Monthly Archives: mai 2010

Marguerite Duras

En 1984, et contre toute attente, Marguerite Duras reçoit le prix Goncourt pour son roman L’Amant. Alors que le célèbre prix est censé récompenser des écrivains débutants, les jurés ont décidé de couronner cette année-là une romancière déjà largement reconnue, pour un ouvrage qui est sans doute, il est vrai, l’un des plus accessibles de son auteur…

Dans L’Amant, Marguerite Duras revient sur son enfance et sa jeunesse indochinoise. Marguerite Donnadieu en effet est née le 4 avril 1914 à Gia Dinh, près de Saigon, où son père est directeur d’école et sa mère, institutrice. Veuve en 1921, Marie Donnadieu rentre en France avec ses enfants, avant de repartir en 1924 à Phnom Penh, au Cambodge, puis de nouveau à Saigon. Pensionnaire au lycée de Saigon, Marguerite, en 1929, rencontre un jeune et riche chinois dont elle devient la maitresse, c’est l’expérience qu’elle raconte dans L’Amant adapté au cinéma par Jean-Jacques Annaud, c’est peu dire que l’Asie marquera profondément sa vie.

De retour en métropole, Marguerite obtient un diplôme de science politique (et plus tard, en 1963, une licence en droit), épouse en 1939 Robert Anthelme et s’engage avec lui dans la résistance. De cette union naîtra en 1942 un premier enfant malheureusement mort-né. Cette période troublé dans la vie de Marguerite sera marquée également par la rencontre de son futur second mari, Dionys Mascolo. C’est pendant la guerre, en 1943, qu’elle publie son premier ouvrage, Les Impudents, sous le pseudonyme de Marguerite Duras. Dès lors, elle ne cesse plus d’écrire, des romans mais aussi des pièces de théâtre, des adaptations de textes étrangers et des centaines d’articles. C’est avec le succès D’un barrage contre le Pacifique, publié en 1950, qu’elle s’impose comme écrivain incontournable du paysage littéraire français, et avec Hiroshima mon amour, film d’Alain Resnais sorti en 1959, dont elle a écrit le scénario et les dialogues, qu’elle acquiert une renommée internationale.

Marguerite Duras : Une œuvre variée

Journaliste, dramaturge et cinéaste (scénario et dialogue), son œuvre est dense. Mais ce n’est que lors de son entrée en Résistance que ces écrits virent le jour. Pendant longtemps, elle trouva le fait d’écrire indécent et jeta la plupart des manuscrits une fois le livre édité. L’envie d’écrire la tenailla rapidement comme le relate un article de L’express.fr : « Le harcèlement de l’écriture commence très tôt. Ses obsessions, délibérément enfouies jusqu’à l’aveu autobiographique de L’Amant, en 1984, la travaillent à bas bruit: la terre natale, la détresse des peuples colonisés, l’amour d’une mère injustement distribué à ses enfants, le désir pour le Chinois comme un transfert du petit frère tant aimé. Tous les motifs sont mis en place pour inaugurer l’œuvre. » Une œuvre parfois critiquée qui oscille entre simplicité et superflu. Une œuvre bien souvent autobiographique même quand ce n’est pas clairement dit « l’écriture c’est moi » dira-t-elle. Elle comment à travailler avec des cinéastes dans les années 50 avec l’adaptation au cinéma D’un barrage contre le pacifique et tourne son premier film, Détruire, en 1969. Elle connait son premier succès au théâtre en 1965 avec Des journées entières dans les arbres. Artiste complète et originale, elle séduit par sa simplicité, sa modernité et son aisance dans tous les domaines. En 2001 est crée Le prix Marguerite-Duras qui récompense alternativement un livre, une pièce de théâtre et une œuvre cinématographique

Marguerite Duras : l’œuvre littéraire, théâtrale et cinématographique

http://histoireduroussillon.free.fr/Duras/Oeuvres.php

Article de L’express.fr : http://www.lexpress.fr/informations/marguerite-duras-l-ecriture-c-est-moi_612909.html


