Archives du mois de juin 2010

Le souffle de la Coupe du Monde

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Ça y est, la Coupe du Monde de football a commencé. En ce moment même la France affronte l’Uruguay. Les mots clés “World Cup”, “Coupe du monde 2010″ explosent les tendances des moteurs de recherches tandis que chaque site de presse en ligne exploite au maximum l’évènement pour attirer les internautes et que les JT ont enfin quelque chose à se mettre sous la dent pour remplir leurs bulletins facilement.

Courtney Love

Et puisqu’il faut parfois aborder les sujets qui fâchent, pourquoi ne pas choisir la personnalité la plus sulfureuse et controversée de l’histoire du rock n’roll ? Elle a beau s’appeler Love, elle n’a pas que des amis et bien au contraire. « Grande gueule », « arriviste », « manipulatrice », « vénale », « méchante », « disjonctée », « junkie », « mauvaise épouse » et « mère indigne », tous les mots ont servi pour qualifier la chanteuse du groupe Hole et la non moins célèbre veuve de Kurt Cobain. 16 ans après la mort douteuse du leader de Nirvana, le fantôme rôde toujours et comme pour s’en émanciper, un nouvel album signé Hole, ou plutôt Courtney : Nobody’s Daughter, sorti le 27 avril dernier. Une déclaration d’intention qui méritait que pour une fois, la biographie musicale l’emporte sur la presse à scandale.

Summer of love

C’est une enfance assez tourmentée qui attend Courtney Michelle Harrison dès sa naissance, le 9 juillet 1964 à San Francisco. Ses parents, Linda Caroll, thérapeute et Hank Harrison, éditeur ex-manager des psychédéliques Grateful Dead, divorcent peu de temps après et c’est dans différentes communautés hippies de l’Oregon que sa mère choisit de lui faire passer les premières années de sa vie. Laissée à la garde d’une des amies de sa mère, tandis que celle-ci est partie s’installer en Nouvelle-Zélande avec son nouveau mari, la fillette reste même un temps sans nouvelles d’elle. La communication mère-fille s’avère délicate d’autant qu’à peine arrivée dans sa nouvelle famille, la gamine passe directement par la case internat.

De plus loin qu’elle s’en souvienne, Courtney n’a qu’une seule obsession : devenir une star. Et pour cela, il faut voir du pays. Aussi décide-t-elle, à seize ans, de s’offrir un road-trip aux Etats-Unis, en Angleterre et en Irlande. Entre des études infructueuses et des petits boulots « artistiques » (ndlr : photographe pour le magazine musical irlandais Hot Press et danseuse érotique sous le nom de scène « Love »), des contacts se créent cependant. Notamment dans la musique, quand celle-ci se marie avec le chanteur « Falling » James Moreland et devient brièvement chanteuse pour le groupe Faith No More. Déjà, son tempérament rebelle et tyrannique commence à faire parler de lui.

Une brève incursion dans l’industrie cinématographique (« Sid and Nancy » et « Straight to Hell ») et voilà que Love revient déjà dans le milieu musical. En 1987, celle-ci forme avec Kat Bjelland une série de groupes punk dont Sugar Baby Doll (parfois dénommé Sugar Babylon), The Pagan Babies et Babes in Toyland. Nuisette, barettes de petites filles et maquillage outrancier : leur style vestimentaire est particulier et sera ensuite repris par les groupes féminins punk des nineties sous le nom explicite de « kinderwhore ». Virée par Bjelland, Courtney décide de monter son propre groupe et Eric Erlandson, guitariste recruté pour l’occasion en sera le co-fondateur : Hole naît en 1989.

Jolie à l’intérieur

A ceux qui trouveraient le nom du groupe un brin vulgaire, Courtney leur répond qu’il leur faut plutôt chercher dans ce passage de Médée d’Euripide : « Il y a un trou qui me traverse de part en part ». Un trou, un manque pointé par sa mère et qui la poursuit depuis l’enfance. Hole ne s’en matérialise pas moins : un premier album, Pretty on the Inside est lancé en septembre 1991 par le label indé Caroline Records. Inspiré par la participation de Kim Gordon (Sonic Youth) en tant que productrice, le single « Teenage Whore » annonce la couleur : des paroles féministes pré « riot grrl » et un vocabulaire cru posés sur un son no wave poussé à l’extrême. En somme, de la violence à l’état pur éclatant « brutalement sans compromis » (allmusic.com) et qui aurait certainement mieux percé s’il n’avait pas été éclipsé par la sortie simultanée du cultissime Nevermind de Nirvana.

