Monthly Archives: avril 2010

Quand Louboutin rêve de Broadway

Quand Christian Louboutin crée, il laisse son imagination voguer en quête d’inspiration. Et parfois, il pense à Broadway. Voilà une vidéo qui nous présente tout ça sous forme de métaphore…

Vous y trouverez un Louboutin converti en danseur de la grande époque de Broadway, une musique canon, des vues de l’atelier du célèbre chausseur et, bien entendu, des semelles rouges…

Alice au Pays des Merveilles : voyage vers l’inconnu improbable

Né le 27 janvier 1832 dans le Cheshire et mort le 14 janvier 1898, victime de la bière et de la drogue, Charles Lutwidge Dodgson, de son pseudonyme le plus connu Lewis Carroll, était un être complexe dans son époque. Dans sa jeunesse, il était le plus sage de ses onze frères et/ou sœurs, malgré sa bégayante familiale qui lui valut des années de psychanalyse, mais avait un esprit quelque peu tordu, obsédé par le thème du renversement des choses. Passé par créateur de revues familiales dans son enfance, professeur de mathématiques en 1855, ennuyant et ennuyé par le comportement sérieux des adultes de l’école, expert en photographie (trois milles clichés) entre-temps en 1856, il finit auteur de poèmes par le biais d’études littéraires.

Ce fut le 4 juillet 1862, « au cœur d’un été tout en or » tel décrit par Dodgson, lors d’une promenade en canot sur la rivière, l’Isis, accompagné d’un de ses collègues, Duckworth, qui avait amené trois filles d’amis avec eux, que Lewis Carroll conta un poème improvisé à une des enfants, Alice Liddell, âgée de dix ans, sa préférée. Passionnée par cette histoire courte de fille pénétrant dans un monde merveilleux, elle demanda à Carroll de lui écrire cette nouvelle. Celui-ci lui offrit une première version en cadeau, illustré par lui-même, puis eut l’idée de développer une nouvelle version qu’il voulait éditer. Voulant son ami Sir John Tenniel comme illustrateur de son œuvre, celle-ci parut en juillet 1865, sous le titre « Alice’s Adventures in Wonderland ». Mais les lecteurs britanniques furent dubitatifs face à ce livre et accusaient même l’auteur de pédophilie, lui-même prenant des photos de sa bien-aimée Alice en question. C’est pourquoi Lutwidge rédigea à Noël 1888 une troisième version, « Alice racontée aux petits enfants », dont les exemples seront distribués à la fin 1889.

Ayant eu un accueil amère et réservé de la part des lecteurs anglais, à son époque, l’œuvre de Lewis Carroll avança pourtant petit à petit dans la route du succès, au fil du temps. Elle passa très vite dans la catégorie des classiques littéraires pour les lecteurs du monde entier. Connue mondialement, elle fut l’objet d’adaptations littéraires (bande-dessinée), cinématographiques et autres, et fut même l’inspiration pour des artistes, réalisateurs (Matrix, Le Magicien d’Oz…), auteurs de romans (L’Histoire Sans Fin, Coraline), de chanteurs, etc., qui reprirent le contexte de l’histoire ou son ambiance bizarre.

Au XIXème siècle, une personne devait se montrer d’une élégance exemplaire et d’une courtoisie immense, avec des manières raffinées tel un lord. Lewis Carroll était cet homme, intelligent, gracieux et poli. Mais telle ne fût pas la surprise de ses proches quand ils découvrirent, par le biais d’une œuvre littéraire, une personnalité secrète, cachée tout au fond de lui !

Tout le monde se demandait à l’époque ce qui a bien pu se passer dans la tête de l’auteur pour mettre en œuvre une histoire aussi abracadabrantesque et aussi absurde que celle-là. Car, il faut bien l’admettre : il fut impensable qu’un génie des mathématiques tel que Charles L. Dodgson puisse imaginer lui-même le voyage invraisemblable d’une petite fille dans un monde sans aucune logique. Et pourtant, cette chose incroyable est bel et bien arrivée : un cerveau de la logique a réussi, en seulement un livre de plus d’une centaine de pages, à contredire et même retourner la logique dans tous les sens, et tout cela avec brio !

