Monthly Archives: décembre 2010

The Great Pretender

Laissez moi vous raconter l’histoire d’un petit garçon…

Le petit Farrokh Bulsara naquit le 5 septembre 1946 à Stone Town, protectorat de Zanzibar, dans une famille de la moyenne bourgeoisie indienne. Ses ancêtre perses de confession zoroastrienne fuirent le pays qui fut le leur pour s’établir en Inde lors de la conquête de l’Iran. Les parents de Farrokh l’envoient pour lui donner une éducation chez sa grand-mère. Il ira étudier à la pension de St Peter à Panchgani près de Bombay.

C’est un très bon élève, il excelle particulièrement en sport. Mais son âme a déjà une couleur particulière… Celle de la musique ! Le principal de la pension suggère aux parents du petit garçon de lui faire suivre en plus des cours de musique. Dès lors Farrookh appendra le piano, et rejoindra la chorale de l’école, et s’essaiera même au théâtre. Ayant un don pour le piano, c’est à la St Mary’s High School qu’il intégrera son premier groupe de musique, les Hectics. Il y prendra le surnom de Freddie… Ses prestations montrent le gros potentiel et sa présence innée quand il est sur scène.

1963, la famille Bulsara doit s’exiler. Farrokh, après de multiples discussions arrive à convaincre tout le monde de partir s’établir… en Angleterre. Pendant ses études aux Beaux-Arts, Farrookh fait la rencontre d’un jeune batteur, Roger et d’un tout aussi jeune guitariste Brian. Tous les deux sont membres du groupe Smile. Mais Smile a déjà son chanteur, Tim Staffel. Alors il prend patience en assistant aux répétitions du groupe. Mais un beau jour de 1970, pensant qu’il n’aurait aucun avenir Tim prend la clef des champs ! L’heure a sonné pour le petit indien et le groupe se renforce d’un bassiste, John.

Smile change de nom… Il devient Queen ! Le premier opus du quatuor est éponyme, et sort dans les bacs en 1973. Sur les ondes déferle un nouveau genre de musique, le Glam-Rock avec pour chef de fil un certain David Bowie (Time), accompagné de son double Ziggy Stardust (My Death, magnifique reprise du français Jacques Brel), T. Rex (Children of Revolution), Roxy Music (Ladytron) ou bien les Sparks (This Town Ain’t big enough for the both of us).

De 1973 à 1991, date de leur dernier album, les quatre compères ne cessent de tutoyer les sommets de la gloire ! Ces presque 20 années d’enregistrements studio, de tournées, de clips seront ponctuées régulièrement pour ne pas dire quotidiennement de tubes qui donnent l’industrie de la musique, des partitions incontournables telles que : “We will rock you”, “We are the champions”, “The Great pretender”, “The Show must go on”, “Somebody to love”… Sans oublier le triste et magique “Bohemian Rapsody”, hymne incontournable du groupe ! Triste chanson car quand on prête l’oreille au troisième couplet “too late, my time is gone/sends shivers down my spine/ body’s aching all the time/goodbye, everybody/I’ve got to go/gotta leave you all behind and face the truth/mama oooooooh anyway the wind blows/I don’t want to die/sometimes wish I’d never born at all”, les mots sont lourds de sens.

Bien que fidèle à Queen, le petit Farrokh, devenu bien grand sortira deux albums en solo “Mr. bad Guy” et le génialissime “Barcelona”, d’où sera issu le duo à couper le souffle avec son amie Montserrat Caballé du même nom.

En 1987, Farrokh apprendra qu’il est séropositif. Il gardera son secret jusqu’à la veille de sa mort. Malgré la maladie qui le ronge il continuera à assurer ses concerts, et à quelque jours de nous quitter, il enregistrera la clip “The Great Pretender”. Pendant le tournage il souffre et n’est plus que l’ombre du Grand Freddie mais il ne montre rien et garde sa grâce… Il s’éteindra entouré de son compagnon, de sa famille et de ses amis.

Vous aurez compris que Brian est Brian May, Roger est Roger Taylor, que John est John Deacon et que Farrokh est le grand, le sublime et le tristement regretté Freddie Mercury ! Le 24 novembre 1991, Farrokh Bulsara nous quitta à l’âge de 45 ans touché par ce fléau qu’est le sida. Ce génie révolutionnaire de la musique, ce petit garçon parti de rien de sa banlieue de Bombay, ce rossignol aux trois octaves, laisse derrière lui des millions de fans endeuillés. Bien que 19 ans se soient écoulés depuis son départ, la peine reste toujours la même pour ceux qui l’aiment et à qui il manque ! Il est éternel…

Pourquoi fête-t’on Noël le 25 décembre ?

