Tous les articles de Camille Bocquillon

Killing Bono

affiche-killing-bono

Parmi les groupes de rock les plus célèbres au monde figurent les Irlandais de U2. C’est vrai, qui ici ne connait pas au moins un de leurs titres ? Sunday Bloody Sunday, With or Without You, One, Still Haven’t Found What I’m Looking For, etc., autant de tubes incontournables qui ont fait le succès de la bande à Bono. Pourtant, U2 ne fait pas forcément l’unanimité. Neil McCormick par exemple ne serait pas contre faire taire une bonne fois pour toute le leader charismatique du groupe. Et quand Nick Hamm adapte son histoire sur grand écran, ça donne une comédie loufoque nommée Killing Bono, sortie dans les salles le 3 août dernier.

Strom – tome 1 : Le Collectionneur

Strom - Le Collectionneur

Résumé :

« Entrez dans le monde du Strom … »

Dans les sous-sols du Louvre, une société occulte œuvre pour protéger l’Humanité : la confrérie des Chevaliers de l’Insolite. Elle préserve le secret de l’existence de mondes insoupçonnés, invisibles au commun des mortels.
Aujourd’hui, l’Organisation recrute la prochaine génération de chevaliers. Raphaël et Raphaëlle sont de ceux-là. Maitrise des sciences paranormales, télépathie, lévitation, les jumeaux développent, en parallèle de leur vie de collégiens ordinaires, les capacités inexplorées de leur esprit.
Désormais initiés aux pouvoirs du Strom, ils se lancent bientôt à la recherche d’un objet précieux, dérobé à la confrérie par un mystérieux collectionneur …

Game of Thrones

La dernière née de la chaine américaine HBO, spécialiste des séries, réjouira sans aucun doute les fans d’héroic fantasy. Au printemps dernier, elle a frappé fort en proposant une toute nouvelle série, directement inspirée de l’œuvre de George R.R. Martin, Le Trône de Fer. Le pilot de la saison 1 a enthousiasmé les fans de la saga et, du même coup, fait de Game of Thrones un véritable phénomène.

A la base pas une grande fan de fantasy, qui plus est lorsqu’il s’agit d’une adaptation et d’une production américaine, je me suis néanmoins laissée tenter par Game of Thrones, parce que j’en avais entendu du bien, et que j’avais besoin de me consoler de la fin des Tudors ! C’est donc pleine de préjugés que, le mois dernier, j’ai lancé l’épisode pilot de cette nouvelle production du géant HBO.

Première impression : le générique est parfait ! Pour les non-initiés (comme moi à l’époque), il plonge d’emblée le spectateur dans l’univers de George R.R. Martin en présentant brièvement le monde de Westeros : Port-Réal, Winterfell, le Mur, Essos, de l’autre côté du détroit, où sévit le redoutable Khal Drogo, chef des Dothrakis. Puis l’épisode commence. Trois cavaliers sortent de ce que l’on suppose être le Mur pour s’enfoncer dans une forêt hostile. La scène qui s’ensuit est à glacer le sang et introduit à la perfection la menace planant sur les habitants des Sept Royaumes : Winter is Coming. L’hiver vient, et avec lui les effroyables Marcheurs Blancs …

A Winterfell, Lord Eddard Stark, gouverneur du Nord, s’apprête, en compagnie de sa femme, Cat, et de ses enfants, à recevoir la visite du Roi des Sept Royaumes, Robert Barathéon, venu quérir son aide et faire de lui la nouvelle Main du Roi suite à la mort de l’ancienne. La Reine est là elle aussi, Cersei Barathéon, accompagnée de ses enfants, dont son fils ainé, Joffrey, et de ses frères, Jaime et Tyrion Lannister, dit le Gnome. Près d’une heure est nécessaire à l’introduction de la myriade de personnages participant à l’intrigue de cette première saison. Chez les Stark, il y a aussi le fils bâtard d’Eddard, Jon Snow, gardien du Mur, sans oublier Viserys et Daenerys, les derniers survivants de la maison Targaryen, héritiers légitimes du Trône de Fer.