Nirvana justement, dont le leader n’est pas étranger à Courtney puisqu’elle sort avec celui-ci depuis déjà quelques mois. Quand le phénomène grunge éclate, le couple se retrouve propulsé sur le devant de la scène médiatique qui se fait l’écho de leurs abus d’alcool, de drogues et de provocations en tout genre. La violence dont Love fait preuve en réponse la fait passer pour une femme incontrôlable voire dangereuse. On la devine manipulatrice, tirant les ficelles de groupe, frustrée qu’elle est de vivre dans l’ombre de Kurt. Une crainte qui ne va pas s’atténuer avec leur mariage célébré le 24 février 1992 suivi six mois plus tard par la naissance de leur fille unique, Frances Bean Cobain.

Néanmoins, Courtney ne se satisfait pas de son statut de « femme de » et prépare en coulisses son retour sur scène. Plusieurs enregistrements seront nécessaires avant de livrer la version finale de Live Through This dont la sortie est programmée le 12 avril 1994 sous DGC.  Quatre jours avant la date prévue, Cobain est retrouvé mort d’une balle dans la tête, dans leur maison à Seattle. La thèse officielle invoque le suicide mais des rumeurs planent sur l’implication présumée de la chanteuse dans ce que certains fans désignent comme un assassinat. Climat tendu pour la sortie du nouveau Hole et pourtant c’est l’ovation générale. Considéré comme leur plus grand disque, Live Through This est également reconnu comme l’un des meilleurs de la décennie, en portant au pinacle les singles « Miss World », « Doll Parts », « Violet » et « Softer, Softest ».  L’influence de Kurt y est palpable, tellement même que certains ne seraient pas étonnés que celui-ci l’ait écrit.

Après avoir supporté une nouvelle tragédie en la mort de leur bassiste Kristen Pfaff, remplacée par Melissa Auf Der Maur, le groupe choisit de sortir une collection de maxis (Ask For It , The First Session) et une compilation (My Body, The Hand Grenade) avant de s’atteler à l’écriture d’un nouveau disque. Commercialisé par Geffen en septembre 1998, Celebrity Skin poursuit l’orientation pop entamée depuis Live Through This et fait des titres « Celebrity Skin », « Malibu » et « Awful » de véritables succès. Même si les critiques ne sont aussi unanimes que pour son prédécesseur, le nouvel album, dont certains morceaux sont co-écrits par le Smashing Pumpkins Billy Corgan, se révèle particulièrement bankable en se classant aux Etats-Unis « Disque de Platine ». En prime, trois nominations aux Grammy Awards pour le « Meilleur Album Rock », la « Meilleure Chanson Rock » et la « Meilleure Performance Vocale ».

La fille de personne

Les tournées s’enchaînent mais l’unité de Hole commence à battre de l’aile. Le départ de Auf Der Maur pour les Smashing Pumpkins et la participation de Erlandson dans d’autres projets musicaux… Mais surtout le succès de Love dans quelques films (« Basquiat », « Feeling Minesota ») dont « Larry Flint » de Milos Forman, où celle-ci campe le rôle de la femme du sulfureux magnat de la presse pornographique et qui lui vaudra une nomination aux Golden Globes en tant que « Meilleure Actrice Dramatique », laisse présager un changement d’orientation pour le groupe. Aussi personne ne s’étonne vraiment à l’annonce officielle de sa dissolution en 2002 via un message posté sur leur site.

Il est loin le cliché de la starlette flirtant avec le tout Hollywood quand sort en 2004 le premier album solo de Courtney, America’s Sweetheart. Détention et consommation de drogue, soustraction supposée de 20 millions en sa possession, accumulation de dettes : l’image publique de la scandaleuse est au plus bas et pire encore, on lui retire la garde de sa fille. Toute cette mauvaise pub ne contribue pas à faire décoller les ventes de son projet personnel, pas même « Mono » et « Hold on to Me » programmés pour être des hits. Verdict : un flop monumental. L’actualité de la chanteuse, ce n’est plus dans les chroniques musicales qu’il faut désormais la chercher mais dans les gros titres des journaux people.