Marguerite Duras : Une personnalité à part entière

« Si je n’avais pas écrit, je serais devenue une incurable de l’alcool. » confie-t- elle dans son livre Ecrire. Personnage torturée Marguerite Duras lutta toute sa vie contre le penchant de l’alcool par le biais de l’écriture. C’est ‘ailleurs une des raisons pour laquelle sa candidature à l’Académie française fut rejetée. On jugea qu’elle n’était pas une personne convenable. Marguerite eut également une vie amoureuse mouvementée. Elle eut quelques compagnons, après sa séparation avec Robert Anthelme, qui jalonnèrent sa vie comme Dionys Mascolo avec qui elle eut un fils, Gérard Jarlot ou yann Lemée. Mais avant tout, Marguerite Duras fut une femme engagée dans divers combat. Elle lutta pour libérer son premier mari du camp de Dachau, œuvra pour le parti communiste, signa la pétition avec d’autres grands noms pour la légalisation de l’avortement ou encore, plus étrange, prit parti pour des affaires passionnants la foule comme celle du petit Gregory.

Femme entière, passionnée, d’une grande intelligence et d’une grande sensibilité, chercha toute sa vie la reconnaissance, celle qu’elle n’avait pas eu de sa mère. Une vie entre abstinence et excès qui aujourd’hui nous laisse une œuvre d’une grande diversité. Une œuvre bouleversante qui démontre que chacun peut devenir le héros de sa propre vie, de son destin.

Ecouter Marguerite Duras :

Sur Détruire : http://www.dailymotion.com/video/x2nfs_marguerite-duras_school

Sur Le Ravissement de Lol V. Stein :

http://www.dailymotion.com/video/x3an3d_marguerite-duras-parle-extraits_creation

A voir : L’Amant réalisé par Jean-Jacques Annaud en 1992

« À l’âge de 70 ans, Marguerite Duras nous raconte son adolescence en Indochine et ses « périodes cachées ». En vrac, l’auteur évoque les relations difficiles avec sa mère, l’amour qu’elle porte à son petit frère, son amant chinois de 17 ans son aîné, son attirance physique pour une camarade au pensionnat, ect »

Même si Marguerite Duras renia l’adaptation faite par Jean-Jacques Annaud, la poussant à réécrire son roman (L’amant de la Chine du Nord), le film connut un certain succès obtenant le césar de la meilleure musique, une victoire de la musique et même une nomination aux Oscars pour la photographie.

Milan : métamorphose de la boutique Vivienne Westwood

Du 13 au 19 avril a eu lieu le « Salone del Mobile » à Milan. Pour l’occasion, la boutique Vivienne Westwood du Corso Venezia s’est transformée en galerie de design.

Bouteilles d’aluminium signées SIGG, papiers peints Cole & Sons… Voilà de quoi donner un peu de couleurs à une boutique qui ne manquait déjà pas de sel. Et l’extérieur n’est pas en reste !

Emile Hirsch : vilain petit canard d’Hollywood ?

Il y a des gens dont on entend parler sans arrêt. Des gens qui chaque semaine font la couverture des magazines du monde entier et voient leurs moindres faits et gestes épiés. Et puis il y a les gens que l’on feint d’ignorer. Emile Hirsch fait partie de ceux-ci. Pourtant l’acteur est partout mais l’on n’en parle nul part. Et quand, par miracle, on en parle, c’est pour dire de lui qu’il est hautain, prétentieux ou suffisant. Je ne suis pas d’accord ! Emile Hirsch est juste différent.

Et c’est cette différence qui fait de lui l’acteur «présomptueux» que les gens se plaisent à décrire, le vilain petit canard d’Hollywood. Alors c’est sûr que dans le pays de Candy des acteurs mignons et édulcorés mais idiots et insipides dont Zac Efron et Robert Pattinson pourraient être les égéries, Emile Hirsch avec son talent à l’état pur et sa sensibilité à fleur de peau fait figure d’extraterrestre ! Pourtant, son physique à la Leonardo DiCaprio (jeune et pas encore bouffi) tendance Johnny Depp (négligé mais classe à la fois) devrait lui attirer les faveurs de la presse people et des écervelées qui en sont fans … mais non !