Le Trône de Fer, parlons-en ! Objet de toutes les convoitises ! Qui en est le digne héritier ? La logique voudrait qu’il revienne à Viserys Targaryen, fils du dernier Roi des Sept Couronnes. Mais Robert Barathéon s’en est emparé par la force et Viserys et sa sœur ont dû s’exiler. Seulement voilà, le jeune homme n’est pas le seul à vouloir monter sur le Trône. Les riches Lannister le convoitent également et œuvrent dans l’ombre afin de se l’approprier …

Vous l’aurez compris, Game of Thrones est une époustouflante fresque médiévale. Sur fond de fantastique, la série constitue une grande aventure politique, pleine de machinations, de coups-bas et de trahisons perpétrés dans le but d’accéder au pouvoir. Chacun sert ses propres intérêts, à part peut être Ned Stark, seul homme loyal dans cette mer remplie de requins. La série monte en puissance tout au long de la première saison, des têtes tombent, pour finir en apothéose dans le dernier épisode et promettre une suite à la hauteur des attentes les plus folles !

Côté visuel, elle est tout aussi élaborée. Elle bénéficie (grâce à un budget plutôt conséquent !) d’une mise en scène parfaitement soignée. Les décors naturels (irlandais et maltais) sont à couper le souffle, les costumes magnifiques et les intérieurs fidèles à l’atmosphère médiévale des livres. Petit avertissement pour les âmes sensibles : certaines scènes de sexe (assez présentes il faut le dire !) pourront choquer les plus prudes, et d’autres, de violence, seront parfois difficiles à regarder. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de cette série ! Complexe, directe et torturée, l’intrigue est épurée de toute sensiblerie et se prête ainsi à merveille à l’univers proposé par l’auteur.

Le casting, quant à lui, se paye le luxe de voir Sean Bean (Benjamin Gates, Le Seigneur des Anneaux, Percy Jackson) endosser le rôle de Lord Stark, et Peter Dinklage (Joyeuses Funérailles, Le Monde de Narnia) celui de Tyrion Lannister. Les autres sont d’illustres inconnus (ou presque) mais incarnent leur rôle à la perfection et contribuent à faire de Game of Thrones un véritable succès, qui ne manquera pas de conquérir les fans d’héroic fantasy, mais aussi les autres, tant son intrigue et sa production sont de qualité. Vivement la saison 2 !

Bande annonce :

Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2

Voilà, ça y est, le moment tant redouté est arrivé. Harry Potter, c’est fini ! Après avoir émerveillé pendant plus de dix ans les jeunes (et moins jeunes !) fans du sorcier à lunettes du monde entier, la saga s’est achevée, le 13 juillet dernier, avec la sortie sur les écrans de l’ultime opus de la série : Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2. Une page se tourne. Un chapitre se clôt. Mais pour celles et ceux qui ont grandi avec Harry, la magie ne s’arrêtera jamais …

1998.
C’est l’année de parution en France du premier volet d’une saga qui allait devenir incontournable : Harry Potter à l’École des Sorciers. 13 ans, 7 livres et 8 films plus tard, l’aventure prend fin. Et quelle fin ! L’adaptation sur grand écran de la seconde partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort conclut magistralement plus d’une décennie de magie !

Au début de cette suite, nous retrouvons Harry, Ron et Hermione à la Chaumière aux Coquillages, la maison de Bill et Fleur Weasley. Harry vient à nouveau de perdre un ami. Au milieu des dunes, avec vue sur la mer, gît Dobby, elfe libre. Le rapide passage par la demeure de Bill et Fleur offre au trio ainsi qu’aux spectateurs un rare moment de répit dans cette seconde partie où les évènements s’enchainent à cent à l’heure ! Car il reste encore tant de choses à accomplir afin de venir à bout du mage noir le plus puissant de tous les temps. Trouver les Horcruxes. Les détruire. Mener la bataille finale.