Une cure de désintox, un échec, une autre cure, cette fois-ci réussie, des soupçons de troubles alimentaires et de chirurgie esthétiques, des nouvelles déclarations chocs comme le vol des cendres de son défunt mari bientôt démenti…. Puis un calme apparent qui précède la publication de ses mémoires Dirty Blonde en octobre 2006. En a-t-on fini de Courtney la terrible, dont la part sombre avait été largement exploitée dans le documentaire de Nick Broomfield, « Kurt & Courtney » datant de 1998 ? Le culte qu’elle s’applique à entretenir envers l’ex homme de sa vie ne relève-t-il pas plus du business que de la simple commémoration ? S’est-elle servi de ses célèbres amitiés (Michael Stipe, Billy Corgan) dans le seul but d’asseoir sa carrière ? En répondant à ces questions à sa manière, la chanteuse dresse le début d’un bilan et laisse deviner qu’une page est en train de se tourner dans son existence.

C’est visiblement clean et pleine d’une nouvelle force que « la plus controversée des femmes de l’histoire du rock » dixit Rolling Stone a décidé de revenir sous les spotlights avec Nobody’s Daughter dans les bacs depuis le 27 avril dernier. Un nouvel opus de Hole estampillé Universal qui, après douze ans d’absence, sème encore la controverse puisque c’est Love elle-même qui a décidé de cette reformation, sans juger bon toutefois d’y inclure ses anciens membres. A la place, un line-up flambant neuf avec Micko Larkin à la guitare, Shawn Dailey à la basse et Stu Fisher à la batterie. Une nouvelle mouture pour un nouveau départ : Courtney sait cultiver le suspens, d’autant que les spéculations étaient nombreuses sur la production de Michael Beinhorn, Micko Larkin et  de l’ex Four Non Blonde, Linda Perry.

Il aura en effet fallu quatre ans pour que Nobody’s Daughter colle aux profonds changements opérés par sa génitrice. Des chansons inspirés post rehab (« Letter to God », « Loser Dust », « How Dirty Girls Get Clean ») bien sûr mais aussi un cynisme volontiers provocateur lorsqu’il s’agit de traiter de sa propre renaissance, à l’image du titre phare « Skinny Little Bitch ». Comme celle-ci n’a pas le besoin de l’indiquer : « Les cinq dernières années ont été dures. J’ai fait une dépression nerveuse. Perdu tout mon fric. Gagné du fric. Perdu des mecs, eu d’autres mecs. Perdu ma fille. Maigri. Grossi. La vie, quoi. Ca été une sale période, avec des hauts et des bas. C’est fini tout ça », avant d’ajouter : « J’en peux plus qu’on me considère comme un objet associé à Kurt. Je veux divorcer d’ailleurs, qu’on en finisse » (www.lesinrocks.com).  Courtney est d’ailleurs en train de se tâter si elle ne va pas troquer son nom de scène pour son véritable prénom : Courtney Michelle.

Visionner Skinny Little Bitch

(Les photos proviennent du site http://www.courtney-love.org)

Sources

Sites internet
-http://www.courtney-love.org
-http://www.holerock.net/
-http://fr.wikipedia.org
-http://en.wikipedia.org
-http://www.myspace.com/hole
-http://www.evene.fr

Articles:
-Pretty on the Inside review, http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&sql=10:bmf8zfiheh5k~T1
- Nobody’s Daughter, Hole, http://www.lesinrocks.com/nc/musique/musique-article/t/45060/date/2010-05-18/article/nobodys-daughter/?tx_ttnews%5BsViewPointer%5D=1
- Courtney Love est morte, vive Courtney Michelle!, http://lci.tf1.fr/people/2010-04/courtney-love-est-morte-vive-courtney-michelle-5825876.html
-Courtney Love par Hedi Slimane, http://next.liberation.fr/article/courtney-love-par-hedi-slimane

Faire de l’écume

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

« En voiture Simone !»

Aujourd’hui, petit portrait d’une dame au nom très long : Simone Louise de Pinet de Borde des Forest… et pourtant ce n’est pas son nom qui est resté dans les mémoires mais son prénom…

Simone est une célèbre pilote automobile, l’une des premières, qui fut admirée par les plus grands dont le célèbre Fangio.

