Tous les articles de Daniel Chalaye

Seagull Strange – Better Angels Of Our Nature

Seagull Strange c’est la rencontre de six passionnés de musique éparpillés au Royaume-Uni qui se retrouvent durant cinq jours pour enregistrer leur premier album.

Leur musique est une fusion de rock et de pop, possédant une énergie et une vitalité contagieuse. Leur noms est assez bien choisi, puisque “étrange” est la première chose que l’on se dit à l’écoute de leur musique, puis vient “intéressant”, et pour certains on pourra même aller jusqu’à “addictif”. Leur premier album Better Angels Of Our Nature est d’abord sorti outre-manche en 2007 où il a reçu de très bonnes critiques. Le public aussi est au rendez-vous et le groupe tourne beaucoup. En 2008 ils commencent à préparer un nouvel album (qui n’est toujours pas sorti). Et dès le 11 mai, ce premier album sera disponible en France chez Volvox Music.

Le MySpace
Le site

* Cahier de vacances 2010 – Article initialement publié le 10 mai 2009

Music Go Music – Light of Love

Il y a un an déjà, le groupe Music Go Music a réussi à envelopper la sortie de son premier album d’un buzz en jouant sur le mystère (groupe totalement inconnu sortant de nul part, de faux nom pour les différent membres du groupes) et un revival de la fin des années 70, hommage à Blondie et Abba.
L’album sorti en octobre 2009 s’intitule Expressions, il est composé de 9 pistes disco-pop dont on peut retrouver des versions live sur la page Vimeo du groupe.

Un seul vidéo-clip a été réalisé, pour le morceau Light Of Love, par Meredith et David Metcalf (du groupe Bodies Of Water, et à l’origine de Music Go Music).
Après nous avoir fait revivre le passé, ils font un bon vers un futur nostalgique dans lequel un grand nombre de groupe se retrouve(ro)nt.

A ne pas manquer, les versions lives de leur morceaux sur Vimeo.

Albums de vacances

Pour ce numéro spécial Cahier de vacances et en attendant de fêter les 3 ans de votre magazine préféré, je vous propose une sélection de 3 albums à découvrir ou à redécouvrir.

Jenny LewisAcid Tongue

Je concluais ma chronique en disant que l’album s’améliore à chaque écoute, et bientôt deux ans plus tard, je le confirme. Je continue à écouter cet album une à deux fois par mois, parce que je ne m’en lasse pas, et surtout en attendant de pouvoir écouter ses nouveaux travaux. D’ailleurs elle vient justement d’annoncer son nouveau projet. Jenny Lewis aime se renouveler régulièrement et après avoir chanté dans un groupe (Rilo Kiley), et en solo (mais avec plein de monde), elle passe au duo avec son compagnon Johnathan Rice. Ils se font appeler Jenny and Johnny et viennent de sortir leur premier single Scissor Runner. (en téléchargement sur leur site)

Lire la chronique d’Acid Tongue.

Lisa MitchellWonder

Wonder est le bijoux pop de l’été dernier, mais pas un simple album de saison qui aurait été oublié à la rentrée. Un an plus tard, en Australie le succès de Lisa Mitchell reste intact (concerts complet, diffusion de single sur les radios nationales), ailleurs on continue à la découvrir petit à petit grâce à des séries tv et films qui choisissent ses chansons pour leur BO. Les plus chanceuses pourront la voir en fin de semaine en Allemagne.

Lire la chronique de Wonder.

Le Prince MiiaouSafety First

Une surprise, et même plus un véritable choc. La découverte du deuxième album du Prince Miiaou a été une expérience éprouvante mais nécessaire. Je ne pense pas avoir encore réussi à apprivoiser ce Safety First que j’aborde toujours avec un certain doute et que je termine avec satisfaction et envie de presser le bouton “lecture” à nouveau.

Lire la chronique de Safety First.

Ruth Theodore – Worm Food

Ruth Theodore est une jeune chanteuse anglaise, elle fait partie de ces artistes, bien trop rares, qui ont un sens inné de l’écriture. Sa musique est résolument du style folk, dans le sens originel du terme.

