Monthly Archives: février 2011

Ligue de soutien à tous les oublié(e)s de la Saint-Valentin

200430571-005

Si vous me chantez ”I want to spend my lifetime loving you, If that is all in life I ever do” (pour les monolingues : Je veux passer ma vie à t’aimer, Si c’est la seule chose que je doive faire de ma vie), je vous répondrai : ”ça dégouline d’amour, c’est beau mais c’est insupportable, C’est un pudding bien lourd, De mots doux à chaque phrase (…)”…

Eux

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

Quelle heure était-il
Quand vous avez décidé
D’un avenir fertile
Construit de plein d’idées ?

Il faut bien se lancer
Se jeter dans un train
Quelques fois oser
Sans penser au lendemain

Vous avez fait le pari
Tenté le marathon
Et pour preuve aujourd’hui
Vous en êtes de très bons.

Vous avez été audacieux
De tenter un voyage
Où l’on traverse à deux
L’adversité des âges.

Merci pour votre amour
Merci pour votre audace
En vous aimant toujours
Nos espoirs s’accroissent

Mais quelle heure était-il ?
Il était moins vingt-cinq
Et maintenant un tout pile
Il est temps que l’on trinque !

Horoscope n°34

Tiens, et si je faisais un horoscope sympa ? C’est ce que je me suis dit la veille du jour où j’aurais du l’envoyé à ma chère collègue Camille (oui je suis un vrai glandeur, normal, je suis un mec). Bref encore de l’auto discrimination pour vous dire que ce mois ci, j’ai été sympa… Pas seulement pour les signes habituels, mais également pour ceux qui d’habitude en prennent plein la poire. Je ne sais pas ce qu’il se passe, peut être qu’en vieillissant, je m’aperçois de la futilité de l’existence humaine comparée à la grandeur de la nature…. Ou alors, j’avais juste envie d’être gentil…. Aaah, les femmes me perdront, comme disait ma grand mère….

BELIER :

Qui dit février, dit St Valentin… Et comme à chaque fois, soit vous êtes casée (donc cet horoscope ne vous concerne pas, vilaines filles heureuses que vous êtes !!), soit vous êtes célibataires (ou désespérées, tout dépend de la durée plus ou moins longue du susdit célibat). Et comme vous aussi, vous voulez recevoir des fleurs ou des chocolats par votre amoureux (et non par le gros boutonneux de la compta), aller au resto, ou au ciné, vous balader dans la forêt, donner à manger à des canards, bref, toutes les choses niaises que l’on fait au début d’une relation, vous allez doper vos profils Meetic et autres Edarling de toutes les photos sexy que vous avez pu trouver de vous (vous à la plage, vous sous la douche, vous à l’anniv de votre pote Gégé,…). Vous avez bien raison de mettre ainsi toutes les chances de votre côté, ce mois ci est le vôtre, foncez !

TAUREAU :

Vous allez mourir…. Enfin, vous croyez que vous allez mourir. Selon vous, plusieurs symptômes ne trompent pas : vous êtes fatiguée, vous avez le nez qui coule, votre médecin vous parle davantage du temps qu’il fait que de votre santé et vous avez surpris votre copain dans un magasin de pompes funèbres… Autant dire que, pour vous, d’après votre intellect surdéveloppé de working girl du 3ème millénaire, vous ne verrez pas la fin de l’hiver. Le fait que votre toubib s’inquiète pour ses plantations de poireaux qu’il surveille jalousement, que votre copain négociait un rabais pour enterrer sa grand-mère ne vous a pas effleurez l’esprit, pas plus que le fait qu’une mystérieuse épidémie de grippe fasse disparaître pour des durées plus ou moins longues vos collègues… pour vous, c’est clair, vous allez y rester… Et dire que vous ne m’avez jamais rencontré…

GÉMEAUX :