Dans l’ensemble le film respecte plutôt très bien l’œuvre de J.K. Rowling. Rien ne manque, même si, personnellement, j’ai regretté que le début du film n’ait pas été plus soigné. En effet, si l’on n’a pas lu les livres (honte sur vous !^^) l’on comprend difficilement comment Hermione est entrée dans la peau de Bellatrix, quant au roux qui se tient à ses côtés, j’ai moi-même mis une seconde pour réaliser qu’il s’agissait de Ron ! Mais où a-t-il trouvé ce déguisement ?! Cela n’aurait pas couté grand chose de mentionner qu’Hermione avait modifié son apparence … Bref ! Idem pour la scène chez Gringotts, qui aurait pu être mieux exploitée. Quelques détails m’ont chiffonnée, comme par exemple le fait que ce soit Hermione qui prenne l’initiative de grimper sur le dragon, mais bon, rien de bien dramatique en soi ! A part cela, et même si deux ou trois faits se déroulent de façon différente, je dois avouer avoir été plutôt bluffée par la qualité de cette seconde partie. Mieux. Certaines scènes m’ont davantage bouleversée dans le film que dans le livre.

Là où le film est formidable, c’est qu’il fait la part belle à un personnage jusqu’alors souvent relayé au second plan : Severus Rogue. L’énigmatique professeur, devenu directeur de Poudlard, a bien caché son jeu alors qu’il tient un rôle primordial dans le déroulement des évènements. De nombreuses interrogations ont été soulevées dans la première partie, voire dans les autres tomes. Rogue est la réponse. Et en tant que fan inconditionnelle de Severus depuis le début, je ne pouvais qu’être conquise par ce dernier film ! Alan Rickman est parfait et tout ce qui concerne son personnage a formidablement été mis en images. Son rôle en tant que directeur, sa confrontation avec Minerva McGonagall, sa mort … et ses souvenirs … Ma scène préférée du film. La plus émouvante de toute la saga.

Tout est réunis dans ce film pour en faire une fin digne de ce nom. Il y a de l’amour, de l’humour (mention spéciale à Ron, toujours aussi drôle malgré lui^^), de l’action, de l’émotion. Beaucoup d’émotion, et ce même si la mort en direct de Fred est « légèrement » passée à la trappe ! Les personnages et scènes que j’attendais de voir avec impatience sont au rendez-vous. Abelforth Dumbledore est extra, Helena Serdaigle terrifiante, Minerva McGonagall étonnante, dommage juste que l’on n’ait que vaguement aperçu les Carrow. Autrement, la bataille de Poudlard est époustouflante et sublime visuellement (la scène où les statues s’éveillent m’a littéralement collée la chair de poule !), la confrontation finale entre Harry et Voldemort largement à la hauteur de mes attentes, avec même un petit rab absent dans le livre mais cohérent dans le film et, évidemment, le fameux épilogue, 19 ans plus tard …, sur le quai de la voie 9 3/4, est présent lui aussi. LA scène (enfin avec celle du baiser entre Ron et Hermione – pas trop tôt !) que l’on attendait tous !

Au final tout y est et même plus. Je suis ressortie de la salle bouleversée par certains passages et aussi triste que ce à quoi je m’étais préparée. Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 aura offert aux fans une conclusion palpitante et émouvante à une saga qui restera gravée longtemps, très longtemps, dans la mémoire de bon nombres d’entre nous. Et, quoiqu’on en dise, ce dernier film ne marque pas la fin de la saga. Non. Comme l’a rappelé J.K. Rowling elle-même lors de la première londonienne : « Poudlard sera toujours là pour vous accueillir. » La magie continue.

La descente aux enfers de Jonathan Rhys-Meyers

Jonathan Rhys Meyers

Je vous avais emmenés en Irlande lors du dernier Chromosome Y, eh bien restons-y ! De toute façon la météo de cet été ne pourra pas être plus exécrable que par ici. Parce que, comme nous l’avons vu dernièrement, le pays de W.B. Yeats et de U2 compte plus de talents qu’il n’y paraît ! Parmi eux, un acteur hors du commun : Jonathan Rhys Meyers.