Originaire de Royan, cette jeune femme férue de vitesse née en 1910 tient son premier volant à l’âge de 12 ans avec la voiture de son oncle, elle passe son permis avec facilité à l’âge de 19 ans et devient ainsi l’une des premières femmes françaises à obtenir son permis de conduire ( la Duchesse Anne d’Uzès fut la première femme française à obtenir le permis de conduire). Un an plus tard, elle se lance dans les courses automobiles avec succès, fait exceptionnel à l’époque. Elle participe à sa première épreuve en 1930 : la course de côte de la Baraque, près de Clermont-Ferrand. En 1931, Simone s’inscrit au Paris-Vichy avec sa mère comme co-pilote. A l’époque, elles ne sont qu’une trentaine de femmes au milieu des pilotes hommes. Elle aligne les courses tout en assurant son métier d’agricultrice.
De nombreuses voitures passent entre ses mains et pendant la Seconde Guerre mondiale elle conduit un camion de la Croix-Rouge. Elle commence ainsi une carrière professionnelle retentissante, bousculant les esprits et les préjugés qui peuvent encore perdurer aujourd’hui. Elle participe à de nombreuses courses et autres rallyes jusqu’en 1957 sans avoir le moindre accident au cours de sa carrière et va à l’encontre de la misogynie ambiante qu’il peut exister sur la conduite féminine. Elle s’aligne même au championnat de France des routiers, se classant 10ème. Elle fut admirée par les plus grands pilotes pour sa technique, sa maitrise et son sang-froid. Elle fut également l’une des premières femmes en France à ouvrir une auto-école en 1950 (et y enseignera pendant 25 ans). Ne reculant devant aucune limite, toujours férue de vitesse et de sensations fortes elle se consacra ensuite à l’aviation civile.

L’histoire aurait pu en rester là… Même si son nom est moins connu aujourd’hui, dans les années 60, le nom et le prénom de cette grande dame étaient encore gravés dans les esprits. C’est ainsi qu’en 1962 son nom va réapparaitre dans une émission très populaire et va donc devenir une expression tout aussi populaire ! C’est dans ce contexte que le fameux « En voiture Simone ! » apparait… citation d’ailleurs incomplète, la version originale étant « En voiture Simone, c’est toi qui conduis, c’est moi qui klaxonne ! ». En 1962, Guy Lux crée pour l’ORTF l’émission de télévision Intervilles dans laquelle deux villes s’affrontent de façon plus ou moins amicale dans une série de jeux loufoques. Accompagné de son compère de l’époque, Léon Zitrone, les deux animateurs soutiennent chacun une ville et s’affronte dans des joutes verbales animées mêlant humour et mauvaise foi. Une troisième personne, Simone Garnier, arbitrait les épreuves. Guy lux, ne put donc s’empêcher de lance son fameux cri de guerre « En voiture Simone » par analogie avec la championne automobile pour démarrer des actions de jeux. L’expression est donc restée dans les mémoires collectives exprimant le fait de démarrer une action. L’expression sera reprise par les deux compères dans une chanson « Le Tango d’Intervilles ».

Bien qu’aujourd’hui, le parcours de la championne soit légèrement oublié, son prénom est à jamais lié à sa passion et reste une référence populaire usitée.

Audra Mae – The Happiest Lamb

Il y a des promesses qui sont difficiles à tenir.

Fin 2009 Audra Mae en a fait une belle en annonçant la sortie de son premier album après un magnifique second EP intitulé Haunt.

Audra est l’ainée de six enfants, élevée dans une famille dont la musique est une passion et aussi un gagne pain, il n’est pas étonnant qu’elle ai choisi ce moyen d’expression.
Originaire de l’Oklahoma, un état possédant une histoire et culture riche, Audra a préféré s’installer à Los Angeles pour travailler sa musique. Elle se fait remarquer à l’Upright Cabaret, plaque tournante des futurs talents scénique. Bien qu’elle aime particulièrement faire des reprises, c’est déjà pour ses textes qu’elle est remarquée. On lui demandera d’ailleurs d’écrire des chansons pour plusieurs artistes, dont une dont la presse s’est emparée : Susan Boyle.
En 2008, elle avait déjà réussi à toucher un autre publique grâce a sa reprise de Forever Young (Bob Dylan) qui fut diffusé dans un épisode de la série Sons of Anarchy.
Un parcours déjà bien mouvementé qui la conduit à finalement signer un contrat avec le label punk Side One Dummy, avec qui elle a sorti en octobre 2009 un EP très prometteur Haunt.

Seulement 7 mois plus tard est sorti son premier album The Happiest Lamb.

L’album s’ouvre sur le morceau éponyme, le plus catchy et mainstream.