Qu’est ce qu’un rêve ? Pour faire simple (et parce que mon psy me rend dingue à chaque fois qu’il entreprend de me l’expliquer), il s’agit d’une émanation de notre subconscient, la porte ouverte vers la pièce de notre cerveau où sont entreposés nos désirs les plus fous, les plus irréalisables (en effet, vous avez moins de chance d’épouser en grande pompe l’acteur de vos rêves que de me croiser sur un site de rencontres). Il s’agit aussi de ce que l’on veut réellement dans notre vie de tous les jours comme un boulot passionnant, par exemple. Bon, parfois, il arrive que se produisent des périodes de vaches maigres, où le doute s’insinue dans les esprits faibles (vous êtes des femmes après tout), et vous fait bifurquer vers des voies moins attrayantes, mais financièrement attractives (ou alors avec des collègues aussi sexy que moi), et surtout bien perçu par votre entourage…. N’oubliez jamais, ce sont vos rêves… Si vous ne croyez pas en eux, personne n’y croira pour vous.

CANCER :

Votre boulot vous saoule. Je veux dire par là qu’il vous saoule déjà pas mal en temps normal, mais là, c’est le pompon comme on dit dans la Marine (j’implore votre pardon pour ce jeu de mots moisi !!). Vous ne supportez plus les blagues sexistes de votre collègue Gégé (sacré Gégé !), le café fadasse (que vous payez une fortune et que vous ingurgitez à fortes doses quand même), votre ficus décrépi, et même votre chaise à roulettes (dont il manque une roue depuis 6 ans, d’ailleurs). Vous avez besoin de changer d’air, de « danser la vie », comme le dit Grégoire (le chanteur, pas l’abbé), de trouver un autre boulot en clair. Mais voilà, vous avez sûrement un tempérament casanier (si, un peu, quand même….) et donc, changer…. pff… on sait ce que l’on perd, pas ce que l’on gagne…Et finalement, il est sympa, Gégé…Et le café, il n’est pas si dégueu… Allez, c’est ma tournée !

LION :

Vous, c’est carrément des vacances qu’il vous faut… Vous en avez sacrément besoin ! En effet, vous avez remarqué que le délicieux bronzage que vous aviez acquis lors de deux semaines idylliques aux Antilles avait peu à peu disparu, vaincu qu’il a été par la grisaille quotidienne, les néons de la ville, un régime déséquilibré et des soirées trop longues (aucun rapport, je sais). Du coup, vous décidez e vous évader ! Un œil sur votre réserve de jours de congés… C’est bon… Un œil sur votre compte…. Aïe, moins bien… Du coup, vous optez pour 3 chaleureuses semaines au soleil des côtes de la Manche, plus particulièrement sur les soyeuses plages de galets, avec des gens accueillants dans des villages déserts en cette saison, qui se demanderont sincèrement si vous êtes saine d’esprit… Le pied !

VIERGE :

Votre détestable perfection (oui, les autres signes sont faibles) a cependant une faille que l’humanité s’emploie à développer pour nous rabaisser à son niveau : il s’agit des soldes…. Évènement périodique, il déclenche chez l’ensemble de mes lectrices une hystérie collective aussi puissante qu’un concert des World’s Apart, même chez vous lectrices Vierge, et croyez bien que je le déplore. Aussi, ce mois ci les divinités divines vous autorise à faire abstraction de votre rôle de leader de la gente féminine. Ce mois ci, vous pouvez vous comportez comme une véritable psychopathe, vous pourrez défoncer les devantures à grands coups de parapluie, vous battre pour des débardeurs que vous ne mettre qu’une fois, bref, être une femme ! (Comment ça je suis convoqué dans le bureau de Notre Sainte Rédac Chef ?)

