Monthly Archives: août 2010

Page Foster & Maya Solovéy

Ce mois-ci vous êtes gâtées, la rubrique de l’album du mois ne sera pas consacrée à un seul disque, mais à deux. Deux albums qui vous sont proposés par deux chanteuses de grand talent et qui sont en plus amies. Deux albums sortis cet été, mais idéal pour faire la transition vers la rentrée et l’automne qui approche à grand pas.

Page Foster & Maya Solovéy

Page FosterWhen and Where

Originaire de Minneapolis, Page Foster à grandit en chantant, que se soit en regardant les dessins-animés de Disney qui ont bercé son enfance, lors de compétition d’état de chant a capella ou encore dans des groupes formés avec ses amis. Le chant comme deuxième nature, il lui manquait encore une étape, et pas la moindre, pour réellement faire vivre sa passion. Elle traverse donc les 1600 km qui la sépare de New York et de son fameux Conservatoire de Musique de l’Université d’État de New-York (SUNY). C’est là qu’elle commence à écrire et jouer ses propres chansons. Elle sort diplômé du conservatoire en 2009. Elle choisi alors de s’installer à Brooklyn où elle réalise ses débuts dans des bars locaux et surtout travaille sur son premier album.

When and Where est sorti le premier juillet 2010, il est le fruit d’une année de travail et d’une vie de passion. Ce tout premier album d’une durée de 34 minutes est composé de 10 pistes, 6 chansons originales, un texte écrit par Maya Solovéy et 3 reprises.
Le disque s’ouvre sur For Some, Page prend la guitare et la gardera tout le long de l’album, une basse et un violoncelle (que l’on entendra à nouveau plus tard) viennent subtilement apporter du volume à la composition. Mais la surprise vient du banjo, qui ne fait pas qu’accompagner la chanteuse, ils forment ensemble un véritable duo.

La piste suivante est intitulée Suzanna, il s’agit d’une chanson écrite par Maya Solovéy, un texte magnifique chanté avec une grande émotion par Page. Avec Home, Alive et Let Me Go Page Foster démontre qu’elle aussi sait écrire de très beaux textes. Les accompagnements folk mettent en valeur sa voix douce et mélancolique, dont elle joue comme de sa guitare.
Elle enchaîne ensuite avec 3 reprises, d’abord Deep River Blues une chanson folk-blues traditionnelle, puis Be There un titre écrit par… les Spice Girls. L’interprétation est bien différente de la version originale. La troisième reprise est une chanson de Joanna Newsom : Clam, Crab, Cockle, Cowrie, la chanson perd la harpe et les deux derniers mots du titre mais ne perd rien de sa beauté. Chacune de ces reprises est interprétée avec une telle habilité qu’elles semblent appartenir entièrement à cette talentueuse chanteuse.

Les deux derniers titres de l’album sont à nouveau des chansons originales, la construction de Time Keeps Walking donne une véritable impression du temps passant en s’accélérant (l’harmonica et l’harmonium font leur petit effet), l’intensité de la voix de Page y est pour beaucoup. Watercolors conclut l’album par une berceuse où la voix de Page mêlée avec un violoncelle intimiste évoque le chant des sirènes mythologiques.

Cet album a été produit par Maya Solovéy, vous pouvez l’écouter et/ou l’acheter en vous rendant sur la page Bandcamp de Page Foster : pagefoster.bandcamp.com
Son site : pagesings.com

Maya SolovéyI:II

Née à Philadelphie dans une famille aimant le voyage, Maya Solovéy s’est construit un passé multi-culturelle en parcourant une vingtaine de pays lors de ses 20 premières années. Quant elle eu envie d’apprendre l’espagnol, elle décida que le meilleur moyen d’arriver à ses fins était de partir vivre en Équateur, puis en Espagne. Elle fut ensuite attiré par le portugais, qu’elle apprit au Brésil dans des conditions de vie difficile.

Cet album est en réalité un double EP, à l’image de sa personnalité. La première moitié du disque est composée de morceaux écrits en anglais, des chansons folk orchestrées, la seconde moitié est quant à elle composée de morceaux écrits en espagnol et en portugais, des chansons aux rythmes bossa-nova pour accompagner ces langues latines. A peine plus long que l’album de Page Foster (11 pistes pour 39 minutes) il n’est composé que de chansons originales.