Ça n’est pas faute pourtant d’avoir fait ses preuves ! Emile Hirsch a une filmographie impressionnante et, malgré quelques incidents de parcours (je pense notamment à Speed Racer), peut se vanter d’avoir tourné avec des réalisateurs et acteurs de renom … ça n’est pas le cas de tout le monde ! Car dans les acteurs de sa génération (Emile Hirsch n’a QUE 25 ans), qui peut se targuer d’avoir eu la chance de travailler aux côtés de Sigourney Weaver, Jodie Foster, Kevin Kline (Le Club des Empereurs), Heath Ledger (Les Seigneurs de Dogtown), Bruce Willis et Sharon Stone (Alpha Dog), Sean Penn (Into The Wild), Gus Van Sant (Harvey Milk), ou Ang Lee (Hôtel Woodstock) ? Réfléchissez deux minutes … Personne ! Et surtout pas les minets dont on nous bassine à longueur de temps, qui excellent dans l’art de déclencher des émeutes partout où ils passent mais qui sont incapables d’aligner deux répliques en ayant l’air crédible !

Et ça, les professionnels du cinéma, les vrais professionnels j’entends, l’ont bien compris. Sans cela Emile Hirsch n’aurait pas reçu cinq Awards, dont celui du meilleur acteur pour sa prestation dans Into The Wild, et onze nominations dont celle de meilleure révélation pour Les Seigneurs de Dogtown, qui lui a permis de percer et ainsi attirer l’attention de Sean Penn. Si Catherine Hardwicke a fait un truc bien dans sa vie c’est de cela dont il s’agit !

Seulement voilà, dans le monde cruel du cinéma hollywoodien il ne suffit pas d’être talentueux pour plaire au public. Il faut surtout faire vendre… Et c’est là où le bas blesse. Car Emile Hirsch ne fait pas vendre. Il apparaît rarement à l’affiche d’un blockbuster, il ne sort pas accompagné d’un fille différente chaque semaine, il n’est pas omniprésent en couverture des magazines, bref !, il est loin des acteurs bankable à la Will Smith ou Brad Pitt ou de ceux auxquels le public s’intéresse pour leurs frasques amoureuses ! Non. Son dada à Emile c’est plutôt les causes humanitaires, avec par exemple l’ascension du Kilimandjaro et un road trip  en Afrique, beaucoup moins excitant que de savoir avec qui a couché qui ce mois-ci, je vous l’accorde !

Alors les mauvaises langues iront encore dire qu’il s’agit d’un coup marketing ou d’une opération visant à flatter son égo monstrueux enfermé dans le corps d’un homme de moins d’1m70 mais, soyons raisonnables, tous les hommes de taille moyenne ne nourrissent pas un complexe d’infériorité, regardez Gandhi ! Je ne vois pas pourquoi, à l’instar d’un Sean Penn se rendant en Haïti pour venir en aide aux sinistrés du tremblement de terre, Emile Hirsch ne pourrait pas grimper en haut de la montagne la plus haute du continent africain pour la bonne cause si ça lui chante !

A mon avis, ce qui dérange le plus les gens concernant Emile Hirsch finalement n’est pas tellement le fait qu’il soit différent, c’est surtout qu’ils ont dû mal à admettre qu’il est plus talentueux que tous les acteurs de sa génération réunis (Robert Pattinson compris – cherchez pas, j’ai un croc contre lui !) et ça, ça énerve, forcément ! Alors on va encore me traiter de jalouse, frustrée, vieux serpent à sonnette et autres qualificatifs tout à fait charmants mais pas grave, j’assume ! On en reparlera quand Ang Lee ou Sean Penn feront appel à Vous-Savez-Qui pour jouer dans un de leurs films… Et n’oubliez pas : le vilain petit canard, à la fin de l’histoire, est le seul à se transformer en cygne majestueux…!

Voyager avec elle

Partir en vacances avec elle - Crédit : Pulupulu

La plupart des gens aiment voyager. Partir avec sa clique et découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles coutumes, des nouvelles personnes. Il y a une idée de liberté, d’exotisme, d’inconnu, d’aventure. Mais comme dit le dicton mieux vaut être seul que mal accompagné, et même si votre copine peut être la plus adorable des princesses dans la vie de tous les jours* elle risque de se transformer en la plus chiante des sorcières si vous ne savez pas la gérer pendant le voyage. Aussi messieurs, quelques pièges à éviter :

The Living Sisters – Love To Live

On en a rêvé (enfin au moins moi), elles l’ont fait. Les trois chanteuses américaines originaires de Los Angeles Eleni Mandell, Inara George et Becky Stark ont enfin donné vie au groupe The Living Sisters qui n’existait jusqu’ici que pour leur propre divertissement.