BALANCE :

On peut dire que vous êtes parfois un peu naïve (ou juste idiote, dirons les gens qui ont beaucoup moins d’ouverture d’esprit que moi !). Vous êtes toujours à espérer le meilleur des gens. Peut être que votre optimisme forcené y est pour quelque chose… Un vieux proverbe italien ne dit il pas « il faut espérer puisqu’il faut vivre. » ? Alors, du coup, vous êtes un rayon de soleil un jour de pluie, votre sourire rend le sourire aux gens (ou les énervent, selon qu’ils croient ou non que vous vous foutez complètement d’eux !), vous êtes un moteur pour votre entourage, vous allez chasser ce mois ci la déprime (notamment les Gémeaux, ils sont étranges ce mois ci) à grands coups de pompes dans le postérieur ! Allez, courage, vous allez avoir du boulot ce mois ci !!!!

SCORPION :

Vous n’aimez pas le froid. Non, franchement, c’est nul le froid… Vous tremblez, vous mettez des choses immondes, en espérant conserver le peu de chaleur corporelle que vous produisez, vous abîmez vos mains, vous devez faire attention où vous marchez, y a du vent,… je me répète, mais le froid, c’est nul… Vous préférez donc rester bien au chaud chez vous ou alors profitez de vos réductions au cinéma pour hantez les salles obscures aux grands écrans. Il y a de super bons films en plus, avec les récentes nominations aux Oscars, vous avez l’occasion de vous en mettre plein vos ravissantes mirettes… De plus, le gars qui s’occupe de déchirer les billets est super mignon, et vous avez l’air de lui plaire, donc foncez… Enfin, si toutes mes lectrices Scorpion vont au même ciné, bon courage au gars !

SAGITTAIRE :

Bon là, les filles, ce n’est plus possible. Ayant accompagné une de vos amies Vierge durant les soldes, vous allez vous apercevoir ce mois ci que le sémillant 36 des soldes de septembre n’est plus qu’un vague souvenir, et qu’il est désormais remplacé par un large 40… Avantage, vous n’avez pas à vous battre pour les fringues en soldes… Inconvénient, vous êtes partie pour renouveler l’ensemble de votre garde robe… Inconvénient n°2, vos chances de vous caser sont aussi épaisses que l’encéphalogramme d’un batracien… Donc, il est temps de reprendre les bonnes vieilles habitudes régimiesque, sinon, il vous faudra un parachute pour vous tailler une robe, quand au maillot de bain, n’en parlons pas, de peur de devenir un vrai mufle, voire salement grossier. Or, ma maman (que Notre Sainte Rédac Chef la bénisse !) m’a élevé dans le respect des femmes et la crainte du Jugement dernier, l’un dépendant de l’autre… Courage, et sortez les recettes de régime !

CAPRICORNE :

Certains membres de votre entourage (collègues, amies, voisins de palier,…) vous êtes méchante. Pas de la méchanceté banale, sans aucun but… Mais de la vraie, de la violente, de celle qui fait vraiment mal aux gens qui tiennent à vous ! Pourquoi, me direz vous, est ce que je parle de votre méchanceté ? Vous le savez que vous êtes cynique à souhait… Mais bon sang, pourquoi évoquez les évidences ? Tout simplement parce que, ce mois ci, y en a marre ! Je veux dire par cette phrase un petit peu réductrice que les divinités en ont ras la casquette de votre méchanceté ! Donc, pour montrer qui est le patron dans ce monde tordu, on va vous obligé à être gentille, à être polie et bien élevée, à répondre gentiment aux questions les plus évidentes, et ce, sur un ton égal dépourvu d’animosité ! Je sais, ça va être dur…

VERSEAU :

Et pourquoi vous ne seriez pas enceinte, vous aussi, tiens ? C’est vrai, tiens, touts vos amies en rêvent, certaines ont franchi le pas et ont un ventre de buveur de bière, d’autres encore ont des cernes jusqu’aux genoux parce que leur braillard à besoin de sa dose de lait toutes les 3 heures et que la Nature a été assez méchante pour que vous soyez la seule à allaiter… Donc, ce mois ci, en dépit des obstacles qui vous sont opposés (votre célibat, notamment !), vous allez tout faire pour vous retrouver, comme l’on dit assez galamment, avec un polichinelle dans le tiroir. Les nausées, les douleurs dorsales, les maux d’estomac, le régime alimentaire, les poussées d’hormones, rien ne vous effraie ! Vous le voulez, le chiard (que vous appellerez sûrement d’un prénom original comme Brandon ou Kelly), parce que vous pensez que rien n’est plus important que d’être mère…Vous dites ça parce que vous savez que je kiffe les mères célibataires, hein, petites friponnes ?