Les thèmes qu’elle aborde vont de la politique (Overexpanding) aux relations personnelles (Grounded), avec beaucoup de finesse et d’esprit. Son jeu de guitare, en grande partie constitué de “picking” la distingue des autres chanteuses-à-guitare-acoustique et constitue un accompagnement idéal à son interprétation si inspirée. Elle chante et joue comme si elle était “habitée” par ses textes et sa musique ce qui lui permet de captiver son auditrice (ou auditeur) et de lui transmettre ses émotions. Elle apporte un regard frais et neuf sur la “chanson à texte”.

Elle a enregistré et produit son premier album Worm Food (2007) presque toute seule, en s’accompagnant à la guitare et en invitant sur quelques morceaux un accordéon, un violon, une batterie et une contrebasse. Pour distribuer son album, elle s’est associée au label indépendant anglais River Rats Records qui a la particularité d’utiliser des matériaux recyclés. Désireuse de partager au maximum sa musique, elle a diffusé pendant un an son disque sur le site Jamendo où il était écoutable et téléchargeable gratuitement. Bien sûr pour la soutenir il vaux mieux acheter son disque où la voir en concert (si vous passez à Londres, pensez-y).

Son premier album Worm Food :

Son site : http://www.ruththeodore.com/
Le site de son label : http://www.riverratrecords.com/

* Cahier de vacances 2010 – Article initialement publié le 15 mars 2009

Lissie – When I’m Alone

Originaire de l’Illinois et vivant en Californie, Lissie Maurus a su attirer l’attention sur elle fin 2009 en sortant un magnifique deuxième EP countryfolk : Why You Runnin’. Forcément on l’attendait au détour de son premier album, les oreilles aiguisées, près à apprécier une bonne dose de folk portée par la voix puissante de chanteuse américaine.

Quelle surprise ! Ce Catching a Tiger sorti il y’a juste quelques jours est à la première écoute bien loin de la Lissie que l’on attendait, ce premier album est légèrement rock, subtilement pop, naturellement folk et partiellement rétro. Un mélange qui s’apprécie avec plusieurs écoute et dont le single When I’m Alone est un bon aperçu.

La vidéo de When I’m Alone est signée Isaac Rentz qui a auparavant réalisé des clips pour Cage The Elephant, Great Lake Swimmers (entre autre).

Les liens :
Isaac Rentz : www.isaacrentz.com/
Lissie : www.lissie.com/

Photo : Valerie Phillips

Audra Mae – The Happiest Lamb

Il y a des promesses qui sont difficiles à tenir.

Fin 2009 Audra Mae en a fait une belle en annonçant la sortie de son premier album après un magnifique second EP intitulé Haunt.

Audra est l’ainée de six enfants, élevée dans une famille dont la musique est une passion et aussi un gagne pain, il n’est pas étonnant qu’elle ai choisi ce moyen d’expression.
Originaire de l’Oklahoma, un état possédant une histoire et culture riche, Audra a préféré s’installer à Los Angeles pour travailler sa musique. Elle se fait remarquer à l’Upright Cabaret, plaque tournante des futurs talents scénique. Bien qu’elle aime particulièrement faire des reprises, c’est déjà pour ses textes qu’elle est remarquée. On lui demandera d’ailleurs d’écrire des chansons pour plusieurs artistes, dont une dont la presse s’est emparée : Susan Boyle.
En 2008, elle avait déjà réussi à toucher un autre publique grâce a sa reprise de Forever Young (Bob Dylan) qui fut diffusé dans un épisode de la série Sons of Anarchy.
Un parcours déjà bien mouvementé qui la conduit à finalement signer un contrat avec le label punk Side One Dummy, avec qui elle a sorti en octobre 2009 un EP très prometteur Haunt.

Seulement 7 mois plus tard est sorti son premier album The Happiest Lamb.

L’album s’ouvre sur le morceau éponyme, le plus catchy et mainstream.