On peut voir tout d’abord en cette « Alice » une œuvre sans aboutissement aucune, une simple suite de scénettes n’ayant strictement rien à voir les unes sur les autres, n’apportant pas de moralité à la jeunesse en tant que livre pour enfants. Voici l’avis global de la première lecture. Dans une deuxième lecture, on peut voir soudainement une toute autre œuvre, symbolisant les rêves, et même les peurs de l’enfance. En effet, un enfant peut tout à fait rêver d’un lapin blanc excité et ayant la capacité de parler, tout comme un procédé de nourriture et de boisson faisant rétrécir ou grandir, qui peut se traduire par la peur naturelle d’un jeunot de huit ans de passer à l’âge adulte et donc de grandir trop vite.

L’œuvre de Carroll est en fait une étude sur la psychologie des enfants, leur perception du monde qui les entoure ou bien, tout simplement, leurs pensées intimes. Alice découvre que le Pays des merveilles est son rêve, et donc son imaginaire, fait d’animaux parlants, de chapeliers mabouls et de reines assoiffées de décapitations en série. Les rêves d’enfants sont montrés dans cette histoire comme extraordinaires mais aussi comme cruels, car la jeune héroïne ne tarde pas à se perdre dans son univers personnel. Un autre symbole apparaît alors : celui du mal-être d’un enfant, puisque la jeune fille s’égare dans son propre subconscient et donc, ne se comprend pas soi-même.

L’un des points marquants de ce roman est ses personnages qui ont une toute autre direction narrative, car ils n’ont aucune catégorie littéraire. L’auteur met en scène un monde non peuplé de gentils et de méchants, mais simplement de fous non-moralistes qui ne s’occupent même pas du sort des autres. Une galerie de protagonistes certes peu recommandables mais, pourtant, s’avérant tous complexes et intéressants de par leur folie sans limite. Ce qui est aussi savoureux, c’est de constater que toutes ces personnes sont des caricatures bien léchées de l’époque victorienne. Pour ne citer que les personnages les plus mémorables, Lewis Carroll présente entre autres un lapin blanc stressé par le temps qui est la représentation des ouvriers ou travailleurs de l’époque dont leur vie est brisée par la présence excessive du travail ; un chapelier complètement illogique et d’une impertinence totale, qui ne jure que par le thé et par une devinette incongrue, illustration comique du bourgeois arrogant et prétentieux ; une reine qui cache une obsession saugrenue des décapitations en affichant des cœurs à la saveur amère.

Dénué de repères, le récit propose néanmoins un fil conducteur pour la jeune fillette, le Chat du-comté-de-Chester, où de son nom le plus populaire, le chat du Cheshire. Ce gros matou est probablement le seul protagoniste du Pays des merveilles à vraiment écouter Alice, indiquant son chemin, mais il reste quand même peu fiable. Ayant la capacité de se rendre invisible selon sa volonté, il affiche un sourire aux proportions déséquilibrées, mais qui cache un autre derrière. Mystérieux, étrange et doucement barge, la conscience de cet animal extrêmement nihiliste est inconnue, puisqu’il est fidèle à la jeune fille mais l’amène cependant dans des chemins pouvant conduire à la perte de celle-ci.

Mais la qualité essentielle de cette œuvre est son absurde assumé, du début jusqu’à la fin. Il réside alors une nouvelle vision du roman destiné à la jeunesse, qui propose un conte totalement déluré, en manque de repères narratifs (lieux inconnus). Le lecteur se retrouve perdu comme l’héroïne, tout en restant fasciné de bout en bout dans cet univers barré qui n’est ni plus ni moins que la vision infantile d’un asile remplis de fous joyeux et de créature insolites.

Pour continuer, les dessins de Tenniel accompagnent formidablement la folie de l’histoire de Carroll. Ornés d’une poésie simple et magique, ils sont devenus indissociables dans cette œuvre, ayant marqué une génération de littéraires. Ces illustrations ont complété le récit durant toutes les époques, et c’est pour cela que l’écriture et les gravures se complètent honorablement ensembles.