The Happiest Lamb est une parabole, l’histoire d’un agneau suivant un berger, mais qui fini par réaliser que “No shepherd man alive / Can grow the wool that gets him paid” et finalement décide de suivre son propre chemin. Il est assez aisé de faire le parallèle avec l’industrie musicale, et ce premier morceau est le point de vue défendu par Audra depuis qu’elle travaille professionnellement dans la musique.
Avec le conte contemporain Millionnaire, Audra fait preuve d’une sublime plume sur un texte inspiré de la récession (on parle toujours de crise ?) que nous vivons. Le texte est parfait et sa conclusion quasi philosophique (“A rich man today / Is a poor man tomorrow.”).

Le morceau country folk The River dont l’optimisme musical contraste avec le texte est l’occasion de prendre un nouveau départ, avant de chuter à nouveau avec Snakebite, un texte sur l’addiction, sujet souvent traité, mais encore une fois Audra fait preuve d’originalité.
My Lonely Worry est une ballade country dont la mélancolie va jusqu’à modifier la voix d’Audra. The Fable est une chanson plus sombre qui met en avant le talent de conteuse de la jeune chanteuse.
L’inquiétant Lightning In A Bottle est sujet à libre interprétation, regret, perte d’innocence, sens de la vie… chacun y trouvera son compte.

Sullivan’s Letter fait directement référence à un point capital de l’histoire des États-Unis, la Guerre de Sécession et se base sur une lettre écrit par le général Sullivan Ballou à sa femme, une semaine avant qu’il ne meurt. La rythmique du morceau dont une sensation de marche militaire qui colle au plus près du sujet.
Sur Bandida le chant d’Audra est mystique et rappel ce style musical traditionnel issu des montagnes Appalaches.

Smoke est une ballade sombre et fataliste très bien interprétée, Audra réussi à contenir sa voix pour raconter cette histoire avec une distance qui rehausse le sujet.
L’album se termine en beauté sur la sublime reprise de Little Sparrow (Dolly Parton), juste un piano est la voix envoutante d’Audra Mae qui donne une nouvelle dimension, une nouvelle vie à cette chanson.

Audra a tenu sa promesse et nous offre un album inspiré et inspirant, et qui se trouve lui même être la promesse d’un futur des plus intéressant. A suivre donc !

Son site : Side One Dummy
Sa page : MySpace

Photo : Piper Ferguson

Je n’ai rien à me mettre

Je n'ai rien à me mettre - Crédit : Hélène Baudouin

« J’ai rieen à me meettre !» hoquète-je devant ma penderie, comme chaque matin, consternée par l’absence totale, que dis-je, le vide intersidéral de potentiel modasse dudit meuble.

Garçons et filles : les origines

Garçons filles : les origines - Crédit : maRRion

Ce mois-ci, j’aimerais rendre hommage à notre enfance, où notre échelle de valeurs était différente et notamment notre relation avec le sexe faible (pour les mecs) ou le sexe fort (pour les filles).

Chapeau bas, Glamour

Glamour

Alors qu’une partie de la blogosphère féminine s’insurge contre le dernier numéro du magazine Glamour, notamment à propos d’un édito sur les blogs mode qui ne fait pas dans la dentelle, moi, j’applaudis.

La Vie en “Bleus”

« Quaaaaaaaaaand il me preeeeeeeend dans ses braaaaaaaaaas, qu’il me paaaaaaaaaarle tout baaaaaaaaaaaas, je vois la vie en … » bleue ! Ben oui ! Désolée Édith, pas de rose pour moi en ce moment à mon grand désespoir, mais du bleu, du bleu partout, du bleu tout le temps, enfin DES Bleus ! Et franchement, voir la vie en Bleus, c’est pas romantique du tout, déjà ! , et en plus, ça a tendance à taper sur les nerfs, un peu ! (en plus ma couleur préférée c’est le violet alors…!)

Ce mois-ci j’ai décidé de ne pas m’en prendre à un chromosome Y en particuliers mais à toute une tripotée de chromosomes Y qui me pourrit la vie depuis le début du mois de mai (et qui va continuer de me la pourrir au moins jusqu’au 22 juin…!), j’ai nommé : l’Equipe de France de football ! , plus communément appelée les « Bleus ».

Pour ceux qui auraient échappé au phénomène (vous vivez dans un donjon sans eau ni électricité ou quoi??), les « Bleus » c’est une bande de branquignoles qui ne sait pas jouer avec ses pieds et qui donc utilise ses mains pour gagner des matchs, avec à sa tête le grand manitou de la crétinerie humaine, connu aussi sous le nom de Raymond Domenech, mais je trouve que « grand manitou de la crétinerie humaine » ça lui va mieux ! Et donc ça, cette équipe de bras cassés (enfin pas tant que ça puisqu’elle arrive quand même à marquer des buts avec…) ça va en Afrique du Sud pour participer à la Coupe de Monde 2010, oui Madame !