Il s’ouvre sur Dreamgirl une très belle chanson qui, bien qu’écrite en anglais, est inspirée par la relation entre Frida Kahlo et Diego Rivera. Le morceau Touch est sûrement celui qui se démarque le plus de l’album. Captivant, ce titre possède une dimension cinématographique capable de vous transporter en dehors du monde, en dehors de vous-même. The Most est une chanson plus simple, un ballade à la guitare acoustique teintée de nostalgie. Sur Tonight Maya prend le piano et est accompagnée d’un violoncelle, pour nous délivrer une chanson triste et intense. American Song conclue la première partie, elle est inspirée par la chanson One More American Song de Simone Felice, mais semble hantée par l’héritage des plus grands singer-songwriters du siècle dernier.

Le rythme change sur la seconde moitié, plus d’énergie dans la guitare, trombone, trompette et percussions font leurs apparition. L’esthétique des mots devient plus important, pourtant Maya n’oublie pas le sens. Sa voix chaude et accueillante est absolument parfaite pour cette musique ensoleillée. A Escultura et Eu Vi sont deux regards différents portés sur le futur. Como Yo Lloro Por Ti incite à danser, il est d’ailleurs difficile de résister à un rythme aussi entrainant. Na Distante au contraire est plus apaisé, le chant de Maya en reste passionné. Sur A Vida elle nous montre que seule avec sa guitare elle est tout aussi capable de rendre cette ambiance latine. Madreselva est tout comme Touch, un petit bijou de production.

Cet album a été produit par Maya Solovéy et “Bassy” Bob Brockmann (qui est à l’origine du mixage impeccable des deux albums objet de ce billet). Vous pouvez l’écouter et/ou l’acheter en vous rendant sur la page Bandcamp de Maya Solovéy : mayasolovey.bandcamp.com
Son site : mayasolovey.com

Les deux albums de l’été, et peut-être bien les deux albums de l’année !

Les dangers de faire son shopping automne–hiver en été

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S’il y a une chose que les marques de fringues ont bien comprise, c’est créer des envies et même un besoin de collants, pulls en laine et autres doudounes en plein été par 35°.

Flox, clip de The Words

Flox est un musicien britannique. Son style ? Le reggae. Un reggae très moderne, qui n’a pas grand-chose à voir avec celui de Bob Marley.

Son dernier titre, The Words, séduit d’emblée. Mais celui-ci vaut encore plus avec son clip. On y trouve une ambiance jonglant entre surréalisme et science-fiction, rappelant un peu les univers étranges de Schuiten et Peeters. Une vidéo à l’image extrêmement soignée, qui présente un plaisir esthétique autant que musical.


FLOX “the Words” – clip officiel
envoyé par WAAAMUSIQUE.

Le myspace de Flox

Yael Naim, bientôt un nouvel album

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Il y a trois ans, Yael Naim nous avait séduits avec son deuxième album. Le titre « New Soul » est encore sur toutes les lèvres. La suite est pour bientôt, avec un album à paraître le 15 novembre prochain.

Kula Shaker – Pilgrims Progress

La raison qui fait qu’une immense majorité de groupes talentueux sont britanniques m’échappera toujours… Quoi qu’il en soit, Kula Shaker ne fait pas exception à la règle. Le son, aux arrangements chaleureux rappelle Donovan. En particulier, le titre Modern Blues de Kula Shaker fait immanquablement penser au Sunshine Superman de Donovan.

Pour leur quatrième album, Kula Shaker s’est installé en Belgique, près de Chimay. La campagne environnante leur a inspiré des mélodies douces, alors qu’ils imaginaient au départ un album rock. Ils ont bien commencé par composer des titres rock. Mais à l’enregistrement, ceux-ci ont été éclipsés par les morceaux plus tranquilles. Cet album de douze titres est simplement remarquable. La minutie des arrangements place Pilgrims Progress dans la longue tradition des albums britanniques de légende. Cet opus n’est certes pas le plus révolutionnaire de l’année. Mais on s’y plonge avec bonheur comme lorsqu’on dépoussière un vieux 33T. Il arrive à conjuguer l’effet de la nouveauté à un plaisir digne du crépitement et de la chaleur d’un microsillon issu de l’étagère aux vieilleries magnifiques . Une sorte d’exploit !

Le clip de Peter Pan R.I.P.

A écouter : Peter Pan R.I.P., All dressed up, Ruby, Barbara Elle, When a Brave Meets a Maid

Le myspace de Kula Shaker

Le site officiel de Kula Shaker

Le Corbusier, architecte parmi les hommes

le corbusier

Combien de livres existent sur Le Corbusier ? La réponse est presque impossible à déterminer. Les éditions Dupuis proposent une initiative intéressante, avec une bande dessinée sur la question.

