Monthly Archives: mai 2010

Quelle militaire seriez-vous ?

Quelle militaire seriez-vous ? Crédit : Stéphanie Rubini

Il fut une période bénie entre toutes où tout et n’importe quoi était prétexte aux nations et aux grands royaumes pour se mettre sur la poire : dot non versée, traversée accidentelle d’un pays par une armée étrangère, pays plus grand qu’un autre,… Eh oui, à cette époque, les consoles de jeu n’existaient pas, et, du coup, on se tabassait pour de vrai… Enfin, on envoyait plutôt les pauvres paysans se faire dessouder pour la plus grande gloire du royaume, de l’empire ou tout simplement, du village ! Après tout, comme disait Desproges, « la guerre est faite par des gens qui se battent mais ne se connaissent pas, pour le compte de gens qui se connaissent, mais ne se battent pas. » Et vous, dans tout ça ? Oui, vous, qui lisez toute frémissante une fois de plus ces magnifiques écrits, comment auriez-vous été en treillis et rangers ? Auriez-vous accepté la virile et naturelle domination d’un gueulard galonné ? Allez, dès que vous rentrez de vos 7 km de course dans les bois, avant les pompes, posez votre mitraillette et c’est parti…Une deux, une deux, une deux…

Paul Poiret, éclipsé par Chanel

La scène se passe à Deauville, pendant la première guerre mondiale. Coco Chanel et Paul Poiret sont face à face. Le second accuse la première de transformer les femmes en petites télégraphistes sous-alimentées. Ce à quoi Mademoiselle répond que les femmes ne voulaient plus avoir l’air d’être échappées d’un harem.

Je ne m’avancerai pas sur l’exactitude historique de cette scène issue de l’excellent téléfilm Coco Chanel, bien que les propos de Paul Poiret semblent fondés. Elle a toutefois le grand mérite de mettre en lumière l’opposition de style entre ces deux grands noms de la mode du XXème siècle. Une sorte de passage de témoin entre un Poiret sur le déclin et une Coco Chanel aux premières années de son éclatante réussite.

Pour Paul Poiret, tout commença à la fin du XIXème siècle. D’abord disciple de Jacques Doucet (comme le fut également Madeleine Vionnet) puis du britannique Charles Frederic Worth (considéré comme l’inventeur de la haute couture), il fonda sa maison en 1903. Déjà lorsqu’il travaillait pour Jacques Doucet, il avait dessiné des costumes pour deux des plus célèbres actrices de l’époque : Sarah Bernhardt et Réjane. Conservant cette cliente lorsqu’il s’installa à son compte, il capitalisa sur cette notoriété pour devenir un personnage qu’on qualifierait de « hype » aujourd’hui. Proche du Tout-Paris, il organisait de nombreuses soirées dont une intitulée la 1002ème nuit, faisant date dans l’histoire des nuits parisiennes.

Cette référence nommée au fameux recueil de contes arabes n’est pas la seule inspiration orientale de Paul Poiret. Pionnier de « l’orientalisme », le couturier met à l’honneur tissus exotiques et turbans dans ses créations, donnant ses lettres de noblesses aux étoffes colorées. Et la réclame suit, les créations de Paul Poiret étant mises en valeur dans de magnifiques albums illustrés par Paul Iribe ou Georges Lepape.

Mais le plus grand fait d’armes de Paul Poiret est d’avoir libéré la femme du corset. Dès 1906, ses créations adoptent une coupe de style Directoire, droite et étroite, à la taille ramenée sous la poitrine. Une libération totale ? Pas vraiment… La coupe droite et étroite des robes signées Poiret gêne la marche.

Il faut attendre Coco Chanel pour une véritable liberté de mouvement. D’abord modiste, elle ouvre des boutiques rue Cambon en 1910 puis à Deauville trois ans plus tard avec l’aide de son amant Boy Capel. Les temps austères de la première guerre mondiale la conduisent à utiliser le jersey habituellement réservé aux sous vêtements masculins, dès ses premières créations en 1915. Chanel libère le corps : les robes se raccourcissent, prennent des formes amples sans taille marquée. En même temps, elle et Adrienne (qui fait également office de mannequin pour la toute jeune maison) se coupent les cheveux, annonçant les garçonnes des années folles.

Coco Chanel était aussi révolutionnaire que Paul Poiret dix ans plus tôt. Mais la situation en 1915 a rendu les étoffes délicates (soie, velours, tissus décorés créés par le peintre Raoul Dufy) de ce dernier incongrues. Un changement d’époque, la fin d’une maison et le début d’une autre. La maison Poiret eut toutefois un certain succès (déclinant de plus en plus au fil des années) jusqu’au milieu des années 1920, avant de sombrer totalement avec la crise de 1929. Ironie de l’histoire, Chanel connut la même désuétude qu’elle avait infligée à Poiret, en 1965, lorsque Mary Quant et André Courrèges lancèrent leurs minijupes. Mademoiselle affirmait alors que montrer ses genoux était laid, loupant le train d’une nouvelle tendance de société, aussi tenace et révolutionnaire que celle qu’elle a amorcée en 1915.