Noël

En voilà de la question qu’elle est bonne ! La fête de Noël, en dépit de son actuel caractère commercial, est censée représenter la naissance de Jésus Christ. Seulement voilà le problème,  personne ne sait quand est exactement né Jésus. Un seul des quatre Évangiles, celui de Luc (II, 8) évoque la naissance du Christ, sans toutefois préciser la date exacte.

Son cadeau de Noël

Ses cadeaux de Noël

Noël approche et une fois de plus l’inquiétude tri-annuelle refait surface. Que ce soit pour son anniversaire, votre anniversaire de rencontre, ou son Noël, vous devez lui offrir le cadeau qui la comblera sans trop décombler votre porte-feuille.

Azure Ray – Drawing Down The Moon

Le retour du duo Azure Ray après presque sept ans d’absence soulève plusieurs questions. Pour certaines la première question sera, mais qui est donc Azure Ray ? Question légitime puisque la reconnaissance du groupe au début des années 2000 n’a fait que s’atténuer les années suivantes, jusqu’à devenir le souvenir nostalgique d’une époque disparue.
Azure Ray est donc un duo féminin qui aura marqué le milieu de la dream-pop au début des années 2000. Formé par Orenda Fink et Maria Taylor, le groupe a connu le succès avec l’album Hold On Love sorti en 2003. Suite à cet album les deux artistes se sont concentrées sur leurs carrières solo respectives.

Autre question, mais pourquoi s’étaient-elles séparées ? Y aurait-il eu des querelles insurmontables?, le succès d’Hold On Love leur serait-il monté à la tête au point de faire de ses deux filles d’Alabama des divas ? Rien de tout cela, c’est visiblement un besoin de prendre des directions de travail différentes qui a mené Orenda et Maria sur des chemins eux aussi différents. Il semble malgré tout que le chemin qu’a suivi Orenda Fink par la suite lui a été indiqué par Todd Baechle, chanteur du groupe The Faint, qui deviendra en 2005 Todd Fink.

On pourra aussi se demander s’il s’agit bien là de leur retour ? Les deux chanteuses ont continué à travailler ensemble dans le groupe d’Andy LeMaster Now It’s Overhead, elles tournent ensemble depuis 2008 et elles ont sorti un EP Don’t Leave My Mind préparant l’arrivée de leur nouvel album.
Enfin, et surtout, ce nouvel album intitulé Drawing Down The Moon (sorti en septembre 2010) se place naturellement à la suite des trois premiers albums du groupe. Tout cela donne une image d’une “période entre deux albums” un peu plus longue que d’habitude plutôt que du grand retour annoncé depuis près d’un an par quelques critiques à la recherche d’un titre accrocheur.

Contrairement à leur collaboration précédente, Maria et Orenda ne se sont pas retrouvé pour innover, le recherche de ce son dream-pop aujourd’hui trop banal n’est plus le moteur de leur création et on les sent mélancolique de cette époque. Drawing Down The Moon est comme le regard nostalgique de ces deux chanteuses qui ont connu jeune une période de création sans limite, suivie par plusieurs années d’écriture plus traditionnelle (dans la pop pour Maria Taylor et la musique folk pour Orenda Fink qui ont chacune sorties plusieurs albums solo).

L’album est introduit par le titre Wake Up, Sleepyhead, morceau qui donne le ton contemplatif du disque. Le plus chaleureux Don’t Leave My Mind possède un effet hypnotisant qui ne suffit malheureusement pas à masquer un texte qui mériterait d’être retravaillé. Sur le titre In The Fog le fond rejoint la forme, le chant plaintif est perdu dans une atmosphère vaporeuse, saturé par nuage de musique électronique. Sur Larraine, simplement supporté par une guitare acoustique, les deux voix des chanteuses se fondent en une seule voix magnifique qui semble prête à s’évanouir à chaque instant.

On And On Again cherche à nous tirer une petite larme, et ne serait pas loin de réussir si les arrangements des cordes étaient restés sous tension jusqu’au bout du titre. Il est certain que ce morceau trouvera sa place dans une drama américaine. A la différence du titre précédent Make Your Heart est parfaitement arrangé, les cordes s’imposent naturellement dans ce qui est une “love song” très originale. Les ornements vocaux de Silver Sorrow sont un véritable enchantement et en font un des meilleurs titres de l’album. Signs In The Leaves est une ballade à la guitare qui se démarque essentiellement par la poésie de son texte.