Promise – Ally Condie

Synopsis :

Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d’habitation, la façon de se nourrir, de s’habiller. Même la mort de ses habitants est programmée. Mais surtout, les Officiels qui la régissent organisent les mariages selon des critères de compatibilité optimale. Aussi, quand Cassia apprend qu’elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l’enfance, tout lui semble parfait ! Pourtant, c’est le visage d’un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l’écran ne s’obscurcisse … Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est classé Anomalie et n’a par conséquent pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky lui fait découvrir l’écriture, la poésie, le dessin, au travers duquel il lui raconte son histoire. Cassia tombe amoureuse. Mais Xander reste son Promis selon les lois érigées par la Société. Peu à peu, l’image de cette Société “parfaite” s’effrite aux yeux de l’adolescente d’ordinaire si disciplinée. Le doute s’insinue dans son esprit. Mille questions viennent la perturber …

Mon avis :

L’action n’est clairement pas ce qui caractérise le premier tome de cette trilogie. Le récit est assez lent, peu d’évènements notables se produisent, pourtant, l’on s’attache sans difficulté à Cassia et à son environnement.

Pas particulièrement fan de dystopie (mélange de science-fiction et de récit d’anticipation), j’ai néanmoins été séduite par l’univers proposé ici. Les codes liés au genre sont parfaitement respectés. Les personnages sont bien construits, l’environnement maîtrisé. La narration, fluide et accessible, permet au lecteur de s’immerger facilement dans cette Société hyper contrôlée, qui surveille les moindres faits et gestes de ses habitants. Ils ont juste assez de liberté pour ne pas être tentés de se rebeller. C’est dans ce climat pacifique, certes, mais non moins répressif que Cassia tombe amoureuse de Ky. Le lecteur suit l’évolution de leur relation alors que les adolescents s’efforcent de ne pas attirer l’attention des Officiels. Et plus elle en apprend sur Ky, plus Cassia remet en question le fonctionnement de leur Société. Pourquoi ne pourrait-elle pas choisir d’aimer qui elle veut ? Pourquoi son grand-père n’aurait-il pas pu vivre plus longtemps ? Qu’abritent les Provinces Lointaines situées au-delà des murs de la Société ? Autant de questions qui incitent l’adolescente à vouloir reprendre le contrôle de son existence.

Il est donc question dans ce récit de rébellion, de désir de libre-arbitre, de quête d’une liberté de choix dont les personnages ont été privés. Des thèmes finalement qui, au vu de l’évolution de notre propre société, interpellent forcément le lecteur. L’auteur parvient à conserver son attention en semant, par ci par là, des détails laissant présager d’une future rébellion. Cassia voit donc plusieurs aspects de sa vie bouleversés. Ses rations de nourriture sont diminuées, sa mère est envoyée travailler au loin, les reliques des habitants, des objets du passé (de notre époque donc), leurs sont confisquées, jusqu’au jour où Cassia voit Ky être emmené de force afin de combattre les ennemis de la Société dans les Provinces Lointaines. C’est la goutte d’eau pour la jeune fille. Il est temps de réagir.

Ainsi le premier tome prend fin sur la décision de Cassia de rejoindre Ky, par tous les moyens. Il semblerait qu’elle ne soit pas la seule à vouloir se rebeller contre la Société, ce qui promet plus d’action dans le second tome, celui-ci ayant surtout servi à mettre l’intrigue en place. Un bon premier opus donc, prometteur pour la suite.

Plus d’infos : Promise, édité par Gallimard Jeunesse, est disponible sur Amazon. Le second tome, Crossed, paraîtra le 24 novembre aux États-Unis.

Parachute – The Way It Was

A l’origine prévu pour le mois d’avril c’est finalement le 17 mai dernier qu’est sorti le second opus de Parachute : The Way It Was. Le temps est venu de vous en toucher un mot …

Nous vous en parlions il y a peu sur SMB avec la présentation de Something To Believe In, le premier single tiré du second album du groupe originaire de Charlottesville . Dans les bacs depuis un peu plus d’un mois, The Way It Was reste fidèle à son prédécesseur, avec cependant quelques arrangements différents apportés à l’univers musical des cinq garçons.