Saycet

L’univers enchanteur de Pierre Lefeuvre (compositeur), Phoene Somsavath (chanteuse) et Zita Cochet (vidéaste) touche autant les yeux que les oreilles… Laissez-vous envoûter par Saycet…

Ce morceau s’appelle Easy et est un bon exemple de ce qu’on peut découvrir sur le deuxième album de Saycet, Through The Window, sorti le 22 mars dernier. On y appréciera les émotions qui se dégagent des douze pistes, la légèreté des sonorités, la voix fragile et mélancolique…

A découvrir sur la scène du café de la Danse le 20 mai.

Myspace : http://www.myspace.com/saycet

Plus de vidéos : http://vimeo.com/saycet

Eric Holder, l’écrivain discret

Eric Holder est un romancier né en 1960 à Lille. Il passe son enfance en Provence. Il lit Henry Miller, Jack Kerouac et Blaise Cendrars. Il commence à écrire très tôt, et se voit refuser son premier manuscrit en 1976, par André Bay, (des éditions Stock), qui l’encourage à se remettre au travail. Après avoir obtenu son bac en 1979, il étudie le chinois à l’université d’Aix en Provence et devient garde malade pour un temps. Puis en 1980 il emménage à Paris où il exerce divers petits boulots, quatre ans plus tard, en 1984, il inaugure avec ses « Nouvelles du Nord » le catalogue d’une nouvelle maison d’édition Le Dilettante.

C’est en 1985 qu’il publie son premier roman « Manfred ou l’hésitation ». Les romans qui suivront lui vaudront d’obtenir de nombreux prix littéraires, l’auteur est salué pour la grâce et la légèreté avec lesquelles il raconte la vie quotidienne des sentiments. En 1989 il reçoit le Prix Fénéon pour « Duo Forte » publié chez Grasset. En 1993 Flammarion publie « l’Ange de Bénarès ». En 1994, « La Belle Jardinière », publié au Dilettante, obtient le prix Novembre. En 1995 « L’Homme de Chevet » est publié chez Flammarion. Cette même année, est publié « la Tolérance » aux éditions de la Goulotte. En 1996, Eric Holder reçoit le Prix Roger Nimier pour les nouvelles « En Compagnie des Femmes » aux éditions le Dilettante. Cette même année il publie « Mademoiselle Chambon » chez Flammarion. . En 1997, Eric Holder écrit « Jours en Douce » aux éditions Flohic et « On dirait une Actrice » chez Librio, puis en 1998 « Bienvenue parmi nous ». C’est en 2000 que paraît « La Correspondante », livre le plus abouti d’Eric Holder et roman à part entière. Cette même année sort « les cabanes » aux éditions la Goulotte, puis en 2001, « Masculins singuliers ». En 2002, « Hongroise » édité chez Flammarion, puis en 2003 « l’Histoire de Chirac ». En 2005 paraît « les Sentiers Délicats » aux éditions Dilettante, en 2007 « La Baïne », puis en 2008 « De loin on dirait une île » au Dilettante. En 2009 paraît son dernier roman « Bella Ciao ». Deux livres d’Eric Holder ont été adaptés au cinéma en 2009, « Mademoiselle Chambon » (qui a obtenu le césar de la meilleure adaptation), et « l’Homme de Chevet ».

Eric Holder, écrivain discret, délicat et tolérant, aime les gens, les mots et les sentiments. Cet écrivain sensible et délicat, raconte avec légèreté et grâce la vie quotidienne des sentiments. Ses histoires explorent les fêlures de l’être humain, et ses personnages sont à hauteur d’homme. Eric Holder observe avec acuité chaque être, décrit avec minutie leurs relations. Eric Holder est un homme de mots, de lieux. Il a ce talent incomparable de suggérer grâce à quelques mots, une ambiance, des sentiments et sa simplicité émerveille et séduit. Ce grand portraitiste de la vie qui écrit l’authenticité du quotidien est un écrivain raffiné qui sait capter l’instant. Dans un style d’une grande musicalité, dont l’écriture donne le rythme à l’histoire, cet écrivain sait appréhender les êtres, et a l’art subtil de poser des mots. Ce musicien des mots qui alterne romans et nouvelles, – et dont les textes sont des esquisses où romanesque et réalité se mêlent-, rend les hommes émouvants et fragiles et sait décrire avec justesse la grande aventure des sentiments, Eric Holder fait de sa vie un roman pour alimenter son œuvre, avec finesse, élégance et sincérité.

