Archives du mois de juillet 2011

Alter Ego

Nouveau thriller des éditions Dupuis, Alter Ego a toutes les cartes en mains pour s’imposer comme la série de l’année. Visite guidée.

Il y a une dizaine d’années, Le Décalogue avait fait grand bruit dans le monde de la BD. Cette série inédite était en effet la première du genre, comportant dix albums autour d’un même thème, tous issus d’un scénario signé Frank Giroud. Le dessin était quant à lui confié à dix dessinateurs différents.

Chacun des albums était rattaché à un des dix commandements de la Bible, le tout retraçant une fresque historique par le biais du passage de mains en mains d’un livre à travers les âges, un manuscrit intitulé Nahik qui remettrait en cause les fondements de l’Islam. Parus entre 2001 et 2003, les dix tomes (plus un hors série relatant les transitions entre les albums) édités par Glénat ont ouvert la voie à d’autres blockbusters de bulles.

C’est ainsi que Dupuis a répliqué avec Pandora Box en 2005. Cette fois, le scénario est signé Alcante. Chaque album relie une technologie moderne à un des sept péchés capitaux et à une légende issue de la mythologie grecque. Comme pour Le Décalogue, un hors-série (sur le thème de l’espérance) vient clore la saga.

Cette année, Dupuis lance une nouvelle série de grande envergure, appelée Alter Ego. Le scénario est l’œuvre Pierre-Paul Renders et Denis Lapière. L’idée est venue avant même le choix de la réalisation. Pour preuve, les auteurs ont un temps imaginé adapter leur scénario en série télévisée.

Contrairement au Décalogue ou à Pandora Box, les auteurs ont voulu une unité de style entre les six albums. Cela pour une raison bien simple : les six histoires qui composent la série se déroulent simultanément et certaines scènes sont communes. On en vient à la particularité du scénario. Les six tomes d’Alter Ego s’assemblent comme les pièces d’un puzzle. Pas de chronologie à respecter pour leur lecture. Chacun d’entre eux apporte sa pierre à l’édifice.

Contrat d’édition oblige, les six albums devaient être prêts en deux ans. Ainsi, quatre dessinateurs se sont mis à l’ouvrage. Deux pour les personnages (Efa et Emil Zuga) et deux pour les décors (Benjamin Bénéteau et Luca Erbetta), le tout chapeauté par Mathieu Reynès, qui a mis en place tout l’univers graphique de la série. Selon le vœu des scénaristes, le style se devait d’être réaliste, tout en présentant son propre caractère. C’est au final plutôt réussi puisque sans révolutionner le genre, Alter Ego évite l’écueil du dessin froid et figé façon IRS.

Répartis aux quatre coins du monde, les dessinateurs et scénaristes ont dû travailler à distance pour la création des planches. Certains lieux étant communs à plusieurs albums, des décors ont été modélisés en 3D pour que tous les dessinateurs partent de la même base de travail.

Trois albums sont d’ores et déjà parus. Tous portent le nom d’un des protagonistes de cette histoire qui tourne autour d’une association qui a pour but d’éradiquer le SIDA de la planète. Mais celle-ci se révèle avoir d’autres buts moins avouables. Derrière ce masque se cache également une découverte scientifique majeure : les bébés nés à la même seconde disposeraient de liens vitaux invisibles.

Le 1er avril dernier sont parus les albums Camille et Fouad. Le premier relate les aventures de la fille d’une éminente scientifique qui travaille pour l’association d’éradication du SIDA. Après la mort suspecte de cette dernière, Camille suit les traces d’une mystérieuse lettre qu’elle lui a laissée.

Fouad est un bénévole pour cette même association. A la faveur d’une campagne en Colombie, il s’aperçoit que les desseins de l’organisation ne sont pas si clairs.

Le troisième tome, Darius, est paru le 3 juin dernier. Celui-ci explique pourquoi cet électricien bedonnant joue les anges gardiens auprès de son jeune imbécile de voisin.