Si le premier album (Losing Sleep), très axé pop/rock, pouvait s’apparenter à l’univers de The Fray ou Maroon 5 par exemple, le second opus, lui, offre des sonorités davantage pop que rock, à l’image du titre Halfway, se rapprochant ainsi de ce que Coldplay pourrait proposer.

Parmi les nouveautés dans ce nouvel album, l’apparition du saxophone, totalement absent du premier, ainsi que des chœurs, utilisés dans trois morceaux : Something To Believe In, White Dress et What I Know. Conjugués, ils apportent une résonance bluesy-pop surprenante, agréable pour certains, décevante pour d’autres, davantage attachés au son pop/rock des débuts du groupe.

Les avis sont donc partagés. Néanmoins, Parachute reste fidèle aux ingrédients qui font leur succès. Aussi, le groupe a eu à cœur, une fois encore, de composer de belles balades dont leurs fans ne manqueront pas de raffoler. Parmi elles Forever And Always, une histoire bouleversante sur la perte d’un être cher, Kiss Me Slowly, romantique à souhait (un peu trop peut être ?!) mais terriblement efficace et Philadelphia, une balade envoûtante de plus de sept minutes qui vient en conclusion de l’album.

Au final et à mon avis, The Way It Was est aussi réussi, si ce n’est plus, que le premier album. L’on retrouve l’empreinte musicale du groupe, notamment à travers ses balades, tout en découvrant avec plaisir et étonnement les fruits de leur évolution. Parachute est aujourd’hui arrivé à maturité et The Way It Was se fait le digne représentant d’un groupe de talent en constante progression. Plutôt prometteur pour la suite …

Kiss Me Slowly

What I Know

La saga des Anges Déchus

Lorsque j’ai fini le tome 2 de cette saga ce weekend je me suis immédiatement exclamée (intérieurement pour ne pas passer pour une débile auprès de mes voisins) « oh mon Dieu il faut à tout prix que j’en parle lors de ma prochaine chronique jeunesse ! » Alors voilà, j’en parle !

Présentation :
La Saga des Anges Déchus, écrite par Becca Fitzpatrick, se présente en trois tomes, dont les deux premiers sont dores et déjà sortis en France.
Dans Hush Hush, Nora Grey tente de reprendre une vie normale quelques mois après le meurtre de son père. Dans la ville brumeuse de Portland, la jeune fille fait la connaissance du mystérieux Patch, qui vient de débarquer dans son lycée. Patch semble en savoir beaucoup sur elle alors que Nora ne sait rien de lui. De plus, il ne cesse de se retrouver par hasard (?) sur son chemin. Nora s’interroge. Que lui veut ce garçon aussi énigmatique qu’attirant ? Alors que les deux adolescents se rapprochent, Nora prend peur. Un inconnu masqué l’attaque sur la route puis sa chambre est mise à sac. Sans le savoir, Nora se retrouve au cœur d’une guerre ancestrale opposant les anges déchus à leurs « vaisseaux », les Nephilim, mi-ange, mi-humain. Et en tombant amoureuse de Patch, elle va découvrir que sa passion pourrait bien lui être fatale.

Après une année tourmentée lors de laquelle elle a bien failli trouver la mort, l’on retrouve Nora dans Crescendo. Les vacances d’été sont arrivées et Nora compte bien en profiter pour passer un maximum de temps avec Patch. Mais le garçon se comporte de façon étrange. Il s’éloigne peu à peu d’elle, pour se rapprocher de sa pire ennemie : Marcie Millar. Que fait-il avec cette fille ? Nora peut-elle encore compter sur lui ? Le doute s’installe dans son esprit. Dans le même temps, Nora est hantée par le fantôme de son père et se retrouve plongée dans un mystère qui la dépasse. Malgré la menace qui plane au dessus d’elle et en l’absence de Patch, Nora se risque à enquêter seule, consciente que la vérité qu’elle s’apprête à dévoiler est peut être plus terrible encore que le mensonge …

