Tous les articles de Daniel Glassmann

Melissmell – Ecoute s’il pleut

L’année 2011 débute sous les meilleures auspices avec la sortie du premier album de Melissmell intitulé “Ecoute s’il pleut”.

A 30 ans, cette jeune femme originaire de l’Ardeche qui compose depuis 5 ans a une voix, des tripes et du coeur. Son nom de scène est un mixage de la Mélisse, une plante tonique, et du “Smell like teen spirit” de Nirvana. Digne héritière de Betrand Cantat, de Brel et de Léo Ferré avec un timbre proche de celui de Janis Joplin, elle emporte nos suffrages dès la première écoute.

D’entrée, dans “Aux armes” elle ose mélanger “la Marseillaise” et “l’Internationale” avec des clins d’oeil à Gainsbourg et à la chanson que Noir Désir a interprété sur des paroles de Léo Ferré dont elle partage un penchant certain pour l’anarchisme. Avec sa voix puissante et légèrement éraillée, on a envie de la suivre sur les barricades derrière son drapeau noir. On retrouve des paroles engagées dans “Les enfants de la crise” et la voix de Melissmell atteint des sommets dans “Sens ma fatigue”, “Sobre la muerte” et “Le silence de l’agneau”.

Melissmell parle aussi avec beaucoup de poésie de la vie et de l’amour. Comment rester indifférent à “Je me souviens”, ma préférée, qui me touche à chaque écoute avec son intro au violoncelle et ses “Mamans” déchirants. Les mélodies sont parfaites sur de superbes balades comme “Ecoute s’il pleut”, “Le mouton” ,”Des nouvelles par les ondes” et “Plutôt réver”.

Un album extrêmement contagieux à écouter en boucle…

>> Retrouvez l’interview de Melissmell par Save My Brain

>> Le clip de Aux Armes

Lyon : la fête des Lumières

Lyon : Fête des Lumières

J’avais dû annuler mon déplacement à Lyon la semaine dernière à cause des 40 cm de neige qui venaient de tomber sur la région Rhône Alpes. Par chance, j’y suis parti ce mercredi 8 décembre et cela m’a permis d’éviter la grande pagaille de la région parisienne et de profiter du temps clément qui régnait sur Lyon pour aller voir la « fête des Lumières ».

Souad Massi – Ô Houria

Après l’israélienne Yael Naîm, c’est l’algérienne Souad Massi qui profite de la « douce France » pour réussir un album mariant les rythmes de l’orient avec la musique rock et folk. Avant Ô Houria qui sortira dans les bacs le 8 novembre prochain, Souad Massi a abordé de nombreux genres musicaux y-compris le hard rock et a été l’égérie de la jeunesse algérienne dans les années 90. Depuis une dizaine d’années, elle est installée en France où elle a sorti trois albums studio.

Ce nouvel album « Ô Houria » co-réalisé par Michel Françoise et Francis Cabrel devrait connaître un bon succès en France grâce à de superbes mélodies plus folk et plus rock que dans les précédents. Souad Massi y mêle le chaâbi (musique populaire algérienne), la musique arabo-andalouse et chante en arabe algérien, en berbère et en français. On entend même Francis Cabrel chanter en arabe sur le très beau duo « Tout reste à faire ». Les guitares ont la partie belle mais également le « oud » (luth à manche court) virtuose de Mehdi Habbad. Les paroles sont poétiques et parfois engagées et devraient toucher aussi bien les français que les algériens.

Cet album ne contient que des merveilles et mérite votre écoute.

Souad Massi sera en concert le 9 novembre 2010 à la Cigale, puis dans toute la France.

Myspace : http://www.myspace.com/massisouad

GiedRé

Attention : ce nouveau talent va fait parler d’elle d’ici peu…

Même Laurent Baffie, provocateur devant l’éternel, qui l’a invitée le 30 mai sur Europe 1 à la demande de Raphael Mezrahi, a été choqué par les textes de cette chanteuse d’origine Lituanienne.

Il y a encore peu de photos d’elle mais on peut imaginer le décalage entre cette chanteuse guitariste et les paroles de ses chansons où elle se lâche sans aucun tabou ni aucune retenue. Comme Didier Super, elle est aussi peu respectueuse des conventions et du bien pensant que de sa propre personne. Son futur disque ne plaira pas aux ligues de vertu mais la polémique et le succès sont garantis.

Ses petites mélodies comme celle de “Mon anniversaire” font mouche.

En quelques jours, elle a pris la tête des classements Artiste et Morceaux sur myspace avec ses 6 chansons aux titres évocateurs :

  • Pisser debout
  • Vie de merde
  • Les questions
  • L’amour à l’envers
  • Mon anniversaire
  • Les petits enfants
  • Fis de

Elle n’a pas encore signé sur un label mais cela ne devrait pas tarder avec le buzz qu’elle génère. Ses apparitions en public semblent assez rares et la seule date annoncée est à La Loge à Paris le 25 juin.