« une lettre, vous savez, ce n’est pas un écho, c’est un papillon, c’est une rencontre qui, sous l’apparence d’une circonstance fortuite, dit soudain l’essentiel, les yeux dans les yeux, sans ciller ». [Eric Holder dans "La Correspondante"]

Quelques livres d’Eric Holder :


« l’Ange de Bénarès » : Raphaël Palomb est un doux et modeste employé. Toutes les nuits, il visite des royaumes extravagants dans l’empire des songes et y rencontre la femme de ses rêves, il fera tout pour la rejoindre.

« l’Homme de Chevet » : Muriel est tétraplégique. Toute minute qui passe est pour elle une torture. Une souffrance que rien ne peut endormir sauf peut-être l’amour. Léo, ancien boxeur sera son homme de chevet. Laconique et percutant, ce roman nous renvoie à la difficulté d’exister. Solitude de l’un, blessure de l’autre. Même dans un monde désenchanté, l’être fait son chemin.

« Mademoiselle Chambon » : Histoire d’amour entre Antonio, maçon portugais, et Véronique, institutrice. Un jeune maçon d’origine portugaise, Antonio, s’éprend de l’institutrice de son fils, qui lui offre une cassette sur laquelle elle a enregistré une sonate de Bartok pour violon seul… Cela pourrait être une banale histoire d’amour triste entre deux êtres qui n’étaient pas faits pour se rencontrer si Éric Holder ne possédait au plus haut point la qualité de rendre poignante la réalité quotidienne la plus ordinaire.

« Bienvenue parmi nous » : Philippe Taillandier, artiste de 62 ans, et Daniella, une jeune auto-stoppeuse, rejetée par sa mère, vont se rencontrer. L’artiste, en proie au suicide, et la jeune fille perdue vont reconquérir ensemble l’envie de vivre. Deux générations, deux souffrances qui vont s’enrichir l’un l’autre.

« La Correspondante » : Ce récit met en scène les échanges épistolaires d’un écrivain, marié, avec une lectrice, Geneviève Bassano, bourgeoise mariée. Il entame une correspondance avec elle et en tombe amoureux, en se laissant séduire au travers de leurs échanges, puis il la rencontre et une liaison va se nouer. Eric Holder dresse le portrait subtil d’une femme d’apparence ordinaire.

« Hongroise » : Lors de l’enterrement de son ami Claude, Eric, écrivain, se souvient de leur amitié et des confidences livrées par Claude. Jeune médecin bordelais, brisé par des années de guerre en Algérie, Claude fait la rencontre d’une famille hongroise et tombe amoureux d’une des deux filles Véra, pour qui il quitte femme et enfant. Dans une langue musicale, Holder tisse un récit aux fascinants pouvoirs qui explore les fêlures d’êtres profondément attachants, sur la musique de Chopin. Variation hongroise où vibrent en harmonie et sans mièvrerie, toutes les cordes de l’extrême sensibilité. Hongroise est un beau roman dont l’intrigue est ténue et la poésie, puissante. C’est l’histoire d’un homme qui s’éloigne, la chronique d’une fugue plus musicale que sociale, une manière d’exil intérieur. Il tisse un récit aux fascinants pouvoirs qui explore les fêlures d’êtres profondément attachants attachants.

« l’Histoire de Chirac » : Ari, jeune étudiant en histoire, doit séjourner à Chirac pour rédiger une plaquette sur la commune, qui n’est paisible qu’en apparence, il rencontre des personnages énigmatiques et des paysages vivants comme des hommes et des femmes qui s’aiment. Avec humour et poésie, Eric Holder distille des moments de grâce dans cette intrigue teintée d’érotisme, où chaque vie a une face cachée.

« Les Sentiers Délicats » : recueil de nouvelles ayant trait à la route. L’auteur nous emmène le temps d’une promenade au cœur de l’enfance, de l’adolescence et de l’écriture. De la Provence, à la Marne, ou à Charleville Mézières, on visite ainsi des lieux à pied, ou à moto. Sous les semelles de l’auteur, (et à travers son écriture), il y a la sensation, le plaisir de partager et une capacité d’émerveillement devant les choses et les évènements, les rencontres avec des gens simples, mais aussi avec des livres.

« La Baïne » : Une histoire d’amour qui a pour cadre le Médoc, l’estuaire de la Gironde, avec ses plages immenses et vides. Sandrine, mariée, mère de deux enfants, s’éprend d’Arnaud, un photographe venu repérer les lieux pour un film. Ils deviennent amants mais au fur et à mesure que leur relation s’épanouit, la réalité s’assombrit. Car vivre une passion adultérine dans une petite bourgade de province est difficile. Eric Holder narre avec élégance un magnifique roman du désordre amoureux.

