père lui raconter des histoires et écouter les feuilletons à la radio sur France Inter de Pierre Dac. De 7 à 22 ans, il a envoyé ses manuscrits chez les éditeurs pour gagner sa vie, sans succès.

Après des études classiques, et de petits boulots, il s’essaiera au métier agréable et insouciant de professeur de planche à voile, puis plus tard de chant, puis il deviendra critique littéraire éphémère. En 1982, son roman “Vingt ans et des poussières” est publié et accueilli par la critique dont François Nourrissier qui redédouvre à travers son roman le plaisir d’un style maîtrisé, il obtient le Prix Del Luca pour son récit.

Suivront la publication de romans pour lesquels il touche un public de plus en plus large et reçoit quelques prix : Prix Roger Nimier en 1984 pour “Poisson d’amour”, Prix Gutenberg en 1987 pour “les vacances du fantôme”, puis en 1994, le Prix Goncourt pour “un aller simple”. Il reçoit le Prix des lecteurs du livre de poche pour “la ville interdite” en 1997, le Fémina  en 1999 pour “la demi pensionnaire”, le Prix Sciences de la vulgarisation scientifique pour “l’apparition” en 2002, et le Prix Marcel Pagnol et Prix Nice Baie des Anges pour “Le Père Adopté” en 2007.

Didier Van Cauwelaert est un écrivain comblé, auteur de romans et de pièces de théatres, dont la pièce de théatre “L’Astronome” en 1983 pour laquelle il reçoit le Grand Prix du Théatre de l’Académie Française et le Prix de la Fondation Johnson. Il a également écrit “le Nègre en 1986, “Noces de Sables” en 1995, “Rapport Intime” en 2002 et “Le Rattachement” en 2010. De sa rencontre avec Michel Legrand, il écrit la comédie musicale “Le Passe-Muraille”, d’après l’oeuvre de Marcel Aymé, et recevra le Prix Molière en 1997, du meilleur spectacle musical.

Didier Van Cauwelaert est scénariste au cinéma pour “la Maison Assassinée”, “L’invité surprise” et “Triplex” de Georges Lautner, “Feu sur le candidat” d’Agnès Delarive, “Les Amies de ma femme” qu’il réalise, “Un aller simple” de Laurent Heynemann et “l’éducation d’une fée” de José Luis Cuerde. Il est également scénariste pour la télévision (fiction) du “Père Noël” d’André Flédérick, “Marie-Love” de JP Richard, “Madame et ses flics” de Roland Bernard, “Le Président et sa Garde-Barrière” de Jean Dominique de la Rochefoucauld, “Services sacrés” de Vicenzo Mareno. Il a écrit un télé-document pour canal plus en 2005 d’Yves Boisset “Ils veulent cloner le christ”.

Il a adapté en français la comédie musicale de “Tintin et le temple du soleil”, et a écrit le scénario de la bande-dessinée “Vanity Bentz”, dessins de Franck Bonnet, aux éditions Dargaud, parodie et critique de l’organisation communiste à Cuba, où l’héroïne Vanita Bentz, reporter au journal Pariscoop, part pour une enquête avec le photographe Max.

Didier Van Cauwelaert et l’écriture :

Didier Van Cauwelaert écrit tout le temps, depuis toujours, il écoute ce que les gens disent. Pour lui, l’écriture est une mise en mouvement perpétuel des choses qu’il voit et ressent, il se dit d’ailleurs “romancier de la reconstruction et de l’air du temps”, car au travers de ses écrits, il cherche à faire du bien dans les moments les plus insupportables de l’existence. Au travers de ses récits, cet écrivain a besoin de l’action, de la fiction, et de questionner le monde à travers ses personnages. Provocateur, cynique, Didier Van Cauwelaert estime que la littérature doit être un divertissement et traiter les sujets les plus graves avec la plus grande légèreté. Pour lui le rôle de l’écrivain c’est donner au lecteur l’envie d’habiter le livre. En tant que romancier, deux sujets le passionnent : la perturbation, -moment où le drame vient perturber le bonheur ou l’inverse-, et la manipulation. Didier Van Cauwelaert est un passionné, exigeant, sensible à la résonnance. il raconte des histoires originales, imprévues et racontées dans un style dramatico-comique. La plupart de ses récits abordent la reconstruction d’êtres humains en difficulté, en souffrance. En ce qui concerne le travail de théatre, pour Didier Van Cauwelaert, c’est un travail collectif, où se partage une création commune, où l’on recherche la réalité, on est dans la sensation en entrant dans le texte, on cherche l’émotion que l’écrivain a voulu transmettre.