Love And Permancence ne semble pas complètement achevé, les voix font une fois de plus leur effet, mais musicalement le titre semble vide. Au mieux ce morceau aurait pu faire une bonne face b, mais n’est pas légitime sur l’album. Le rythme entraînant de Shouldn’t Have Loved remet le disque sur les rails. Ce morceau contient tous les ingrédients qui font le disque, de la guitare en ouverture aux claviers, en passant par les cordes, les harmonies vocales et un texte mélancolique. Dancing Ghosts porte tellement bien son nom que le titre suffit à décrire cette admirable chanson. Le duo clôture l’album avec le poignant Walking In Circles.

Le duo est bel et bien de retour avec ce Drawing Down The Moon qui, malgré quelques défauts, est à la hauteur des albums précédents. Et même si j’ai envie qu’elles continuent leurs carrières en solo (enfin surtout Orenda) je suis sûr que ce quatrième album est le nouveau départ d’une aventure qui nous apportera de nouveaux bijoux musicaux.

Azure Ray – Don’t Leave My Mind from Saddle Creek on Vimeo.

Le site d’Azure Ray : azureraymusic.com

Les préparatifs de Noël

Lettre au père Noël - Crédit : Pulupulu

Depuis le premier jour de décembre (enfin depuis le 24 novembre en ce qui me concerne !) tout le monde s’est mis à compter les jours qui les séparent de la date fatidique : Noël ! Et chacun d’entre nous a de bonnes raisons d’attendre ce jour avec impatience : certains parce qu’ils ont horreur de cette fête et qu’ils veulent s’en débarrasser au plus vite, d’autres parce qu’ils sont à deux doigts de péter les plombs et d’arracher le papier qui entoure les cadeaux qui leur font de l’œil au pied du sapin, d’autres pour le plaisir de se retrouver entourés des gens qu’ils aiment et d’autres encore, simplement pour se prendre une cuite au champagne et une indigestion de foie gras (ou cuite au Montbazillac et indigestion de chocolats, au choix !). Mais en attendant le jour J, rien ne vous empêche de profiter d’ores et déjà, pour ceux qui l’aiment, de la magie de Noël ! Comment ? En préparant votre réveillon comme il se doit !

Lyon : la fête des Lumières

Lyon : Fête des Lumières

J’avais dû annuler mon déplacement à Lyon la semaine dernière à cause des 40 cm de neige qui venaient de tomber sur la région Rhône Alpes. Par chance, j’y suis parti ce mercredi 8 décembre et cela m’a permis d’éviter la grande pagaille de la région parisienne et de profiter du temps clément qui régnait sur Lyon pour aller voir la « fête des Lumières ».

Le nom des gens

« Faites l’amour pas la guerre » : telle est la devise de Bahia Benmahmoud, jeune femme délurée fière de ses origines algériennes et fervente opposante à la politique de droite, qui n’hésite pas à coucher avec ses adversaires politiques pour les faire changer d’opinion. Lorsqu’elle rencontre Arthur Martin -dont le nom a évoqué toute sa vie des équipements de cuisine – un homme sage et prudent, Bahia ne sait pas encore que les tabous sur les origines de sa famille vont le rendre plus attractif à ses yeux. Alors que l’une revendique haut et fort l’histoire de ces ancêtres et de toutes les victimes de discriminations, l’autre préfère à l’image de sa vie et de son leitmotiv rester discret. Ces deux êtres dont les noms collent à la peau n’ont pas les mêmes visions des choses mais cherchent tous deux à se débarrasser des étiquettes.

Le film met en scène des réflexions sur ce que font les gens de leur patrimoine familial et sur les rapports qu’ils entretiennent avec autrui. Ces personnes au-delà de leur visage, de leur prénom et de leur nom, ont une histoire et une vie que nul autre ne peut raconter ou diriger à leur place. Sara Forestier et Jacques Gamblin incarnent ce duo atypique mais terriblement séduisant qui se ballade sur les chemins de l’amour, du drame et de la joie. De bonnes répliques, des scènes bien ficelées, le tout sur un fond politico comique (avec notamment Lionel Jospin dans son propre rôle) sont au moins trois bonnes raisons de découvrir le film et ainsi s’assurer un bon moment.