The Happiest Lamb est une parabole, l’histoire d’un agneau suivant un berger, mais qui fini par réaliser que “No shepherd man alive / Can grow the wool that gets him paid” et finalement décide de suivre son propre chemin. Il est assez aisé de faire le parallèle avec l’industrie musicale, et ce premier morceau est le point de vue défendu par Audra depuis qu’elle travaille professionnellement dans la musique.
Avec le conte contemporain Millionnaire, Audra fait preuve d’une sublime plume sur un texte inspiré de la récession (on parle toujours de crise ?) que nous vivons. Le texte est parfait et sa conclusion quasi philosophique (“A rich man today / Is a poor man tomorrow.”).

Le morceau country folk The River dont l’optimisme musical contraste avec le texte est l’occasion de prendre un nouveau départ, avant de chuter à nouveau avec Snakebite, un texte sur l’addiction, sujet souvent traité, mais encore une fois Audra fait preuve d’originalité.
My Lonely Worry est une ballade country dont la mélancolie va jusqu’à modifier la voix d’Audra. The Fable est une chanson plus sombre qui met en avant le talent de conteuse de la jeune chanteuse.
L’inquiétant Lightning In A Bottle est sujet à libre interprétation, regret, perte d’innocence, sens de la vie… chacun y trouvera son compte.

Sullivan’s Letter fait directement référence à un point capital de l’histoire des États-Unis, la Guerre de Sécession et se base sur une lettre écrit par le général Sullivan Ballou à sa femme, une semaine avant qu’il ne meurt. La rythmique du morceau dont une sensation de marche militaire qui colle au plus près du sujet.
Sur Bandida le chant d’Audra est mystique et rappel ce style musical traditionnel issu des montagnes Appalaches.

Smoke est une ballade sombre et fataliste très bien interprétée, Audra réussi à contenir sa voix pour raconter cette histoire avec une distance qui rehausse le sujet.
L’album se termine en beauté sur la sublime reprise de Little Sparrow (Dolly Parton), juste un piano est la voix envoutante d’Audra Mae qui donne une nouvelle dimension, une nouvelle vie à cette chanson.

Audra a tenu sa promesse et nous offre un album inspiré et inspirant, et qui se trouve lui même être la promesse d’un futur des plus intéressant. A suivre donc !

Son site : Side One Dummy
Sa page : MySpace

Photo : Piper Ferguson

CocoRosie – Lemonade

Les sœurs Casady ont sorti début mai leur quatrième album Grey Oceans. Aussi inattendu, intéressant, envoutant que les trois précédent disques, il apporte près de 50 minutes de magie dont le point culminant est Lemonade qui se trouve justement être le premier single extrait de cet album frisant la perfection.

On doit ce clip à la réalisatrice australienne Emma Freeman, tout comme les trois intrigants trailers qui ont précédé la sortie du nouvel album de CocoRosie. Cette vidéo est sans le moindre doute la plus réussi du groupe (oui c’est pas difficile, elles ne sont pas encore nombreuses), la réalisation est de très bonne qualité et n’oublie pas de reprendre les thèmes obsédant le duo.
Idéal pour découvrir ou redécouvrir Bianca et Sierra Casady !

Le site officiel en français : http://cocorosie.fr/

The Living Sisters – Love To Live

On en a rêvé (enfin au moins moi), elles l’ont fait. Les trois chanteuses américaines originaires de Los Angeles Eleni Mandell, Inara George et Becky Stark ont enfin donné vie au groupe The Living Sisters qui n’existait jusqu’ici que pour leur propre divertissement.

Rappel des faits :

Eleni Mandell, née à l’automne 1969 a sorti un peu moins de 10 albums en un peu plus de 10 ans. Elle raconte que le groupe punk X lui a donné envie de se lancer dans la musique, on retrouve d’ailleurs cette énergie dans sa production solo. Mais ses inspirations sont plus vastes que le punk californien, folk, jazz, pop… en fait Eleni est influencée par tous les genres et offre une musique subtile et originale. Il suffit d’ailleurs d’écouter son dernier album Artifical Fire (2009) pour avoir un aperçu de l’étendu de son talent.