A la lecture de ces trois premiers tomes, les éléments s’assemblent peu à peu. Alter Ego a toutes les cartes en mains pour devenir LE thriller BD de l’année. Le scénario se montre suffisamment tordu pour tenir le lecteur en haleine, sans toutefois se montrer incompréhensible. Une juste dose, donc qui nous fera attendre les prochains tomes (Park, le 26 août, Noah, le 16 septembre et Jonas, le 28 octobre) avec impatience. Nous vous en reparlerons en temps voulu.

Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2

Voilà, ça y est, le moment tant redouté est arrivé. Harry Potter, c’est fini ! Après avoir émerveillé pendant plus de dix ans les jeunes (et moins jeunes !) fans du sorcier à lunettes du monde entier, la saga s’est achevée, le 13 juillet dernier, avec la sortie sur les écrans de l’ultime opus de la série : Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2. Une page se tourne. Un chapitre se clôt. Mais pour celles et ceux qui ont grandi avec Harry, la magie ne s’arrêtera jamais …

1998.
C’est l’année de parution en France du premier volet d’une saga qui allait devenir incontournable : Harry Potter à l’École des Sorciers. 13 ans, 7 livres et 8 films plus tard, l’aventure prend fin. Et quelle fin ! L’adaptation sur grand écran de la seconde partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort conclut magistralement plus d’une décennie de magie !

Au début de cette suite, nous retrouvons Harry, Ron et Hermione à la Chaumière aux Coquillages, la maison de Bill et Fleur Weasley. Harry vient à nouveau de perdre un ami. Au milieu des dunes, avec vue sur la mer, gît Dobby, elfe libre. Le rapide passage par la demeure de Bill et Fleur offre au trio ainsi qu’aux spectateurs un rare moment de répit dans cette seconde partie où les évènements s’enchainent à cent à l’heure ! Car il reste encore tant de choses à accomplir afin de venir à bout du mage noir le plus puissant de tous les temps. Trouver les Horcruxes. Les détruire. Mener la bataille finale.

Dans l’ensemble le film respecte plutôt très bien l’œuvre de J.K. Rowling. Rien ne manque, même si, personnellement, j’ai regretté que le début du film n’ait pas été plus soigné. En effet, si l’on n’a pas lu les livres (honte sur vous !^^) l’on comprend difficilement comment Hermione est entrée dans la peau de Bellatrix, quant au roux qui se tient à ses côtés, j’ai moi-même mis une seconde pour réaliser qu’il s’agissait de Ron ! Mais où a-t-il trouvé ce déguisement ?! Cela n’aurait pas couté grand chose de mentionner qu’Hermione avait modifié son apparence … Bref ! Idem pour la scène chez Gringotts, qui aurait pu être mieux exploitée. Quelques détails m’ont chiffonnée, comme par exemple le fait que ce soit Hermione qui prenne l’initiative de grimper sur le dragon, mais bon, rien de bien dramatique en soi ! A part cela, et même si deux ou trois faits se déroulent de façon différente, je dois avouer avoir été plutôt bluffée par la qualité de cette seconde partie. Mieux. Certaines scènes m’ont davantage bouleversée dans le film que dans le livre.

Là où le film est formidable, c’est qu’il fait la part belle à un personnage jusqu’alors souvent relayé au second plan : Severus Rogue. L’énigmatique professeur, devenu directeur de Poudlard, a bien caché son jeu alors qu’il tient un rôle primordial dans le déroulement des évènements. De nombreuses interrogations ont été soulevées dans la première partie, voire dans les autres tomes. Rogue est la réponse. Et en tant que fan inconditionnelle de Severus depuis le début, je ne pouvais qu’être conquise par ce dernier film ! Alan Rickman est parfait et tout ce qui concerne son personnage a formidablement été mis en images. Son rôle en tant que directeur, sa confrontation avec Minerva McGonagall, sa mort … et ses souvenirs … Ma scène préférée du film. La plus émouvante de toute la saga.