Rappel des faits :

Eleni Mandell, née à l’automne 1969 a sorti un peu moins de 10 albums en un peu plus de 10 ans. Elle raconte que le groupe punk X lui a donné envie de se lancer dans la musique, on retrouve d’ailleurs cette énergie dans sa production solo. Mais ses inspirations sont plus vastes que le punk californien, folk, jazz, pop… en fait Eleni est influencée par tous les genres et offre une musique subtile et originale. Il suffit d’ailleurs d’écouter son dernier album Artifical Fire (2009) pour avoir un aperçu de l’étendu de son talent.

Inara George, née durant l’été 1974 est certainement la plus connue des trois “sœurs”. Bien sûr le succès du duo synthpop The Bird and The Bee y est pour beaucoup, et elle mériterait autant de reconnaissance pour son travail solo (trois albums depuis 2006). Inara est la fille de Lowell George qui, après avoir joué avec Zappa dans le groupe Mothers Of Invention, a formé le groupe de rock Little Feat.

Becky Stark, la petite sœur, est la plume et la voix de Lavender Diamond, la moins connue des trois n’en est pas moins la plus intéressante. Son charisme, sa voix et son grain de folie en font l’égérie de la nouvelle scène folk américaine.

The Living Sisters est né de la rencontre entre Becky et Eleni, qui ont rapidement joué et chanté ensemble, pour le fun. Quelques mois plus tard Inara se joint au duo qui vocalise, gratte et reprend. Pendant trois ans les trois sœurs gardent pour elles leur union. Certainement car elles ont déjà beaucoup à faire avec leurs carrières respectives, peut-être aussi car elles ont envie de garder ses instants pour elles. Mais finalement l’envie de se produire sur scène et d’enregistrer un disque se fait plus forte et The Living Sisters se livre enfin au public.

C’est donc avec beaucoup d’expérience en solo et en groupes que les trois sœurs angéliques se réunissent dans un studio afin d’enregistrer une dizaine de chansons rieuse, sérieuse, amoureuse, dangereuse. Elles commencent en douceur, souriantes, vocalisant sur How Are You Doing? Elles vont bien, nous aussi.

L’album nous plonge dans un mélange entre classic folk-song et country, le tout agrémenté d’harmonies et de délicieuses vocalises. Alors bien évidemment il y a là derrière un peu de nostalgie, comme dans le morceau Ferris Wheel d’Eleni Mandell.
Inara George n’a écrit qu’une seule chanson, mais qu’elle chanson ! Blue est simplement parfaite dans sa candeur et sa naïveté.
Becky Stark a aussi son mot à dire mais la berceuse Cradle est quelque peu maladroite.
Pour rattraper ce léger faux-pas, rien de tel qu’une reprise de Bessie Smith. Good Ole Wagon est parfaitement interprétée et musicalement très réussi.
Eleni se fait tout sucre pour Hold Back et Becky rivalise avec elle sur This Mountain Has Skies. C’est beau, on n’a même pas le temps d’en redemander que déjà l’intro du lumineux Double Knots démarre et nous amène droit vers cet improbable refrain “My baby ties me up in double knots”.
Une deuxième reprise pour se remettre les idées en place, (You Don’t Know) How Glad I Am fut chanté pour la première fois par Nancy Wilson, souvent reprise mais jamais égalée, les trois sœurs s’en sortent bien, voir même très bien.

Don’t Let The Sun Goes Down conclut l’album avec mélancolie, le contraste est fort avec le début de l’album, l’impression d’avoir traversé une époque, une vie en seulement 33 minutes.

En écoute : How Are You Doing?

The Living Sisters sur MySpace http://www.myspace.com/thelivingsisters

Etre breton

Etre breton - Crédit : Hélène Baudouin

Le breton n’est plus ce qu’il était. Autrefois on le reconnaissait à quelques signe simples : il vivait en Bretagne, portait la marinière et la vareuse, évitait, sans même devoir bouger, les gouttes de pluie qui ne tombaient que sur les cons. On le croisait au bout de la jetée, le regard perdu sur l’horizon. Son visage ne reflétait en rien ses pensées, peut-être s’interrogeait-il sur l’avenir du merlan ou sur la raréfaction du cabillaud près des côtes. Peut-être ne pensait-il pas. Puis il allait au bar, avec ses amis. Il buvait du bon cidre et du mauvais chouchen. Puis il rentrait chez lui, et sa femme lui préparait des crêpes au beurre salé et un kouign-amann au beurre salé pour le repas du soir. Il fumait sa pipe, pensivement. Le lendemain il se levait à l’aurore, prenait les biscuits au beurre salé préparés par sa femme et partait à la pêche ou encore étendre le lisier de ses porcs.