Mon avis :

Je dois avouer avoir eu un peu de mal à accrocher lors de la lecture des premiers chapitres de Hush Hush. Le tome 1 est réussi mais un peu lent à démarrer. De plus, l’environnement « lycéen » dans lequel l’action se déroule m’a parfois ennuyée. Heureusement, Patch est là pour captiver le lecteur ! Enfin la lectrice …^^ J’ai rarement été confrontée à un personnage aussi charismatique dans une saga jeunesse. Il est à la fois séduisant, mystérieux, dangereux, profond et terriblement attirant ! Sans aucun doute, il constitue l’intérêt majeur du premier tome. Nora quant à elle, parfois agaçante et immature, est néanmoins attachante. L’on prend un plaisir presque jubilatoire à voir Patch la tourmenter, la provoquer, la séduire pour mieux l’éloigner ensuite jusqu’au moment inévitable où le garçon se prend à son propre piège … Leurs échanges sont succulents, bourrés d’humour et de répartie, mais aussi de tension sensuelle, qui pousse le lecteur à s’agripper aux pages du roman !
L’ambiance générale du récit est sombre et mystérieuse. Les sens du lecteur, comme ceux de Nora, sont constamment en alerte devant la menace semblant planer au dessus de la tête de l’héroïne. Vient-elle de Patch ? Ou d’une autre personne ? Malgré son attirance pour le garçon, Nora n’ose pas lui faire confiance. Son sentiment d’insécurité constant apporte une notion de suspense au récit, qui le rend captivant.
Au final, certaines questions restent sans réponse, certaines zones d’ombre persistent, mais heureusement, il y a une suite ! …

… Et elle est encore meilleure que le premier opus ! Que de surprises, que de rebondissements ! A la lecture de certaines révélations, j’en ai tout simplement eu le souffle coupé ! Après l’impression plutôt mitigée que m’avait laissé Hush Hush, je ne m’attendais pas à aimer autant Crescendo. J’avais néanmoins envie de le lire, histoire de connaître la suite des aventures de Patch et Nora (mais surtout de Patch^^). Et bien je n’ai pas été déçue du voyage ! Je ne peux malheureusement pas en dire plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui ne l’ont pas lu mais si vous hésitiez à vous lancer dans cette saga, n’attendez plus ! Elle en vaut vraiment la peine. L’on retrouve bien sûr Patch et Nora mais on est loin de vivre la romance parfaite à laquelle on aurait pu s’attendre à l’issue du premier tome. Au contraire … Qui plus est, Nora voit débarquer dans sa vie un nouveau personnage : Scott Parnell. Scott est agaçant, violent, un peu lourd mais il a ses raisons … Crescendo nous apporte également des réponses sur les circonstances de la mort du père de Nora et des révélations choc sur sa famille. Et quel final ! Tout simplement époustouflant. Voilà qui promet pour le tome 3 ! …
Pour faire court, ce second opus est encore plus inquiétant et palpitant que le premier. La relation Nora / Patch plus intense et compliquée que jamais : courrez l’acheter !

Petit + non négligeable : les couvertures sont absolument magnifiques :)

Plus d’infos : Hush Hush et Crescendo sont publiés aux Éditions du Masque. Le tome 1 est également disponible en format poche. Le troisième tome, Silence, sortira aux États-Unis le 4 octobre 2011.

Robert Sheehan star de demain ?

Robert-Sheehan

Méfiez-vous des idées reçues, il n’y a pas que des moutons et de la Guinness en Irlande ! Non, il y a aussi des acteurs, et même de très bons. Vous connaissiez déjà sûrement Pierce Brosnan, Colin Farrell et Jonathan Rhys Meyers, et bien voici un petit nouveau dans la clique des acteurs irlandais de talent, dont on pourrait bien entendre parler très prochainement, j’ai nommé Robert Sheehan !