Je ne trouverais rien à redire si seulement l’Equipe de France méritait son billet pour Johannesburg, mais ça n’est pas le cas. Premièrement parce que les « Bleus » ont obtenu leur ticket en trichant, pas les premiers ni les derniers me direz-vous mais quand même, ça me laisse un arrière goût d’injustice et de rancune dans la gorge, aussi agréable qu’un mélange d’eau de Javel et d’œuf pourri… Ensuite parce que je ne suis pas convaincue que les « Bleus » version 2010 aient toutes les qualités requises afin d’emporter cette Coupe du Monde, contrairement à leurs homologues de 1998 et même si certains d’entre eux (pas les meilleurs entre nous…) font encore partie de l’équipe.

Seulement voilà, le reste du pays ne semble pas partager mon avis et s’est ligué contre la pauvre rebelle que je suis. Pour me punir de ma Haute Trahison envers ma patrie il a décidé de me coller sous le nez du « Bleus » à longueur de journée ! Comme ci le supplice de les savoir qualifiés pour la Coupe du Monde n’était pas suffisant ! Ça va du supermarché à mon poste de télévision, les « Bleus » ne me lâchent plus et vont même jusqu’à s’introduire insidieusement dans l’intimité de mon petit nid douillet ! Je regarde Roland Garros sans rien demander à personne, bam ! , ils apparaissent à la coupure pub. Je jette un œil au journal télévisé afin de prendre des nouvelles de la Louisiane, bing ! , un reportage sur leur arrivée en Afrique du Sud.

Fatiguée de les voir partout à la télévision, même dans les programmes dans lesquels ils n’ont rien à faire, je profite de la finale dames dont je me fiche royalement pour aller faire quelques courses. Mais voilà qu’à la caisse du Carrefour Market du coin, alors que je me pensais à l’abri de toute invasion bleue, je me fais agresser par une demi-douzaine de magnets des « Bleus » que la caissière me tend, un grand sourire aux lèvres, en me disant que je pourrai les aimanter au frigo et ainsi montrer mon soutient à l’Equipe de France … Franchement ? Est-ce que j’ai une tête à avoir envie de me taper la tronche de Thierry Henry tous les matins en préparant mon Nesquik?? Parlez-moi Iniesta, Puyol ou Xavi Alonso mais par pitié épargnez-moi les Gourcuff, Henry et Ribéry ! Je comprendrais et accepterais volontiers l’engouement du peuple français pour une équipe digne et douée mais pas pour ces « Bleus » estropiés qui n’ont l’air ni de se connaître, ni de s’apprécier, ni de savoir jouer ensemble…

Tout ce que j’espère c’est que Raymond Domenech et sa bande se fera sortir au premier tour … ça ne serait que justice ! Et enfin seulement, le football, le vrai, le beau football, reprendra ses droits…! (¡Viva España!)

GiedRé

Attention : ce nouveau talent va fait parler d’elle d’ici peu…

Même Laurent Baffie, provocateur devant l’éternel, qui l’a invitée le 30 mai sur Europe 1 à la demande de Raphael Mezrahi, a été choqué par les textes de cette chanteuse d’origine Lituanienne.

Il y a encore peu de photos d’elle mais on peut imaginer le décalage entre cette chanteuse guitariste et les paroles de ses chansons où elle se lâche sans aucun tabou ni aucune retenue. Comme Didier Super, elle est aussi peu respectueuse des conventions et du bien pensant que de sa propre personne. Son futur disque ne plaira pas aux ligues de vertu mais la polémique et le succès sont garantis.

Ses petites mélodies comme celle de “Mon anniversaire” font mouche.

En quelques jours, elle a pris la tête des classements Artiste et Morceaux sur myspace avec ses 6 chansons aux titres évocateurs :

  • Pisser debout
  • Vie de merde
  • Les questions
  • L’amour à l’envers
  • Mon anniversaire
  • Les petits enfants
  • Fis de

Elle n’a pas encore signé sur un label mais cela ne devrait pas tarder avec le buzz qu’elle génère. Ses apparitions en public semblent assez rares et la seule date annoncée est à La Loge à Paris le 25 juin.

Myspace : http://www.myspace.com/mmmoisie

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