Tout est réunis dans ce film pour en faire une fin digne de ce nom. Il y a de l’amour, de l’humour (mention spéciale à Ron, toujours aussi drôle malgré lui^^), de l’action, de l’émotion. Beaucoup d’émotion, et ce même si la mort en direct de Fred est « légèrement » passée à la trappe ! Les personnages et scènes que j’attendais de voir avec impatience sont au rendez-vous. Abelforth Dumbledore est extra, Helena Serdaigle terrifiante, Minerva McGonagall étonnante, dommage juste que l’on n’ait que vaguement aperçu les Carrow. Autrement, la bataille de Poudlard est époustouflante et sublime visuellement (la scène où les statues s’éveillent m’a littéralement collée la chair de poule !), la confrontation finale entre Harry et Voldemort largement à la hauteur de mes attentes, avec même un petit rab absent dans le livre mais cohérent dans le film et, évidemment, le fameux épilogue, 19 ans plus tard …, sur le quai de la voie 9 3/4, est présent lui aussi. LA scène (enfin avec celle du baiser entre Ron et Hermione – pas trop tôt !) que l’on attendait tous !

Au final tout y est et même plus. Je suis ressortie de la salle bouleversée par certains passages et aussi triste que ce à quoi je m’étais préparée. Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 2 aura offert aux fans une conclusion palpitante et émouvante à une saga qui restera gravée longtemps, très longtemps, dans la mémoire de bon nombres d’entre nous. Et, quoiqu’on en dise, ce dernier film ne marque pas la fin de la saga. Non. Comme l’a rappelé J.K. Rowling elle-même lors de la première londonienne : « Poudlard sera toujours là pour vous accueillir. » La magie continue.

Crise en Grèce, drame à Oslo et Amy Winehouse…

Crise grecque, drame à Oslo et Amy Winehouse...

Quoi de neuf dans le monde ces derniers jours ?

La descente aux enfers de Jonathan Rhys-Meyers

Jonathan Rhys Meyers

Je vous avais emmenés en Irlande lors du dernier Chromosome Y, eh bien restons-y ! De toute façon la météo de cet été ne pourra pas être plus exécrable que par ici. Parce que, comme nous l’avons vu dernièrement, le pays de W.B. Yeats et de U2 compte plus de talents qu’il n’y paraît ! Parmi eux, un acteur hors du commun : Jonathan Rhys Meyers.

Myspace n°38

Laissez-vous guider par votre curiosité. Ici, pas de catégories, pas d’indications, si ce n’est un titre de chanson qui nous a tapé dans l’oreille et que nous vous invitons à découvrir ! Il ne vous reste plus qu’à cliquer pour deviner pourquoi on aime !

Yodelice – My Blood is burning

Yodelice - My Blood is Burning

Il y a quelques mois, le deuxième album de Yodelice, Cardioid, nous avait séduit. Après More Than Meets The Eye, un deuxième extrait fait son apparition, assorti d’un clip. Il s’agit de My Blood is burning, sans doute le titre le plus génial de l’album.

Hubert-Félix Thiefaine – La Ruelle des Morts

Hubert Felix Thiefaine Supplements de Mensonge

Le seizième album studio d’Hubert-Félix Thiefaine, Suppléments de Mensonge, est sorti en février. L’heure du premier clip est maintenant venue. C’est évidemment La Ruelle des Morts, premier simple extrait de l’album qui a été choisi.

Joséphine ose

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«OSEZ JOSÉPHINE PLUS RIEN N’S’OPPOSE À LA NUIT RIEN NE JUSTIFIE» – Bashung

Malheureux ceux qui n’ont pu assister aux dernière dates du spectacle de Joséphine. En effet, ce mardi 12 juillet, le Sentier des Halles faisait salle comble pour  la dernière représentation (de la saison – que l’on vous rassure) de la jeune auteur – compositrice – interprète – comédienne Joséphine Drai.

Joan Jett

joan jett 2

Elle avait décidé que pour se faire une place sur une scène largement dominée par les groupes masculins, ce serait par la musique qu’elle s’imposerait… En fondant en cette année 1975 The Runaways, premier girl band punk qui depuis a fait date, Joan Jett ne mesurait peut-être pas tout à fait pas la révolution dont elle allait être la cause. Chant revendicatif et énervé, guitares puissantes et saturées seront les éléments du succès Jett et de son hit planétaire « I Love Rock n’Roll », adoubée « Marraine du Punk » et première riot grrrl de l’histoire. Un look 100% black servi par une voix ténébreuse et un instinct animal : plus qu’aucune autre icône de rock, il règne autour de Joan un indéfinissable parfum de cuir et de soufre…

Echecs

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

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