True Blood

Ce mois-ci, je vais continuer dans la tendance du moment : les vampires. Aujourd’hui, vous allez découvrir True Blood ! Et promis juré, après, j’aurais terminé (ou jusqu’à temps qu’une nouvelle série sur le sujet pointe le bout de son nez).

True Blood relate les événements d’une petite ville de Louisiane, Bon Temps, dans une nouvelle ère de la société. Désormais, l’existence des vampires a été révélée au grand jour grâce à la création d’un sang synthétique, le « Tru Blood », permettant aux vampires de ne plus s’alimenter de proies fraiches.
Vampires et humains sont alors menés à coexister, non sans difficulté ! La communauté vampirique se scinde avec d’un côté, ceux qui tentent de s’intégrer, et de l’autre, ceux qui refusent cette aliénation. En parallèle, un trafic se met en place pour dealer du V, qui correspond simplement au sang des vampires, et offrent aux humains des sensations encore jamais atteintes.
Entre fascination et dégoût, les humains essaient de s’adapter à ce nouveau visage du monde.

Dans ce contexte, nous suivons le destin de Sookie (Anna Paquin), jeune serveuse au Merlotte’s dotée du pouvoir de télépathie, dont le chemin va croiser la route de Bill (Stephane Moyer), un vampire prônant une entente humains/vampires.

Adapté de la série de romans La Communauté du Sud de Charlaine Harris par Alan Ball (Six Feet Under), True Blood représente la version adulte du vampire.

Dans la première saison, qui suit le premier livre de la saga, l’intrigue porte sur une série de meurtres de jeunes filles de Bon Temps. Mais au-delà du fil rouge morbide, Alan Ball traite du problème de tolérance et d’acception entre humains et vampires. En effet, un véritable racisme s’instaure dans le pays à l’encontre des vampires. Ceci est non sans rappeler la période de l’apartheid avec une sectorisation des vampires, notamment au travers des lieux, certains réservés strictement aux vampires et d’autres formellement interdits ! Egalement, le choix de la Louisiane, n’est pas un hasard et semble être un clin d’œil à l’histoire de l’esclavage et du racisme noir, constamment rappelé par Tara (Rutine Weysley), la meilleure amie – black – de Sookie.

La seconde saison aborde plusieurs thèmes, spécialement les mouvements religieux sectaires et l’acception de la différence.
C’est au travers de Jason Stackhouse (Ryan Kwanten) (le frère de Sookie) que Ball évoque les sectes. Après une période difficile en raison des meurtres et des accusations qui furent portées sur lui, Jason décide de se tourner vers la Communauté du Soleil, qui voue une haine aux vampires. Bien que peu en accord avec les convictions de ce groupe, Jason va rapidement y trouver une famille, ainsi qu’une nouvelle estime de lui-même grâce à la communauté. Ici, True Blood traite des raisons qui peuvent pousser un individu (Jason est pourtant un rebelle) à rejoindre un mouvement religieux sectaire.
En parallèle, Tara se trouve sous l’emprise de Marianne, une jeune femme sortie de nul part qui provoque d’étranges mouvements de liesse.

Dans un second temps, l’heure est à l’acceptation des relations amoureuses sincères entre vampires et humains. La présentation de plusieurs couples mixtes à l’écran suggère une évolution, et pourquoi pas, la possibilité d’une entente entre les deux.

Bien sûr, True Blood n’est pas qu’une série sérieuse traitant de lourds sujets de notre société ! Entre action, romance, horreur, la série tient un excellent rythme, gardant en haleine ses téléspectateurs. Alan Ball est parvenu à créer un entourage à Sookie doté d’une histoire forte, et sans lequel la série ne pourrait vivre. Sous l’écrasant soleil de Lousiane, la série offre une atmosphère lourde et fascinante, jouant sur la contradiction des journées éclatantes et des nuits sombres.

True Blood est une série d’adultes, à l’image de Six Feet Under (la marque de Ball est reconnaissable parmi toutes), où il faut avoir le cœur franchement bien accroché. Le gore y est omniprésent, et les scénaristes n’hésitent pas à jouer avec nos nerfs, enchaînant situations glauques avec scènes de la vie quotidienne.

Comme toujours avec les séries que je vous présente, je la conseille fortement ! Celle-ci à plus forte raison qu’Alan Ball est un excellent scénariste de séries, peaufinant finement ses épisodes et travaillant ardemment l’esthétique de chaque épisode. En somme, True Blood est une série de qualité, qui ne laissera personne indifférent, que l’on aime ou pas.