Fredo Viola signe trois titres inédits pour le Cube

Fredo Viola

Un statut d’objet culte au Japon, un design hors norme, une présentation à la presse à Berlin, une des villes à la pointe de la tendance, des boutiques éphémères ouvertes spécialement, en collaboration avec Colette, dans les capitales européennes… Le Nissan Cube est une voiture qui se veut des plus branchées. Il pouvait sembler logique que la musique vienne ajouter son grain de sel. C’est Fredo Viola qui s’y colle.

Session acoustique avec Brune

Brune est brune. Un pseudo qui, selon elle, colle à sa personnalité, féminine et décidée. Nous avons rencontré cette artiste pour une session acoustique.

Des mélodies soignées une voix légèrement éraillée, Brune nous sert des titres efficaces, un peu dans la veine de Zazie. Quant aux thèmes… « Je ne suis pas très originale ! L’amour, le temps qui passe… ». Elle a débutée jeune avec le piano, avant de commencer à composer à l’adolescence. Son premier album arrive dans le courant de l’année. Des arrangements assez travaillés sur scène et en studio mais plus dénudés lors de notre enregistrement où elle jouait seule. De quoi mettre en avant une vraie interprétation. Tout d’abord avec On est tous des roses.

Et un joli texte sur Paris.

Le myspace de Brune

Notre galerie sur FlickR

Le Paris de Dani

La carrière de Dani a commencé dans les années 1960, notamment avec son tube « Papa vient d’épouser la bonne ». Les années ont passé, plus ou moins riche en actualité et en succès. Jusqu’en 2001, où Etienne Daho l’invite à interpréter en duo Comme un Boomerang, titre écrit et composé par Serge Gainsbourg. La voix a baissé de plusieurs tons depuis les jeunes années mais ce timbre grave se marie à merveille avec celui de Daho et le single est un tube. Un retour remarqué, au cinéma également, notamment dans l’excellent Fauteuils d’Orchestre de Danièle Thompson. Dani nous gratifie maintenant d’un album hommage à Paris, intitulé Le Paris de Dani.

Onze titres, mêlant les collaborations, parmi lesquelles on retrouve Jean Fauque, Jacques Duvall, Alain Chamfort ou encore Cali. L’idée de chanter Paris est loin d’être révolutionnaire. Et le résultat ne l’est pas non plus. Il n’empêche que l’album s’écoute agréablement, s’ouvrant sur une ballade tranquille au fil des lieux de Paris, Mon cœur balance. Si le premier single, Un être humain à Paris, déçoit par un texte un peu léger, d’autres titres relèvent le niveau avec brio. C’est quelques chose vous transporte dans les allées du jardin du Luxembourg, avec ses arrangement rappelant l’orgue de barbarie des chanteurs de rue. Le Pont de l’Alma attire l’oreille par son son saturé un peu vintage, pas si éloigné de celui de Mustang, jeune groupe qui nous avait attiré l’oreille il y a quelque mois.

Et si l’accent de Dani peut prêter à sourire quand elle chante en anglais (sans atteindre le ridicule de Régine) sur Me & You, cela ne fait qu’ajouter au charme de l’ambiance de cet album. Sûrement pas l’album du siècle, mais une promenade agréable dans la capitale qu’on connaît bien. Le Paris de Dani est aussi le nôtre. La preuve, on s’y sent chez nous !

A écouter : Mon cœur balance, le Pont de l’Alma, les Paris, C’est quelque chose

Le site officiel de Dani

New Super Mario Bros. Wii

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Les filles et les jeux vidéos ?

Sur Save My Brain, nous considérons que le jeux vidéo est un élément culturel à part entière. Les nouvelles technologies d’aujourd’hui permettent à de plus en plus de monde d’accéder à ce loisir il est vrai un peu cher. Tout le monde y compris les filles qui ont désormais leurs jeux dédiés.

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