POISSONS :

« Et pourquoi ne ferions nous pas des Poissons le signe du mois ce mois ci ? ». Voilà tout ce que j’ai retenu de la grosse soirée chez Bacchus il y a une semaine, où on (mes potes divinités et moi) s’est carrément mis minable, mais quelque chose de bien ! On a bien rigolé quand Apollon a dis ça, mais après mûres réflexions (et plusieurs boîtes de paracétamol), je me suis dit que ce ne serais pas une si mauvaise idée… Après tout, personnellement, vous ne m’avez rien fait, vous avez juste manqué de chance en ouvrant vos petits yeux à la même période de l’année que Notre Tyrannique mais au combien Adorée Sainte Rédac Chef… Êtes-vous coupable au même titre qu’elle des avanies et quolibets dont je suis victime lors des réunions, ou autour de la machine à café ? Êtes-vous responsable de la dose écrasante de travail dont je suis accablé ? Je dis non ! Alors, ce mois ci, c’est pour moi, faites-vous plaisir !

How to become a runner ?

Ce message se dirige à toutes les femmes, qui comme moi, se sont dit des dizaines de fois après les fêtes de fin d’année : « je vais me mettre à la course à pied». La première semaine de janvier, nous nous retrouvons toutes en train de faire le shopping des baskets dernier cri, un baladeur mp3, un jogging qui nous met en valeur et des t-shirts dry fit. Certaines vont aller encore plus loin ! Elles vont acheter les dernières Nike+ avec accéléromètre pour synchroniser les routines avec Facebook et vont préparer une playlist mortelle !

Samedi matin, 7h30, il fait froid mais c’est ça l’attitude sportive ! On se lève, on se met en tenue et on se dirige vers le jardin le plus proche. On arrive, fière de faire partie du groupe d’athlètes qui est déjà là, souvent des hommes en short et t-shirt avec à peine 0°C à l’extérieur. On commence par quelques étirements et c’est parti ! La fraicheur du vent nous encourage, Beyoncé nous chante « single ladies » et on court au rythme de la musique !

5 minutes après….

Oh là, on commence à sentir la lourdeur des jambes, un point de coté, tout le monde nous dépasse, on baisse la cadence mais on continue…

Encore 5 minutes après…

On a mal aux genoux, on a plus de souffle, on finit par marcher pendant 15 minutes en se disant : c’est un truc de fou ! Tant pis, on continuera demain.

Dimanche matin, 8h00… Ca fait 30 minutes qu’on regarde le réveil, on a mal aux jambes, on a peur du froid qui nous attend, mais on a déjà promis à tout le monde qu’on se mettait à la course à pied… On y va avec un peu moins de motivation que la fois précédente…on arrive au jardin et on repart ! Cette fois-ci Beyoncé est moins marrante, mais on continue à bouger les pieds, on résiste les premiers 5, 10 minutes ! On lutte contre nous-mêmes mais c’est impossible, à peine 15 minutes et on se dit, définitivement la course n’est pas pour moi, je vais plutôt me mettre au régime dès demain, ça sera plus facile….

Bon les filles, laissez-moi vous dire que cette personne c’était moi il y a quelques années mais aujourd’hui je suis une fière coureuse des 10 et 20 kilomètres avec comme objectif le Marathon de Paris 2012. Le chemin n’est pas facile, il y a souvent des petits échecs, des blessures qui nous découragent, mais la clé c’est de savoir débuter et de trouver ce qui va nous motiver bien au fond de notre cœur à courir.