Inara George, née durant l’été 1974 est certainement la plus connue des trois “sœurs”. Bien sûr le succès du duo synthpop The Bird and The Bee y est pour beaucoup, et elle mériterait autant de reconnaissance pour son travail solo (trois albums depuis 2006). Inara est la fille de Lowell George qui, après avoir joué avec Zappa dans le groupe Mothers Of Invention, a formé le groupe de rock Little Feat.

Becky Stark, la petite sœur, est la plume et la voix de Lavender Diamond, la moins connue des trois n’en est pas moins la plus intéressante. Son charisme, sa voix et son grain de folie en font l’égérie de la nouvelle scène folk américaine.

The Living Sisters est né de la rencontre entre Becky et Eleni, qui ont rapidement joué et chanté ensemble, pour le fun. Quelques mois plus tard Inara se joint au duo qui vocalise, gratte et reprend. Pendant trois ans les trois sœurs gardent pour elles leur union. Certainement car elles ont déjà beaucoup à faire avec leurs carrières respectives, peut-être aussi car elles ont envie de garder ses instants pour elles. Mais finalement l’envie de se produire sur scène et d’enregistrer un disque se fait plus forte et The Living Sisters se livre enfin au public.

C’est donc avec beaucoup d’expérience en solo et en groupes que les trois sœurs angéliques se réunissent dans un studio afin d’enregistrer une dizaine de chansons rieuse, sérieuse, amoureuse, dangereuse. Elles commencent en douceur, souriantes, vocalisant sur How Are You Doing? Elles vont bien, nous aussi.

L’album nous plonge dans un mélange entre classic folk-song et country, le tout agrémenté d’harmonies et de délicieuses vocalises. Alors bien évidemment il y a là derrière un peu de nostalgie, comme dans le morceau Ferris Wheel d’Eleni Mandell.
Inara George n’a écrit qu’une seule chanson, mais qu’elle chanson ! Blue est simplement parfaite dans sa candeur et sa naïveté.
Becky Stark a aussi son mot à dire mais la berceuse Cradle est quelque peu maladroite.
Pour rattraper ce léger faux-pas, rien de tel qu’une reprise de Bessie Smith. Good Ole Wagon est parfaitement interprétée et musicalement très réussi.
Eleni se fait tout sucre pour Hold Back et Becky rivalise avec elle sur This Mountain Has Skies. C’est beau, on n’a même pas le temps d’en redemander que déjà l’intro du lumineux Double Knots démarre et nous amène droit vers cet improbable refrain “My baby ties me up in double knots”.
Une deuxième reprise pour se remettre les idées en place, (You Don’t Know) How Glad I Am fut chanté pour la première fois par Nancy Wilson, souvent reprise mais jamais égalée, les trois sœurs s’en sortent bien, voir même très bien.

Don’t Let The Sun Goes Down conclut l’album avec mélancolie, le contraste est fort avec le début de l’album, l’impression d’avoir traversé une époque, une vie en seulement 33 minutes.

En écoute : How Are You Doing?

The Living Sisters sur MySpace http://www.myspace.com/thelivingsisters

Watine – Nothing Else

D’un coté Catherine Watine, qui fait de la “Musique pour âmes sensibles”, ou pour rester terre à terre, de l’electro-acoustico-piano-pop avec ce petit plus que possède quelques rares artistes français.
Une musique envoutante.
De l’autre Thomas Guerigen, animateur au talent sans fin capable de passer de l’animation de marionnettes aux images de synthèse, en passant par la 2D.
Un univers poétique et fantastique.
Au centre, la réunion des deux talents en un clip vidéo, celui de Nothing Else. Titre qui ouvre l’album B-Side Life de Watine, sorti l’année dernière.