Black Swan fascine et dérange

Depuis sa sortie, le 5 septembre 2010 aux États-Unis et le 9 février dernier en France, Black Swan, le film de Darren Aronofsky, ne cesse de faire parler de lui. Nominé dans cinq catégories lors de la dernière cérémonie des Oscars, le film a permis à son interprète féminine de remporter celui de la meilleure actrice ainsi qu’un Golden Globe et un BAFTA dans la même catégorie. Pourtant aujourd’hui Black Swan fait débat, et la prestation de l’actrice est remise en question … Pourquoi ? Retour sur l’un des films qui ,à bien des égards, a marqué l’année 2011.

Connu pour avoir réalisé le génialissime Requiem For a Dream puis The Wrestler en 2009, Darren Aronofsky revient cette année sur le devant de la scène avec un film époustouflant : Black Swan.

L’histoire est celle de Nina (Natalie Portman), danseuse au sein du prestigieux New York City Ballet, à laquelle Thomas Leroy (Vincent Cassel) confie le soin d’incarner à la fois le cygne blanc et le cygne noir de sa version revisitée du Lac des Cygnes de Tchaïkovski. Nina, douce, fragile, la grâce à l’état pur, n’a aucun mal à entrer dans la peau (enfin les plumes) du cygne blanc. A 25 ans, la jeune femme vit encore chez sa mère et ne parvient à s’endormir qu’au son de sa boite à musique, emmitouflée dans ses draps roses et entourée de ses peluches. Elle incarne à la perfection l’innocence, la naïveté et la fragilité du cygne blanc. Mais pour convaincre l’exigeant Thomas et s’assurer de tenir le premier rôle, Nina doit se montrer aussi convaincante sous les traits du cygne noir, érotique, manipulateur, maléfique. Et c’est là que les choses se compliquent. Car Nina, obnubilée par la perfection, n’arrive pas à se laisser aller suffisamment pour exprimer la part d’ombre de son personnage. Il le faut pourtant, car vu son âge, autant dire que la carrière de la ballerine touche bientôt à sa fin. Pour Nina, c’est maintenant ou jamais.

A mesure que les jours passent et que les répétitions s’intensifient, Nina découvre, à la fois fascinée et terrifiée, son côté sombre. Plus la grande première approche, plus son double mystérieux la tourmente. Elle le croise dans les rues de New-York, l’aperçoit dans son bain, se tenant au dessus d’elle et tentant de l’étrangler, ou dans le miroir, grattant une égratignure alors qu’elle reste immobile de l’autre côté. Avec les portes du succès, s’ouvrent également pour Nina les portes de la folie. La jeune femme subit le même sort que son personnage et voit peu à peu sa personnalité se dédoubler, donnant ainsi naissance à une jumelle sombre, inquiétante et menaçante. Les hallucinations se multiplient et Nina a du mal à différencier le rêve de la réalité. Elles donnent lieu à des changement physiques inquiétants (réels ou imaginaires ?) ainsi qu’à une scène ultra-érotique dans laquelle elle s’ébat avec sa rivale au sein de la compagnie, Lily (incarnée par Mila Kunis), pour finir en apothéose lors de la première représentation où elle se métamorphose en cygne noir. Elle est à l’apogée de son art. Elle a atteint la perfection. Mais à quel prix ? …

Black Swan : merveilleusement terrifiant

Le paradoxe de ce film, et c’est ce qui en fait un chef-d’œuvre, repose sur le fait qu’il est à la fois sublime esthétiquement et terrifiant psychologiquement. Darren Aronofsky avait déjà tenté l’expérience avec The Wrestler, bouleversant, mais l’univers du catch ne se prêtait pas autant à l’esthétisme et la délicatesse que celui de la danse classique. Ainsi, Black Swan allie beau et effrayant à la perfection. Les costumes sont sublimes, les décors riches, la photographie soignée, les chorégraphies envoûtantes et le maquillage de Natalie Portman en cygne noir épatant.