J’ai quelques conseils à vous donner :

Soyez-patientes : La patience est un facteur clé pour apprendre à courir. Il faut être patient avec les résultats, qui comme dans un bon régime, prennent du temps mais sont pour toujours. La patience se traduit dans deux aspects : D’abord, dans la progression, qui se reflète seulement après quelques semaines. Puis, dans la vitesse, car si nous allons au-dessus de nos capacités, il est peu probable qu’on arrive à courir pendant 30 minutes, 1h ou plus.

Renseignez-vous : Actuellement nous avons de nombreuses sources d’information gratuite sur la course à pied. Cherchez sur Google « routines course à pied débutant » et vous trouverez des centaines des pages d’information. Dans mon cas, le fait d’être constamment en train de comparer des routines, de lire des forums sur des personnes qui, comme moi, avaient mal aux genoux, qui s’essoufflaient, ou qui n’aimaient pas courir l’hiver, m’ont permis de trouver l’origine de mes problèmes et leur solution.

Fixez-vous des objectifs atteignables et mesurez-les : il est indispensable de courir après une “carotte” ! Au début, il s’agira peut être d’arriver à courir 2 ou 3 fois par semaine pendant un mois, d’augmenter le nombre de tours qu’on fait au jardin, etc. Mais au bout de quelques mois, notre but pourrait être de se préparer pour la Parisienne, ou faire une course de 5 ou 10km. Il faut surtout se fixer des objectifs à court terme, et les suivre dans un journal.

Communiquez et entourez-vous des gens qui partagent votre passion : au début je mentionnais l’utilisation du Nike+ et de Facebook pour communiquer mes routines. Franchement, c’est super motivant , car très souvent on a comme réponse à nos post des messages de soutien et d’encouragement de nos amis. Par ailleurs, si l’on communique sur notre passion, il est fort probable qu’on trouve quelqu’un qui aime aussi la course à pied, ou qui aimerait nous demander de l’aide pour commencer.

Équipez-vous bien et soyez prudentes : Une des raisons principales pour quitter la course à pied mise à part la motivation, c’est les blessures. Il est indispensable de se procurer une paire de chaussures adaptée à notre poids, notre type de foulée, nos caractéristiques particulières. Je vous conseille d’aller acheter votre équipement dans des magasins spécialisés dans la course à pied comme Plannet Jogging ou la Boutique du Marathon. Il est fort convenable d’acheter également un cardiofréquencemètre car la plupart des entrainements calculent la vitesse par rapport à notre fréquence cardiaque. Par exemple, une sortie longue sera souvent une routine de course de plus de 45 minutes à une fréquence cardiaque entre 70 et 80% de notre fréquence cardiaque maximale. Pour certains 70% signifie trottiner ou marcher rapidement, mais d’autres pourront courir plus vite car ils ont simplement une meilleure condition physique.

Enfin, le secret d’une bonne santé pour 2011 est le sport ! A vos baskets !

L’émission D&CO détournée, Damidot dégoûtée

Valérie Damidot

C’était the story de la semaine, the truc qu’il fallait pas louper mais qui fait doucement marrer… Vous êtes passés à côté ? Pas grave, comme on est sympa, on vous refait l’histoire…

L’Egypte, la Tunisie et les réseaux sociaux…

Mais que s’est-il réellement passé pour que la Tunisie et l’Egypte se révoltent et deviennent en quelques jours des symboles de révolutions sociales ? Entre espoir et chaos, le Maghreb s’embrase : comment Facebook, Twitter et la sphère internet ont-ils joué un rôle sans le savoir ?