Bibliographie de l’auteur :

Aux éditions Le Seuil : “Vingt ans et des poussières”, en 1982 ; “Poisson d’Amour” en 1984 ; “Les vacances du fantôme” en 1986  et “L’Orange Amère” en 1988

Aux éditions Albin Michel : “Un Objet en Souffrance” en 1991 ; “Cheyenne” en 1993 ; “Un Aller Simple” en 1994 ; “La Vie Interdite” en 1997 . “Un Corps Etranger” en 1998 ; “La Demi Pensionnaire” en 1999 ; “L’Education d’Une Fé” en 2000 ; “L’Apparition” en 2001 ; “Rencontre sous x” en 2002 ; “Hors de Moi” en 2003 ; “L’Evangile de Jimmy” en 2004 ; Attirances” en 2005 ; “Clôner le Christ” en 2006 ; “Le Père Adopté” en 2007 ; “La Nuit Dernière au XVème siècle” en 2008 ; “La Maison des Lumières” en 2009 ; “Les Témoins de la Mariée” en 2010.

Aux éditions Albin Michel Jeunesse : “Thomas Drimm, la fin du monde tombe un jeudi” Tome 1, en 2009  ; “Thomas Drimm, la guerre des arbres commence” tome 2 en 2010.

Actualités de Didier Van Cauwelaert :

Cinéma : Son roman “Hors de moi” est actuellement au cinéma sous le titre “Sans Identité” avec Liam Neeson et Diane Kruger.

Livre et action caritative : En collaboration avec le journal Femme Actuelle, Didier Van Cauwelaert a écrit le feuilleton de l’été 2010, inspiré d’un fait réel, et dont un livre est actuellement édité, sous la forme d’un genre littéraire nouveau, le “romanga”, roman doublé d’un manga “L”enfant qui venait d’un livre”. Lors d’une séance de dédicaces, l’auteur rencontre un papa qui lui parle de sa petite fille atteinte d’une maladie la dystonie musculaire invalidante et dont le traitement onéreux empêche une majorité d’enfants d’êtres soignés. Ce traitement, suivi par l’équipe médicale du Pr Coubes à l’hôpital de Montpellier, consiste à implanter des électrodes intra-crâniennes dans le cerveau, seul traitement actuel contre cette pathologie, une opération efficace mais couteuse. Didier Van Cauwelaert a alors l’idée généreuse d’écrire l’histoire de Zédérem, un petit garçon âgé de 8 ans, qui veut aider une petite fille malade. Associé au peintre Soy, et de l’illustrateur Patrice Serres, Didier Van Cauwelaert nous entraîne dans une aventure bouleversante inspirée d’un fait réel et qui débouche sur une action caritative, dont les les droits d’auteur seront reversés à l’association “Art Espoir” pour lutter contre cette maladie.

Quelques livres de Didier Van Cauwelaert :

Vingt ans et des poussières” retrace l’histoire de jeunes lycéens qui montent une pièce de théatre. Quelques jours avant la première le metteur en scène disparaît. Emile, vieux metteur en scène âgé de 70 ans, décide de reprendre la direction de la pièce.

Poisson d’Amour“. Lors d’une vente aux enchères, Philippe, videur,  tombe follement amoureux de Béatrice, basketteuse et visiteuse de prison, qui va l’entraîner de mésaventures en quipropos aux confins du Vénézuela. Sur un rythme endiablé, on suit ce couple insolite dans cette épopée amoureuse, où l’humour est au centre du récit.

Un Aller Simple“, Aziz, 19 ans, jeune homme sans véritable identité, recueilli par les gitans, se retrouve du jour au lendemain expulsé de France, vers son pays d’origine le Maroc, accompagné d’un attaché humanitaire, Jean-Pierre. Aziz va trouver attachant Jean-Pierre, dont il comprend qu’il souffre aussi d’une sorte d’expulsion, conjugale. Aziz va enjoliver la réalité de sa vie, sous le charme, Jean-Pierre songe à consacrer un livre à cette aventure. D’un problème d’actualité, sans préjugés, Didier Van Cauwelaert a su raconter une belle histoire humaine.

L’éducation d’une Fée” Nicolas Rockel, après quatre années de bonheur avec Ingrid, dont il a un fils Raoul, s’interroge sur sa compagne qui lui annonce qu’elle le quitte. Nicolas, créateur de jouets, se demande comment annoncer la nouvelle à son fils Raoul. Une fée, Sézar, kurde, qui a écrit une thèse sur Gide et qui travaille comme caissière à l’hypermarché du coin, croise leur route. Cette rencontre produit un miracle : Ingrid revient.