Tout a été mis en œuvre pour faire de Black Swan un film à l’esthétisme irréprochable. Parallèlement il est aussi effrayant. Et sa perfection visuelle ne le rend que plus angoissant. Immergé dans cet environnement de toute beauté, enivré par la musique et les chorégraphies, le spectateur se laisse emporter et ne s’attend pas à la tournure inquiétante que prend le film. Il découvre avec autant d’effroi que le personnage lui-même le côté sombre de Nina, restant prostré dans son confortable fauteuil, comme ensorcelé. Il est perdu dans les délires d’une Nina de plus en plus tourmentée et assiste, fasciné, à sa perte de contrôle. Le deuxième acte du ballet, celui lors duquel l’énigmatique cygne noir fait son apparition, est sans doute la scène la plus envoûtante du film. Elle représente parfaitement ce mélange d’esthétisme et de terrifiant, qui atteint ici son paroxysme.

Au final, le spectateur ressort du cinéma les jambes en coton, perturbé par ce qu’il vient de voir. Que l’on ait aimé ou pas Black Swan, une chose est sûre, il n’a laissé personne indifférent.

Natalie Portman controversée

Tellement pas indifférent d’ailleurs que récemment Black Swan et son interprète féminine se sont attirés les foudres de quelques détracteurs. Le scandale est arrivé par la doublure de Natalie Portman dans le film, danseuse au sein du ballet de New-York, qui remet en question la prestation de l’actrice. Récompensée à plusieurs reprises pour son interprétation, il semblerait que Natalie Portman n’ait pas travaillé sur ce film autant qu’on le prétendrait. Car voyez vous, selon sa doublure et d’autres professionnels, l’actrice n’aurait pas dansé TOUTES les chorégraphies du film. Je ne sais pas pour vous, mais après l’avoir vu, cela me paraît assez évident ! Comment, en l’espace de quelques mois, Natalie Portman aurait-elle pu acquérir la technique d’une ballerine qui danse depuis dix ans ?! Moi-même ayant pratiqué la danse classique et les pointes durant de nombreuses années j’aurais été incapable d’accomplir le tiers des chorégraphies ! Alors je vois mal comment Natalie Portman, aussi douée soit-elle, serait parvenue à cet exploit. Lui reprocher de ne pas avoir danser toutes les chorégraphies équivaudrait à reprocher à Daniel Radcliffe de ne pas avoir exécuter toutes les cascades des Harry Potter lui-même. C’est de la folie pure ! Il y a des spécialistes dont c’est le métier. Du coup, la moitié de la planète (j’exagère mais en gros c’est ça ^^) s’insurge et crie au scandale, limite prête à aller arracher à cette pauvre Natalie sa statuette dorée.

Mais ce que ses détracteurs oublient, c’est que Black Swan n’est pas un film sur la danse classique … S’ils veulent un film qui traite de ce sujet je leur conseillerais de visionner The Company, ou encore Les Chaussons Rouges, mais sûrement pas Black Swan. Car si Darren Aronofsky a fait du ballet sa toile de fond, comme Clint Eastwood a fait de la boxe la sienne pour Million Dollar Baby, le film traite davantage, à l’instar de Fight Club par exemple, de la perte de contrôle et de la schizophrénie naissante de son personnage, confronté à la difficulté de son art. Et si les chorégraphies tiennent une part esthétique importante dans le film, elles sont loin de composer l’ensemble du rôle qu’y tient Natalie Portman. L’actrice entre à la perfection dans la peau de son personnage. Il n’y avait pas de meilleur choix possible pour incarner les deux facettes de Nina. Ce rôle était fait pour elle. Elle offre une palette d’émotions vertigineuses, tantôt angélique et fragile sous les traits du cygne blanc, tantôt terrifiante et fascinante sous ceux du cygne noir. Natalie Portman parvient à faire de Nina un monstre adorable malgré sa folie. En cela, la performance incroyable et inédite de l’actrice mérite toutes les récompenses.

Bande-annonce :

BLACK SWAN : BANDE-ANNONCE 1 VOST HD (2011) par baryla

A propos de Save My Brain - Mentions légales - Contactez-nous