«De Loin On Dirait une île » : Récit tendre et poétique sur l’installation de l’auteur dans une région du sud ouest, le Médoc. Avec des mots tendres, touchants parfois amers et piquants, il va peindre le quotidien des médocains, décrivant des personnages inoubliables et dévoiler ainsi des beautés cachées de cette presqu’île.

« Bella Ciao » : le narrateur est un écrivain qui a sombré dans l’alcoolisme. Mylena, sa femme, au comble de la lassitude et du désespoir le quitte. Il choisit alors la souffrance physique en se faisant engager comme ouvrier agricole et accomplir les tâches les plus ingrates du métier. Il va ainsi tenter de se reconstruire et gagner ainsi à nouveau la confiance de sa femme et de ses enfants. « Bella Ciao » est l’histoire d’un « dégrisement », qui au-delà de l’histoire d’ivresse et d’amour nous emmène sur les chemins du Médoc, la région où il vit et dont il sait si bien décrire l’ambiance des paysages, des bars, des gens avec pudeur et poésie.

La mini-robe

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Les mini-trucs, c’est tendance. Mini cookies, mini rouge à lèvres, mini carnets, mini sac à main, mini tasses, mini crayons, mini T-shirts, Minikeum… mini robes. La mini-robe, ça vous colle facile un kilomètre de jambes et de glamour pour peu que vous fassiez les mensurations de Kate Moss. Le risque, c’est que justement vous ne faites pas les mensurations de Kate Moss. Fleurie, rayée, à carreaux, en coton, en soie ou en laine, la mini-robe s’impose partout. Peut-être même un peu trop…

L’amour est aveugle

L'amour est aveugle
L’île de la tentation, c’était moche. Détruire massivement des couples avec comme armes des corps lisses, refaits et sentant le Monoï a donc cessé d’intéresser TF1 qui, avec L’amour est aveugle tente de se refaire une éthique conjugale.

Whitney Houston, un exemple à garder en ligne de mire

Whitney Houston

Chère Whitney,

J’ai quelque peu hésité à t’épingler ces derniers temps car ça fait un peu tir sur l’ambulance et ce n’est pas très sport de ma part. C’est plus amusant de s’attaquer à des stars adulées, ne serait-ce que pour avoir mon traditionnel « non mais cette star, elle est trop bien, t’es juste jalouse ». Oui, c’est vrai, nous savons tous que ma carrière de pop idol n’est pas au beau fixe en ce moment. Sans doute parce que je n’ai jamais pensé à en faire mon métier.

Tropicana, le réveil de Roland-Garros

Roland Garros - Crédit : Nicolas Meunier

Roland Garros arrive à grands pas… La célèbre marque de jus de fruits Tropicana est fournisseur officiel de l’événement depuis 7 ans. Cette année Tropicana s’est donné une mission originale : aller donner un coup de pouce vitalité à tous les acteurs du tournoi pour une édition 2010 vraiment exceptionnelle ! Des coups de pouce montés en vidéo, histoire de nous mettre de bonne humeur de grand matin.

Amy Macdonald

Elle est écossaise, pourtant sa puissante voix de contralto rappelle Dolorès O’Riordan et son triomphant accent irlandais. Quant à son écriture, celle-ci est tellement emprunte de maturité qu’on ne devinerait jamais qu’elle fêtera cette année ses 23 ans. Les apparences sont parfois trompeuses et Amy Macdonald en est le meilleur exemple. Un premier opus, This Is The Life, sensation folk-rock de l’année 2007, des tubes entêtants (« This Is The Life », « Mr Rock and Roll ») et voici le petit bout de femme à peine sortie de l’adolescence propulsé dans la cour des grands. Une bête curieuse, Amy ? La jeune auteure-compositrice-interprète s’en amuse et entend bien prouver avec son très attendu deuxième album, A Curious Thing, disponible depuis le 8 mars dernier, qu’elle est bien plus qu’un effet de mode. Foi d’Amy !

Etes-vous nymphomane ?

Etes-vous nymphomane ? - Crédit : Stéphanie Rubini

Abordons le sujet de manière scientifique. Qu’est ce qu’une nymphomane ? Selon Wikipédia, ce terme viendrait du latin, nymphe, jeune divinité féminine souvent nue et de manie, la folie, (ce qui prouve que les maniaques sont des cinglées, mais nous ne développerons pas cette réalité ici). La nymphomanie, donc, est un comportement sexuel féminin qui se traduit par une recherche continue et persistante du plaisir sexuel. Comme je suis unique, il est normal que ce phénomène existe. Mais vous, goûtez-vous avec délectation au doux plaisir de la chair, vous adonnez-vous avec frivolité au vain et sot amour physique ? Répondez et vous verrez. Mais lâchez mon pantalon, en attendant !

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