Edito n°29 : Save My Brain a 3 ans !

3 ans save my brain ! chasse aux cerveaux !

Le 20 août 2007, Internet accueillait Save My Brain dans son immensité. Trois ans plus tard, nous sommes toujours là, et il nous reste encore beaucoup à partager avec vous !

Puggy – sortie de l’album

Puggy something you might like

Il y a quelques mois, nous rencontrions le groupe Puggy pour une interview. L’heure de la sortie de leur album, Something you might like, est maintenant venue.

Horoscope n°29

Bientôt, c’est la rentrée… Cela signifie non seulement que les gamins qui vont à l’école à côté de chez moi vont me pourrir mes réveils après des nuits fortement alcoolisées, mais aussi que les gens vont revenir tout bronzés mais aussi tout maussades à l’idée de réintégrer leurs petites vies monotones… Cela signifie aussi que je vais moi-même intégrer une nouvelle décennie, celle de la trentaine… Tant de changements à venir, sauf votre journal favori qui entamera joyeusement sa 4è année de fonctionnement pour votre plus grand plaisir, et surtout pour le plus grand plaisir de Notre Sainte Rédac Chef qui pourra ainsi continuer à assouvir ses instincts de dominatrice sur la multitude de chroniqueurs et chroniqueuses de son équipe…

BELIER :

Vous aussi, je le sens, vous avez envie de baffer les enfants par simple plaisir physique. Et, quel heureux hasard, ce doux mois de septembre vous permettra d’assouvir vos pulsions de haine. Si, comme moi, vous habitez à proximité d’une école, si vous aussi, vous êtes réveillée par la sonnerie stridente de 8h30, si vous aussi, vous vous battez pour pouvoir sortir de votre place de parking, ou pire, si vous essayez de vous rendre à votre lieu de travail au milieu d’un conglomérat de poussettes et de landaus, vous pourrez faire preuve de violence… C’est vrai, quoi, ces sales gosses, y en a que pour eux !!! Qui pense à vos lendemains de fête, notamment celle commémorant le 3è anniversaire de ce glorieux opuscule, ou encore le jour de gloire étant arrivé, celui de mes 30 ans !!! Bon, pour ce mois ci, et parce que ça me fait plaisir, vous aurez des prix dans toutes les armureries du pays pour dégommer du chiard à la 22, et, tant qu’à faire, dégommer leurs génitrices ! Ça leur apprendra !

TAUREAU :

Septembre est le mois qui vous fait déprimer à cause de la chute des feuilles. Votre âme romantique de poétesse romantique sera rudement mise à l’épreuve en ce doux mois de septembre qui compte parmi ses dates clés, la naissance et la mort de Louis XIV, la bataille de la Moskova et mon anniversaire ! Vous aurez ce doux vague à l’âme qui apparaît à chaque apparition de la saison automnale, où les feuilles prennent cette teinte orangée, symbole de leur décrépitude, qui précédent leur déchéance, amorce d’un renouveau qui finira par survenir, et qui vous fait penser à ces vers d’Eliot « En notre fin réside notre commencement »…Une âme mélancolique comme la vôtre est on ne peut plus déprimant…Vous allez me faire penser à Notre Sainte Rédac Chef quand elle a trop bu et qu’elle se met à dire des choses gentilles…Ça va m’énerver !!!

GÉMEAUX :

Mon anniversaire est le seul rayon de soleil de votre misérable existence. Il est vrai que, pour vous, je suis la quintessence même de la perfection humaine. Ce culte sans bornes que vous vouez à la délicatesse de ma plume n’a d’égal que votre passion dévorante pour les éditos de Notre Sainte Rédac Chef. D’ailleurs, vous ne désespérez pas un jour d’obtenir un édito spécialement dédicacé par Sa Grandeur (oui, on doit l’appeler aussi comme ça depuis le 3è anniversaire du journal). Vous êtes une fan, une vraie, et ce mois ci, vous allez enfin vous décider à tenter de me séduire en usant et en abusant de tous les atouts que la Nature aura daigné vous accorder ! De plus, ce mois ci est votre chance, puisque je suis de nouveau célibataire : les astres ont pitié de moi alors foncez…Sur un malentendu…

CANCER :