Hors de Moi” Martin Harris, botaniste américain, sort du coma, après un accident de voiture, il quitte l’hôpital et rentre chez lui. Mais un autre Martin Harris l’a remplacé, il lui a pris son identité, son travail, son passé, sa mémoire, même  son entourage ne le reconnait pas. Ce roman aux allures de polar entraîne le lecteur dans une descente aux enfers, à mi-chemin entre le thriller et le para-normal, dans un suspense hallucinant où se mêle la folie et la manipulation.

Attirances” Trois nouvelles : une étudiante harcèle un écrivain célèbre en lui consacrant une thèse, un peintre s’accuse de tuer les femmes à distance avec ses pinceaux, une maison qui envoute jusqu’à la folie ceux qui s’y attachent, les personnages de ces trois nouvelles sont tous liés par un même secret. En explorant les limites entre réel et irréel, attirance fatale, magie noire, possession et manipulation, Didier Van Cauwelaert entraîne son lecteur dans une histoire diabolique et fatale.

Le Père Adopté” L’auteur raconte la relation avec son père, ses débuts d’écrivain, où instants tristes et amusants se mélangent. Didier Van Cauwelaert offre l’un de ses plus beaux personnages de roman en évoquant son père, un père énergique, à l’humour sans limites, généreux, bouleversant, “un mélange de brutalité et de tendresse” où les anecdotes s’enchaînent. Son livre raconte ce qu’est un romancier, comment l’auteur de ses jours a fait de lui un auteur à son tour et surtout comment il lui a donné la rage d’écrire depuis son plus jeune âge. Extrait : “J’avais sept ans et demi quand mon père a menacé de se tirer une balle dans la tête s’il était condamné à ne plus marcher, après un grave accident qui l’avait laissé très handicapé. J’ai fait mon deuil de lui à ce moment-là et j’ai décidé de devenir écrivain pour gagner ma vie à sa place”. Didier Van Cauwelaert dit de son père “C’était tellement naturel que j’écrive sur mon père : c’est par lui et avec lui que j’ai toujours écrit”, après sa mort, Didier Van Cauwelaert dira “Je ne pleure pas mon père, je le ris”.

La Maison des Lumières” Jérémie Rex, 25 ans, boulanger à Arcachon a le coeur brisé. Amoureux d’une femme qui le délaisse, il refuse de se résigner et veut retrouver celle qu’il aime telle qu’elle était au début de leur relation. Il part seul à Venise et entre dans un musée, fixe une toile de Magritte intitulée “L’Empire des Lumières”, et tombe, raide mort, foudroyé par une crise cardiaque… qui dure quatre minutes trente. Pendant cet arrêt du coeur, Jérémie vit une NDE -near-death-experience-, expérience de mort imminente, qui se traduit par une “sortie du corps”.. et son corps rentre dans le tableau de Magritte où il retrouve celle qu’il aime, telle qu’elle était auparavant… mais Jérémie se réveille, retour à la réalité.

Thomas Drimm, la fin du monde tombe un jeudi“, tome 1, raconte l’histoire d’un jeune ado de 13 ans qui vit dans un monde où tous les individus sont contrôlés par des puces cérébrales. Thomas Drimm va se révéler être le seul espoir de sauver l’humanité et choisir entre la protection tyrannique d’un savant, réincarné dans son ours en peluche, ou l’aide dangereuse de sa jeune et belle voisine. Avant d’être publié sur édition papier, ce premier roman feuilleton l’a été sur téléphone mobile. Pour Didier Van Cauwelaert, cette forme d’édition permet à la littérature d’entrer dans les nouvelles technologies.

Les Témoins de la Mariée” Une jeune chinoise âgée de 20 ans, arrive à Paris pour se marier. A l’aéroport elle est attendue par quatre personnes, quatre amis du marié, qui leur a demandé d’être les témoins de son mariage. Seulement trois jours avant le mariage, le futur marié s’est tué dans un accident de voiture. Les quatre amis viennent annoncer son décès à la future mariée. Ce roman sur l’amitié et l’amour pose la question de savoir si l’amitié est soluble dans l’amour. Est ce que l’histoire d’amour va diviser un groupe d’amis où cette perturbation va agir comme un révélateur. Raconté par quatre témoins, chacun a une vision différente de la jeune chinoise, qui va tour à tour, séduire, perturber, agresser et révéler ces quatres témoins et agir avec une sorte de machiavélisme amoureux, un suspense fondé sur l’émotion, la vérité et le mensonge.

Geneviève Brisac, écrivaine et éditrice d’émotions…

Geneviève Brisac

Geneviève Brisac est née le 18 octobre 1951 à Paris, d’un père aux origines tchèque, juive, allemande et roumaine et d’une mère aux origines arménienne, grecque et turque.

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