Need For Speed – Hot Pursuit

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Jeu de course de type arcade par excellence, Need For Speed (on dit NFS) revient dans un opus 2010 plein de fraîcheur. En effet, la série avait, depuis quelques années, un peu perdu de sa superbe et l’on se disait que nous ne reverrions jamais ce qui faisait de ce jeu un must have.

Créer un cadeau de Noël original

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Le grand jour arrive… Le froid s’est installé parmi nous, les flocons ont déjà commencé à tomber, bref Noël est là ! Comme chaque année à cette période, la même question se pose : “que mettre sous le sapin ?”. Afin de vous éviter l’appel de votre banquier pour vous signifier que votre compte en banque est rouge sanglant, ainsi que de survivre en janvier, il n’y a qu’une seule solution. Créer soit même LE cadeau de Noël !

Dexter

Dexter, série américaine (adaptée du roman de Jeff Lindsay) atypique est pourtant un véritable succès outre atlantique malgré son côté sanglant, parfois vulgaire et trash. Ce héros morbide, interprété par l’acteur Michael C. Hall, suscite de l’engouement, notamment le nôtre et commence à faire son buzz également en France.

Ce qui marque le plus quand on regarde la série pour la première fois, le tout premier épisode et qui continue de faire vibrer de saison en saison (la cinq est en cours de diffusion aux USA et une sixième a été commandée), c’est ce générique si abstrait mais si révélateur aussi. Ou comment une scène du quotidien des plus ordinaires, devient un petit paquet de sous entendus, d’images explicitement implicites représentant parfaitement la série. Les apparences sont fugaces, on passe près des choses essentielles si facilement alors que Dexter lui, agit en toute simplicité, vise dans le mile comme s’il se pressait un simple jus d’orange.

Dexter Morgan est expert en médecine légale dans la spécialité peu banale des traces de sang, il reconstitue les meurtres barbares commis dans la ville. Il travaille au côté de sa soeur, Debra, qui est inspecteur, tout comme l’était leur père. Homme discret, il n’attire pas l’attention sur lui, non, plus encore, il la fuit mettant ceci sur le compte de sa timidité, de son mal être en société qui est peut-être dû à son adoption. Ou peut-être pas. La nuit, il se transforme en serial killer, traque les monstres de l’espèce humaine qu’il trouve dans la base de données de la police, les tue méticuleusement sans aucun remord avant de découper les corps et de s’en débarrasser en pleine mer. C’est l’appel du sang, pur et simple, une volonté sans faille de nettoyer la ville des pires individus. La raison ? Alors qu’il n’était qu’un bambin, Dexter a été témoin du meurtre atroce de sa mère. Un véritable bain de sang. Traumatisé à vie. L’inspecteur qui l’a trouvé deux jours plus tard assis dans une mare de sang près des membres dépouillés de sa mère, a fait en sorte de l’adopter et ce n’est que vers l’adolescence qu’il a compris que son fils était… particulier.

D’épisodes en épisodes on peut voir le présent de Dexter mais aussi des flash back, ce qui nous permet de cerner le personnage, plus encore de s’y attacher. Ce n’est pas de la compassion, il fait froid dans le dos à ne ressentir aucune culpabilité ni aucun autre sentiment. Il est plus ou moins passible mais pourtant essaye à tout prix d’être un homme bon, de faire son travail correctement, d’être un frère présent… Et un justicier la nuit. Vous connaissez certainement le groupe facebook qui tourne “Je regarde NCIS, Les Experts, Esprits Criminels.. Alors je peux faire croire que ta mort était un accident..” et bien c’est exactement le cas de notre cher Dexter. Son métier lui a appris toutes les ficelles pour ne laisser aucune preuve et son côté maniaque le rend encore plus effrayant. Il passe à travers les mailles du filet avec une aisance bien particulière. Ce dernier point fait toute la différence, il se démarque des héros lisses habituelles, formatés à être légalement bon. Lui, il est l’inverse, un prédateur de la nuit, effrayant mais aussi attachant, voir même excitant.

Qui n’a jamais rêvé de faire disparaitre quelqu’un de la surface de la planète sans en subir les conséquences et devoir porter ces horribles uniformes rayés ? Il fait le bien même si c’est mal, dans la mesure des moeurs d’aujourd’hui. Le fait qu’il ait une gueule d’ange à qui l’on donnerait tout sans concession aide certainement.

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