Entrez dans les mondes de ces deux artistes en visitant les liens suivants :

Pour les yeux :
http://www.myspace.com/thomasguerigen
http://www.thomasguerigen.book.fr

Pour les oreilles :
http://www.myspace.com/watine
http://www.watineprod.com/

Joanna Newsom – Have One On Me

Joanna Caroline Newsom, née en Californie il y a à peine plus de 28 ans, a commencé à jouer de la harpe à huit ans (mais raconte qu’elle voulait jouer de cet instrument dès ses deux ou trois ans). Elle se débrouille aussi pas mal avec un piano et d’autres instruments, mais sa modestie lui fait dire que le seul instrument dont elle sait bien jouer est la harpe. Et même dans cette déclaration elle est trop modeste, Joanna fait plus que bien jouer de la harpe, elle innove, recherche, expérimente et petit à petit rend cet instrument accessible.

C’est en 2002 que Joanna Newsom enregistre ses premières compositions, sans intention de les vendre Walnut Whales et Yarn and Glue seront tout de même distribués à quelques exemplaires lors de ses premiers concerts. Un de ces disques tombera dans les mains de Will Oldham, a.k.a. Bonnie ‘Prince’ Billy qui, impressionné par ces compositions, l’invitera à faire ses ses premières parties et l’aidera à obtenir un contrat avec le label Drag City.

C’est ainsi qu’en 2004 parait son premier album The Milk-Eyed Mender produit par Noah Georgeson (qui l’avait déjà aidé à enregistrer ses deux premiers EP). Ce disque entre rapidement dans la liste des albums favoris des critiques musicaux qui la découvre à cette occasion. Mais mis à part la presse spécialisée, le succès n’est pas vraiment au rendez-vous. Peut-être est-ce du à cet instrument inhabituel, ou à cette voix, toute aussi inhabituelle, parfois même qualifiée de “crispante”.
C’est avec le surestimé Ys sorti en 2006 que Joanna Newsom commencera à se faire un nom. La présence de Van Dyke Parks aux arrangements et de Steve Albini à l’enregistrement lui aura valu, un, d’être écouté par un public un peu plus conséquent que celui auquel elle s’adressait précédemment, deux, d’excellentes notes et critiques (certainement attribuées et rédigées avant même d’avoir écouté les cinq chansons que composent cet EP). Le résultat est finalement décevant car il ne colle pas à l’artiste, mais au moins Joanna est là, bien installée dans un paysage musical où la harpe manquait, sans que l’on s’en rende compte.

Son triple album Have One On Me est sorti le 23 février 2010

Sortir un triple album en cette période de vente à la découpe est une action rebelle ou stupide, peut-être les deux. L’industrie culturelle incite les artistes à être visible à chaque instant. Ils doivent présenter leur production au fur à mesure du processus de création, en venant à détruire la structure même de l’œuvre qu’ils créent. Un album doit-il être une succession de single déjà entendus, commentés, analysés avant la sortie de l’album, parfois avant même l’écriture des autres singles qui constitueront cet album ?
La tendance actuelle est de répondre oui, car le constat est simple : le concept, l’idée, de l’album est en train de mourir sous nos clics frénétiques sur les différentes plateformes de vente à la découpe.
Cela m’attriste un peu, mais les modes de consommation évoluent (pas toujours dans le bon sens) et c’est bien naturel.
Et il y aura toujours des artistes stupides et rebelles pour continuer à faire ce travail à haute valeur ajouté qu’est la recherche d’un fil conducteur sur 60 à 70 minutes, d’une cohérence entre une douzaine de chansons.

Joanna pousse même le bouchon un peu plus loin avec Have One On Me, 3 disques, 18 chansons, 2 heures de musique, des titres d’une durée moyenne de 6 minutes. Joanna reprend sa position en marge du système et fait oublier les ornements de Parks en travaillant en collaboration avec Ryan Francesconi qui trouve juste les bons arrangements correspondant à l’univers lyrique, romantique et subtil de la harpiste.
Have One On Me peut paraitre prétentieux au premier abord, mais il n’en est rien, la force de Joanna Newsom est d’avoir sorti un album qui plaira autant à ses fans de la première heure (qui pourront être surpris par le changement de voix de la chanteuse) qu’il plaira à de nouveaux auditeurs.

Drag City : www.dragcity.com
Écouter en concert : www.npr.org

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