Pour vous les vacances commencent vraiment. En effet, contrairement à la multitude populacière, vous prenez vos vacances en septembre. Plusieurs avantages à cela : en août, vous avez la ville pour vous toute seule, en septembre, c’est moins cher ! Bon d’accord, il fait un peu moins beau, mais vous, vous vous en moquez comme de votre premier soutien gorge du soleil ! Vous partez en vacances non seulement pour vous reposer, mais aussi pour faire du tourisme, et, éventuellement, de manière tout à fait hypothétique, trouver un gentil garçon qui vous trouvera séduisante et jolie (bah oui, c’est pour ça qu’il faudra qu’il soit gentil). Voilà ce que sont pour vous de vraies vacances !! D’ailleurs, la plupart du temps, vous n’y emmenez pas votre copain (il ne comprendrait pas) mais vous partez plutôt entre filles, avec votre meilleure amie, pour vous encourager mutuellement à ce jeu de la séduction…Ah, les femmes…

LION :

Vous serez un signe maudit ce mois ci pour la simple raison que ma nouvelle copine m’a quitté. Oui, vous êtes abasourdie, je le conçois, mais j’avais réussi à trouver une jolie jeune femme qui n’était pas rebutée par l’énormité de mon égo de mâle dominant et qui aimait le charme qui se dégageait de ma personne. Bon, hélas, cela n’a pas duré pour des raisons tout à fait valable, mais comme je n’ai pu exercer une violence de bon aloi sur des enfants (ils sont tous en colonie de vacances dans mon quartier), il faut que je passe mes nerfs sur quelqu’un ou quelque chose. Et paf, le chien, Sa Grandeur Notre Sainte Rédac Chef me rappelle à ce moment là que je dois rédiger l’horoscope de rentrée… Quelle coïncidence, non ? Du coup, par la grâce de Sa Grandeur, me voilà doté des moyens de ma vengeance….Accrochez vous, ce mois ci, vous allez morfler !!!!

VIERGE :

Perfection rime avec éternité ! Si, si, je vous l’assure ! J’en veux pour preuve que mes meilleures amies toutes deux appartenant à ce signe béni, sont toujours des nôtre en dépit de tout ce que je peux leur faire subir…Bref, tout ça pour dire qu’en dépit de la nouvelle année entamée par Save My Brain, année qui sera sûrement au moins aussi glorieuse que les précédentes, votre règne viendra une fois de plus. Vous serez comme toujours l’alpha et l’oméga de ce panel zodiacal de constellations plus ou moins animales. Que dire de plus que ce qui a déjà été dit, écrit, clamé, martelé dans les horoscopes précédents ? De plus, ce mois ci est le nôtre, nous sommes sur nos terres, l’allégeance des autres signes à notre égard doit s’affirmer durant cette période bénie, début de réjouissances sans noms…Septembre, c’est vraiment le pied !!!!

BALANCE :

Comme les Lions en ont pris plein la poire, ce mois ci je vous laisse tranquille. En effet, étant à proximité de mon anniversaire, jour qui doit être aussi important dans votre vie que le début des soldes, mon quota de haine est assez limité. Et, comme vous avez pu le constater, puisque vous lisez, en véritable fan que vous êtes, l’ensemble de mes écrits, vos consœurs du signe à crinière en ont pris la quasi-totalité (il faut que j’en garde pour les Poissons). Du coup, ce mois ci, c’est open pour vous. Vous pourrez profiter avec délectation de cette accalmie dans votre ciel horoscopesque, car j’ai décidé, en accord avec les plus grandes sommités spatiales, de ne pas vous taquiner comme je le fais d’habitude…Oui, je suis taquin…Bref, joie, bonheur, félicité pour vous, tâchez d’en profiter, cela risque de ne pas durer, car Sa Grandeur Notre Sainte Rédac Chef n’aime pas que je sois gentil avec d’autres qu’elle…

SCORPION :

Tiens, et si vous profitiez de la rentrée pour faire des changements ? En voilà une idée qu’elle est bonne ! D’abord parce qu’il n’y pas de raisons scientifiquement reconnues pour établir que seul le printemps est la saison propice au grand nettoyage. Ensuite parce que, depuis que je suis redevenu célibataire, votre copain actuel vous attire de moins en moins…Il est poilu, il prend de la place dans le lit et dans votre armoire, il aime le foot mais n’aime pas votre mère, …Tant de raisons qui font que la rupture s’annonce bientôt comme inévitable, l’espoir que je vous ouvre mon cœur frêle et fragile s’annonçant comme la plus puissante des motivations…Mais vous rendez vous compte que, de par mon unicité, je ne pourrais toutes vous satisfaire (du moins pas en même temps, bien entendu !) ? Alors soyez une gentille jeune femme pleine de commisération, laissez une chance à votre homme…On ne sait jamais, il a peut être des qualités…peut être…