Prenez vos cahiers d’histoire page 2011, on va commencer la leçon avec un petit rappel des faits ! En Tunisie, on parle déjà de l’après Ben Ali. Après 23 ans au pouvoir, Ben Ali s’est fait éjecter, oui il a fui le 14 janvier dernier après une contestation sans précédent et réprimée dans le sang. Sa démission est le résultat d’un mouvement social, étudiant, culturel, historique et par-dessus tout facebookiste (ce mot existe vraiment ?). Le 13 janvier, Ben Ali s’engageait à quitter le gouvernement en…2014 ! Soit il est en avance sur le calendrier, soit les victimes collatérales de la contestation née à Sidi Bouzid et la rue ont réussi à le mettre en échec avant l’échéance qu’il s’était lui-même fixée. Bon ok, en Tunisie Ben Ali est out, dehors, il a dégagé. Mais qu’en est-il de l’Egypte ?

Euh, vous n’avez pas révisé ? Pas bien… Eh bien en Egypte la situation est on ne peut plus compliquée. En effet, là-bas, bousculée par la rue, le président Hosni Moubarak a envoyé les chars. Effet domino de la crise tunisienne ou révolution à part entière, du Caire à Alexandrie en passant par Suez, des milliers de manifestants bravent les matraques pour réclamer les départs de Moubarak. Ce dernier, président du pays depuis 1981 règne d’une main de fer et profite de son rôle dans la politique étrangère et en particulier au Moyen-Orient. L’homme, accusé de corruption de violation des droits et des libertés ne semble pas plier. A l’heure actuelle, l’Egypte reste dans le doute, le gouvernement de Moubarak ne cède pas, la rue tente encore et toujours de le mettre hors jeu. Tant d’illusions mais pas de désillusion.

Facebook, Twitter et la sphère internet

En Tunisie comme en Egypte, ce sont les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) qui ont permis un tel soulèvement populaire. En Tunisie, la jeunesse s’est insurgée grâce et par Facebook. Cette génération Facebook qui pense et qui fout la merde pour certains, cette génération Facebook qui agit et qui se réveille pour d’autres. En Egypte même combat, malgré le blocus des connexions internet dans ces deux pays, l’interdiction d’émettre Al-Jazira (la chaîne d’information en continu et en langue arabe ndlr), et parfois même l’interruption des sms, les révolutions du web 2.0 sont en marche au Maghreb. Le combat pour la démocratie s’est fait par le biais des réseaux sociaux. Les messages, les vidéos de manifestants, les appuis médiatiques ont circulé via les réseaux sociaux. L’émergence de ces derniers, des  blogs, des moyens d’expression foisonnent en tendent à devenir progressivement une sphère publique (et très influente) à part entière, prête à devenir le nouveau lieu d’accueil des débats et des discussions.

Facebook, Twitter, Internet en général auront été les meilleurs alliés des manifestants et ont sapé les dispositifs de censure pour dissimuler la réalité des évènements. Leur permettre de connaître la réalité et de contourner le discours soit-disant officiel transmis par la télévision d’Etat prouve que le net à des bons côtés. Même si Facebook est le réseau social le plus répandu dans le monde, à Save my Brain on sait que ce n’est pas l’élément sine qua none aux (futures) révolutions. Les moyens d’expression, de contestation et de soulèvement existent, mais, les réseaux sociaux ont été utilisé dans un contexte politico-social en Tunisie et en Egypte particulier. C’est cette articulation qui mérite réflexion… Désormais finie la révolution Jasmin, tulipe ou cocotier (LOL), place aux révolutions Facebook (?)!!!

Robin Bacior – Tell The House


Robin Bacior est certainement la nouvelle sensation folk venue de Brooklyn. Du haut de ses 24 ans elle vient de sortir son premier EP Aimed For Night, preuve s’il en faut que la musique folk est en perpétuel renouvellement. Sa voix pleine de soul et son timbre encore jeune font un surprenant mélange qui se laisse écouter avec délice. Pour accompagner cette voix ensorcelante, Robin compose des ballades folk élégante, qui semble simple mais dont la richesse ne se laisse dévoiler qu’après plusieurs écoutes.

