Archives du mois de février 2011

Michael Collins

Bientôt, je vais passer quelques jours en Irlande. Je sais que vous vous en moquez comme de votre premier piercing, mais moi, j’aime bien.  Du coup, pour m’intégrer assez facilement, j’ai décidé de reprendre contact avec la vie irlandaise à la fois gastronomique (« Patron, tu nous remets une tournée de Guinness ? ») et culturelle. Voila donc le pourquoi du comment du choix de ce film de 1997 en tant que film du mois.

Petite leçon d’histoire pour le contexte : Pour les Irlandais, Michael Collins est un héros national. Né en 1890, dans une Irlande appartenant toute entière à son voisin britannique, il entre dans les mouvements indépendantistes dans les années 1910, participe à la grande insurrection de 1916, où il est fait prisonnier. A sa libération, il décide de réformer le mouvement, amputé de ses principaux chefs, exécutés après l’insurrection : il forme les Flying Columns, petite unité de tueurs, chargés d’exécuter les agents britanniques ou leurs séides irlandais. Cette méthode marche tellement que les Britanniques demandent la paix, et Collins est envoyé à Londres pour négocier le traité qui amènera la création de l’Irlande telle qu’on la connaît aujourd’hui. Une partie des Irlandais refuse ce traité, notamment la partition de l’île. Une guerre civile s’ensuit, remportée par les partisans du traité, mais Collins ne verra pas cette victoire, il est tué dans une embuscade près de sa ville natale de Cork. Il avait 31 ans.

Ce film retrace le parcours de ce personnage hors du commun à la manière des héros romantiques, la création des unités de tueurs, les exécutions des meilleurs agents des services secrets britanniques, avec Liam Neeson dans le rôle titre. Il y a aussi une histoire d’amour, Collins et son meilleur amie, Bolland (interprété par Aidan Quinn) se disputant les faveurs de la belle Kitty (Julia Roberts), cet amour faisant voler en éclats leur amitié… Ajoutez à cela Alan Rickman dans le rôle ambigu d’Eamon de Valera, et l’un des tout premiers rôles de Jonathan Rhys Meyers, et vous aurez un bon film, mélangeant action (une balle dans la tête = cervelle qui explose) pour ravir votre homme, et amour (du vrai, romantique et tout, pas une seule scène dénudée) pour vous ravir vous. Vision romantique disais je, puisque l’un des aphorismes préférés de Collins était « le but du terrorisme est de terroriser, c’est le seul moyen pour une petite nation de se battre contre une grande avec des chances de gagner. », même si les victimes civiles n’étaient dûes qu’au hasard.

Je vous recommande donc ce bon petit film, avec une bande son qui rend hommage à tous les classiques chants irlandais, des plus rythmés aux plus tristes.  Bon film, moi, je vais me resservir  une Guinness !

Festival BD d’Angoulême 2011 – le palmarès

Festival-de-la-BD-Angouleme-2011

Vos envoyés spéciaux préférés (ou pas) sont de retour du festival de la bande dessinée d’Angoulême. Il est désormais temps de vous présenter le palmarès 2011, dont le jury était présidé par Baru.

Février 2011, le mois James Franco ?

Voilà un acteur dont on n’entend pas souvent parler ! Ça n’est pas faute de le mériter pourtant. Nominé pour la deuxième fois aux Golden Globes et pour la première aux Oscars dans la catégorie meilleur acteur, James Franco entre en 2011 définitivement dans la cour des grands noms du cinéma américain. Non content d’être nominé lors de la prestigieuse cérémonie, c’est aussi lui qui, cette année, aura l’honneur de la présenter, en compagnie de Anne Hattaway. 2011 année de la consécration ?

James Franco n’est de toute évidence pas l’acteur le plus connu du cinéma hollywoodien, ou en tout cas pas en France. Lorsque l’on parle d’acteurs de sa génération (il a 32 ans) on lui préfère souvent Jake Gyllenhaal (plus médiatisé. Bah oui, fallait pas sortir avec Taylor Swift, c’est tout !) ou Leonardo DiCaprio (plus souvent en tête d’affiche). Pourtant James Franco ne chôme pas ! Seulement voilà, ses choix artistiques ne l’amènent pas souvent à faire le buzz, même lorsqu’il joue l’un des petits amis de la célébrissime Julia Roberts dans Mange, Prie, Aime.

Récemment, l’acteur a travaillé sur des projets tels que Howl (biopic sur la vie de Allen Ginsberg, le poète de la Beat Generation), General Hospital (soap méga populaire outre Atlantique), Crazy Night, dans lequel il apparaît aux côtés de Tina Frey et Steve Carell, et Your Highness, avec Zoey Deshanel et Natalie Portman. James Franco est donc partout, tout ça entre deux courts métrages de sa conception, des projets artistiques à foison, des apparitions dans le show Saturday Night Live et des études à l’Université de Yale où il prépare un Doctorat.

Mais il faut croire que tout ça ne suffit pas ! Et qu’à Hollywood comme ailleurs, on n’est pas récompensé tant qu’on n’a pas fait exploser le box office dans un blockbuster. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé pourtant, les blockbusters ou les films à succès. James Franco a participé aux trois Spider-Man dans le rôle du gentil puis méchant, puis de nouveau gentil Harry Osborn et a joué aux côtés de Sean Penn dans Harvey Milk, rôle qui lui a d’ailleurs valu plusieurs nominations, mais pas de récompense notable.

12 ans après avoir commencé sa carrière dans la série Freaks and Geeks (produite par Judd Apatow, avec Seth Rogen et Jason Segel) James Franco remporte en 2011 la considération de ses pairs. D’abord, en étant sollicité pour présenter la 83ème cérémonie des Oscars, ensuite en étant nominé pour la seconde fois aux Golden Globes Awards, puis, en décrochant, pour la première fois de sa carrière, une nominations aux Oscars dans la catégorie meilleur acteur. Il semblerait donc que l’industrie hollywoodienne se soit enfin décidée à le mettre sur le devant de la scène, et quelle scène !

Le film qui lui vaut cette reconnaissance bien méritée n’est autre que 127 Heures, réalisé par Danny Boyle, un habitué des Oscars ! Après en avoir raflé huit avec son incontournable Slumdog Millionnaire, le réalisateur britannique revient cette fois avec une histoire vraie, poignante, bouleversante et offre à James Franco, peut être, le rôle de sa vie. Parti pour une randonnée en solitaire dans les gorges de l’Utah, Aron Ralston (interprété par Franco), jeune alpiniste expérimenté, se retrouve bloqué au fond d’un canyon isolé lorsqu’un rocher s’éboule, lui emprisonnant le bras. Pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie, il est en proie à des hallucinations avec pour seule compagnie le souvenir des siens. Cinq jours plus tard, comprenant que les secours n’arriveront pas, il va devoir prendre la plus grave décision de son existence…

Le film ne sortira en France que le 23 février mais il fait le buzz partout où il est passé. Alors avec la sortie tant attendue de ce nouveau Danny Boyle ainsi que sa présentation des Oscars et sa nomination, février pourrait bien être le « mois Franco » ! Et si, faute de recevoir la récompense ultime lorsque l’on est acteur à Hollywood, il s’avère qu’il ne l’est pas, il aura au moins eu le mérite de faire parler de cet acteur incroyable aux multiples talents, trop souvent oublié du grand public.

127 Heures – bande annonce

127 Heures (127 Hours) – Bande-Annonce / Trailer #2 [VF|HD]
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