Myspace : http://www.myspace.com/mmmoisie

Apocalypse Now

Sorti en 1979, Apocalypse Now est une adaptation du roman de Joseph Conrad « Au cœur des ténèbres », par Francis Ford Coppola.

Gran Torino

Pour ce qui devrait être sa dernière apparition à l’écran, Clint Eastwood se met en scène dans un film qui ressemble qui ressemble à un hommage à sa carrière. Son personnage est un savant mélange du « bon », de l’ « inspecteur Harry » et de l’ « Impitoyable » mais on trouve aussi beaucoup de points communs avec « Million Dollar Baby » comme l’humour, la volonté et la relation désastreuse avec sa famille, sauf que là, c’est bien lui qui va combattre un gang.

Marco Polo au Palais des Congrès

Marco Polo

Marco Polo, voila enfin le spectacle qui va faire entrer la danse dans le 21ème siècle. Alors que la danse classique et la danse contemporaine trop élitistes peinaient à trouver un large public et que les comédies musicales commençaient sérieusement à nous lasser, la compagnie de Marie-Claude Pietragalla nous offre un spectacle ambitieux mais accessible à tous et totalement dans l’air du temps.

La Casa en concert

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Il y a deux mois déboulait sur les ondes Rock l’étrange “Go Go Go” avec sa mélodie accrocheuse, son refrain moitié anglais moitié espagnol et sa trompette mexicaine. Chacun croyait reconnaitre un groupe ou un chanteur célèbre. Tout faux, c’était “La Casa”, un tout nouveau groupe Mayennais repéré il y a un an au “café des sports” à deux pas de la Maroquinerie et découvert par le public aux Francofolies.

Battle for Haditha

Plus connu comme réalisateur de documentaires, Nick Broomfield signe avec “Battle for Haditha” une oeuvre à part dans la longue liste des films de guerre.

Ce film aurait pu s’intituler “Le massacre de Haditha”. En effet, il n’y eu pas vraiment de bataille ce 19 novembre 2005. Après l’explosion d’un de leurs blindés qui tua un soldat et en blessa deux autres, les soldats américains tuèrent 24 civils Irakiens en représailles. Le premier communiqué officiel américain présentant les villageois comme des insurgés n’a pas résisté longtemps aux enquêtes des journalistes puis à celle de l’armée. Finalement, les soldats mais également des officiers seront donc jugés pour ce crime de guerre.

Le film est donc basé sur des faits réels et sur une enquête approfondie, le metteur en scène s’étant entretenu avec le principal responsable du massacre ainsi qu’avec plusieurs soldats américains présents ce jour-là. Il a voulu ajouter au réalisme du film un casting composé d’anciens marines et de réfugiés irakiens en Jordanie où a été tourné le film. L’acteur principal, Elliot Ruiz, s’est engagé à 17ans -comme son personnage- pour fuir les ghettos de la banlieue de Philadelphie et a apporté son expérience personnelle dans certaines actions et dialogues improvisés.

“Battle for Haditha” montre le destin croisé de la garnison américaine, des poseurs de bombe et des villageois martyrs. Ceux-ci sont montrés sous un jour vraiment humain, avec un couple très amoureux et une circoncision qu’ils fêtent malgré la bombe dont ils ont deviné la présence. Celui qui la pose est un ancien soldat de Saddam Hussein, qui, déçu par les américains, se vend aux intégristes dont il ne partagera pas la joie devant l’aubaine que représentent ces martyrs pour leur propagande. Quant aux soldats américains issus des couches pauvres et des minorités ethniques, ils montrent des signes de paranoïa et finissent par craquer car ils vivent reclus et sont constamment mis sous pression par les attentats et leur état-major.

Bien accueilli dans plusieurs pays du moyen orient, ce film plutôt dérangeant sortira au mois de mai aux USA. Il a reçu en 2007 le Prix de la mise en scène au Festival de San Sebastian, ainsi que le Prix du public au Festival du film d’histoire de Pessac. Mais même si le réalisateur a voulu faire un film humaniste et optimiste, on ne peut, en le voyant, que s’inquiéter du sort des irakiens, quelque soit l’issue de ce conflit…

Joy Division – Closer

Dépressifs, suicidaires, passez directement au disque suivant. Le nom du groupe s’inspire des prostituées juives dans les camps de concentration, le chanteur s’est pendu et le groupe a continué sous le nom de New Order(équivalent du FN en Angleterre). La pochette blanche et grise avec un gisant donne le ton… Pour la musique, c’est de la “Cold Wave”, tout est grave et sombre : la basse, les percussions, la voix de Ian Curtis dont la courte vie a inspiré le film récent “Control” d’Anton Corbijn. Si vous l’écoutez quand même, vous risquez gros mais je fournis l’antidote dans les chroniques suivantes. (cf la chronique sur les Wombats)

A écouter : “Isolation” – “Means to an end” – “Heart and Soul”

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