Pour mettre en image ce nouveau talent émergent il fallait un réalisateur tout aussi talentueux et inconnu que Robin. Ce réalisateur vient lui aussi de Brooklyn et il s’appelle Ellis Bahl.

Le clip de Tell The House par Robin Bacior :

Écouter Aimed The Night : robinbacior.bandcamp.com
Voir les autres vidéos d’Ellis bahl : vimeo.com/ellisbahl

Dans mon studio, ou la vie de contorsionniste…

light-pot

Passer de la maison familiale à un neuf mètre carré mansardé c’est véritablement aller à l’essentiel.  La vie en espace réduit est une réalité à laquelle tout étudiant est amené à faire face. Dans un environnement si élémentaire, comment se sentir bien chez soi? La plupart des gens me le disent en toute franchise: s’ils passent leur vie à la bibliothèque, c’est bien parce-qu’ils se sentent en ce lieu  plus à l’aise que chez eux. N’est-ce pas dramatique de vivre dans un appartement que l’on cherche par tous les moyens à fuir? Pensez-vous qu’il soit normal de préférer le travail à un peignoir de bain en velours, une assiette de pâtes mayonnaise entre les mains? On connait l’appartement du garçon célibataire qui ne subit pas l’influence d’une petite copine dans son lieu de vie. Lui-seul peut dormir sur un matelas rehaussé par une couche de poussière d’au moins dix centimètres de hauteur. Nous ne pouvons que l’admirer pour cette souplesse de vie. Mais dans notre cas, comment faire pour être bien chez soi et pouvoir s’étirer de toute sa longueur de corps? Bientôt on verra les jambes dépasser par les fenêtres… Be Pragmatic ne vous promet pas la lune, ce serait démagogique, il est évident qu’il faut restreindre ses habitudes d’antiquaire pour vivre dans un studio. L’heure n’est plus à la conservation pathologique. Il faut faire preuve d’un esprit de synthèse, sélectif, mais surtout d’auto abnégation. Dans ce cas tournez les choses à votre avantage et faite le vide! Une fois que l’horizon d’attente est réduit que les idéaux sont diminués, il devient alors possible d’améliorer l’espace d’expérience avec ingéniosité. Parce-que c’est le fil directeur de notre éthique de vie d’intérieur, demandons-nous alors ce que seraient les objets et mobiliers susceptibles de s’intégrer au mieux dans notre petit, mais non moins mignon, placard à souris. Comment le transformer en petit cocon et gagner un peu de place?

Lilly Wood & the Prick

Ma découverte de « Lilly Wood & the Prick » : Une poésie viscérale qui transporte l’ordinaire

Mon premier, commence par la musique d’une pub qui comme un doux effluve vous hante toute une journée… puis le jour suivant…Vous n’en retenez que deux mots si doux à l’oreille : « Love Song »… Vous vous dites : « trop facile ! » et justement, tout est là ! C’est partagée entre curiosité dévorante et agacement -celui de me sentir tout à coup à l’état de midinette bonbon rose- qu’en tant que googleuse compulsive j’ai tapé : « love song idylle de Guerlain ».

Pour mon second, me voici donc à la découverte d’une certaine Lilly Wood qui semblerait illustrer parfaitement la féerie romantique de ce refrain en boucle dans ma tête depuis plusieurs jours. Mais quel étonnement de la découvrir en duel contrasté avec un certain Petit Branleur (traduction de Prick).

Il est temps d’en savoir plus ! C’est parti pour mon troisième : une séance d’écoute des quelques titres composant un premier maxi « Lilly who & the What ? ». On peut dire que Nili Hadida & Ben Cotto ont l’art et la manière d’intriguer sur le fond comme sur la forme ! Je découvre le premier opus « Invincible Friends » (label Cinq7). Un album illustré de photos improbables et de drôles d’oiseaux, tel est l’univers de Lilly Wood & the Prick .