SAGITTAIRE :

J’ai envie de me plaindre, tiens. C’est vrai que cela fait longtemps que je ne me suis pas plaint. Vous allez me dire d’un ton assez sec que vous n’avez rien à faire de mes états d’âmes, que c’est votre horoscope et que vous aimeriez bien savoir de quoi septembre sera fait, en ponctuant chacune de ses phrases d’une grossièreté bien sentie. Mais voilà, je comptais sur votre capacité d’écoute, votre sensibilité, pour m’aider. Car, par le plus grand des hasards, du genre de hasard qui ne fait pas douter de l’existence de Dieu (pas moi, l’autre), ce sera vos qualités d’écoute des autres qui seront mises en avant en ce doux mois automnal…Vous serez la confidente, que vous le vouliez ou non, de l’ensemble des malheurs de vos amies : ruptures, chagrins divers et variés, tout cela sera votre pain quotidien de ce mois qui se conclura par un autre jour béni, ma fête ! Je peux me plaindre et m’épancher sur votre sein, alors ?

CAPRICORNE :

Votre boulot connaîtra pas mal de changements ce mois ci. D’abord, vous venez de rentrer de vacances, donc vous êtes pétrie de bonnes intentions : ça va changer et pas qu’un peu. D’abord, fini les pauses prolongées devant la machine à café ! Vous allez investir dans une cafetière qui vous permettra par le biais d’une concurrence illégale de monter un petit business à votre bureau, et donc, d’arrondir vos fins de mois, un peu amaigries par l’achat continu de timbres pour m’envoyer de poignantes et sincères déclarations…Ensuite, vous allez entamer une campagne afin de séduire définitivement le beau gosse de la maintenance, qui, selon vos propres termes, est « un pur canon du genre du Rédacteur des Tests »…C’est très flatteur pour ce garçon, en tout cas, et il pourra vous servir d’appoint en attendant que je daigne répondre positivement à vos demandes répétées d’interactions physiques en votre compagnie. Allez, faites vous plaisir, parce que, ce mois ci, je crois que je n’aurais pas le temps…

VERSEAU :

Vos envies de maternité vont être au comble de la joie ce mois ci. Eh oui, lorsque vos consoeurs Béliers ont de furieuses envies de génocide de pré-pubères, vous, cela vous émeut, toute cette innocence gambadant joyeusement entre le saut à l’élastique et d’interminables parties de foot. Vos pulsions maternelles prennent le pas à grands coups de soupirs…Quand est ce que ce sera votre tour de pouponner, de pouvoir conduire votre petite terreur à l’école ? Plus les années passent et plus cette question vous taraude, et ce, encore plus lorsque vous êtes encore célibataire…Du coup, pour celles qui en ont, vous allez tanner votre copain pour qu’il mette la main à la pâte (c’est juste une expression) afin de concevoir en votre douce compagnie (et avec un peu d’efforts de votre part) un magnifique petit avorton tout fripé et braillard à souhait parce qu’il est incapable (ou trop fainéant) pour se lever et se préparer à manger tout seul (le bébé, pas votre copain). Bref, une fois que vous serez en cloque, que vous serez, comme dit si bien Renaud « une fleur, un jardin », alors là, vous serez heureuse !

POISSONS :

Nous y revoilà, camarade aquatique, une nouvelle fois, après ce court, mais néanmoins nécessaire intermède estival… Une nouvelle année pour Save My Brain, mais est il vraiment nécessaire de changer les bonnes habitudes… C’est vrai, chaque fois que je rédige cet article de l’horoscope, je ne peux empêcher un sourire sadique de poindre sur mes traits gracieux… Je n’irai pas jusqu’à dire que cela me manque, mais pas loin… J’en viens même à éprouver du plaisir quand je mange du poisson pané… Mais, ce mois ci, eu égard à Sa Grandeur Notre Sainte Rédac Chef, qui doit être un peu malade (ses coups de fouet sont un peu moins bourrins et un peu plus rare ces derniers temps, ça a même le temps de cicatriser), je vais faire attention à vous mais faut pas déconner : vous allez quand même en baver un peu, histoire de sauvegarder les apparences… Que diraient les autres signes si jamais l’invective de mon horoscope viendrait à faiblir ? Je n’ose l’imaginer… Aussi, continuez de souffrir, c’est pour la bonne cause…

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