Mon quatrième est une révélation ; dosage parfait entre douceur et piment ! Dire tout haut ce qui se trame tout bas. Maux et mots quotidiens, ceux qui font mal, ceux que l’on évite ou ignore, par pudeur ou par culpabilité, prennent tout à coup une dimension poétique jusque là insoupçonnée. Le fond est solide avec des textes à la fois ingénus et pétillants de malice (My Best), d’autres d’une rare violence (Down the Drain) portés par une voix suave qui vous transporte, un son pop rock généreux d’influences, des mélodies intimes (Water Ran) qui collent à la peau et qui s’écoutent en boucle…

Bref, au pays de « Lilly Wood & the Prick » mon tout est un bonbon acidulé, du pur sucre tout en dualité, oppositions et surprises !

« Lilly Wood & the Prick » c’est tout ça à la fois, léger à écouter, et vraiment du lourd à ne pas rater !

Actu :

Lilly Wood & the Prick nommé « révélation du public » aux victoires de la musique. Jusque là le groupe a été peu médiatisé. Il contre-attaque le soutient des gros médias aux 3 autres révélations, par le lancement d’un concours via Facebook. Le principe est simple : l’internaute qui rapporte le plus de votes au groupe gagne un concert privé dans son salon. Et pour ceux qui désespèrent de ne pas avoir assez de contacts, ou qui regrette que la Cigale et le Bataclan soient déjà complets, il reste une alternative, quelques dates en France et le 1er juin à l’Olympia.

Actus et autres dates de la tournée sur : http://www.myspace.com/lillywoodandtheprick

Site officiel : http://lillywoodandtheprick.com/

Mondrian/De Stijl au Centre Pomidou

Le Centre Georges Pompidou est un spécialiste des grandes rétrospectives. C’est désormais au tour du néerlandais Piet Mondrian, un des fondateurs du mouvement De Stijl. Particularité de l’exposition : celle-ci de s’arrête pas à l’artiste mais s’intéresse également à l’histoire du mouvement.

Tout le monde connaît les fameuses compositions de Mondrian, mêlant lignes noires et aplats de couleurs primaires. Que ce soit par les livres d’histoire de l’art ou la robe d’Yves Saint Laurent inspirée par l’artiste en 1965, le motif est archi connu, immédiatement associé à l’artiste. Pour tout un chacun, composition abstraite + couleurs primaires = Mondrian.

Ce serait bien réducteur ! Lors de la visite, le choix d’avoir présenté conjointement l’histoire de Mondrian et celle du mouvement De Stijl (et de la revue associée) apparaît des plus pertinentes. L’artiste n’a en effet pas inventé grand-chose tout seul. Il apparaît au vu des œuvres exposées que la lente constitution de ce style particulier n’est due qu’à l’émulation des membres du mouvement De Stijl. Mondrian ou ses compères ? Même combat. Il est souvent bien difficile de distinguer les œuvres de tel ou tel artiste, tant les pattes sont semblables.

Alors, décevante cette expo ? Pas vraiment. Déjà, cette découverte vaut la visite. Ensuite, comme toutes les expos du Centre Pompidou, elle se pose comme une référence sur le plan de la documentation présentée. Seul bémol, la déambulation au sein des allées, sans se montrer aussi catastrophique que celle de l’expo Dada il y a quelques années, pourrait être plus logique. On a un peu de mal à comprendre pourquoi le chemin nous fait commencer par De Stijl, puis Mondrian avant de revenir sur De Stijl.

Cette rétrospective est donc enrichissante. Dommage que le Centre Pompidou ait profité de cette double expo pour faire paraître un double catalogue. Deux fois cinquante euros, cela risque fort d’en faire réfléchir plus d’un !

L’exposition Mondrian/De Stijl court jusqu’au 21 mars 2011

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