Cependant, ce que tout le monde ignore, c’est que l’œuvre a inspiré nombre d’illustrateurs autres que J. Tenniel. Même de célèbres faiseurs de dessins, comme Sempé, ont délivré leur vision de cette histoire artistiquement. Et c’est là que se révèle l’un des buts principaux de Carroll : laisser libre cours à l’imagination visuelle de chacun sur ce livre car, après tout, ce Pays merveilleux n’est qu’un rêve et, donc, il touche sensiblement n’importe qui différemment.

En conclusion, Les aventures d’Alice au Pays des Merveilles est une œuvre schizophrène, comportant deux lectures accessibles aux enfants (a partir d’une dizaine d’années cependant), touchés par le côté merveilleux de ce monde, et aux adultes, intéressés par les trouvailles de jeux de mots humoristiques et par les notions mathématiques dissimulées. En outre, c’est aussi une analyse psychologique complète de l’enfance, avec ses symboles universels.

Plus qu’un classique, c’est un nouveau genre littéraire inventé de toutes pièces, basé entièrement sur l’absurde et défiant complètement les lois de la logique, avec ses jeux de mots inconnus, ses repères oubliés et ses personnages à caractère indéfini.

De l’autre côté du Miroir et ce qu’Alice y trouva : deuxième voyage vers l’imagination inversée

C’est en 1871 que Lewis Carroll met la jeune Alice en péril dans son imagination débordante de bizarreries malicieuses. Suite moins connue du public, De l’autre côté du Miroir suit la même folie que son frère, inversant le monde, comme les lois de l’apesanteur, et conserve le système de double lecture, tout en gardant des personnages fous, avec cependant plus de repères (la Reine Blanche gentille et la Reine rouge méchante) que le premier.

Le deuxième livre est avant tout une géniale métaphore littéraire du jeu d’échec, une activité faisant appel à la logique, avec les deux reines, leur armée, le chevalier, avec quelques différences près, l’absurde étant encore présent dans cette œuvre-là.

La presse people : Et c’est reparti pour la chasse aux bourrelets !

Kelly Osbourne

Ce mois-ci, j’ai décidé de ne pas épingler une star en particulier mais les journalistes de la presse people et leur rapport aux rondeurs de nos stars. Surtout en ce printemps. En gros : « oh, regardez cette star qui assume ses rondeurs. Oh mais regardez, elle a minci, elle est trop top maintenant ! ».

Gush – Everybody’s God

Rappelez-vous Gush… Nous avions interviewé le groupe il y a quelques semaines de ça. A l’époque, nous avions apprécié leur son chaleureux. Voyons donc maintenant leur album, Everybody’s God, qui est désormais dans les bacs.

On y retrouve donc ce style, ces chansons en anglais qui fleurent bon les Beatles et surtout ce son enregistré sur des bandes, ce qui donne une tessiture particulièrement agréable aux pistes. Au point qu’on en regrette que l’album ne soit pas disponible en vinyle, histoire de pousser le vice jusqu’au bout.

Au fil des titres, on découvre que Gush est une bande d’artistes complets. Chacun chante tour à tour, avec comme résultat des interprétations bien diverses. J’ai personnellement un faible pour celles où Xavier a la voix principale, légèrement éraillée. Elles sont souvent tranquilles et sonnent très britannique. Yan a lui un timbre plus net, pour des titres généralement plus rythmés. Bref, les quatre compères se complètent à merveille ! Everybody’s God n’est peut-être pas l’album le plus original mais il s’écoute sans lassitude, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

A écouter : Let’s burn Again, My favorite song, In the Sun, Jealousy… et tout le reste, aurais-je envie de dire !

Le myspace de Gush (n’y loupez surtout pas leur interprétation à capella de Let’s burn again)

Nicolas Ghetti en concert

Nicolas Ghetti au Sentier des Halles (2)

Nicolas Ghetti, c’est un chanteur pas si débutant que ça, puisqu’il a déjà quelques albums à son actif. Des textes soignés qui évoquent de temps à autres les problèmes des trentenaires… C’est une description qui vous rappelle Benabar ? C’est parce qu’elle est incomplète ! Nicolas Ghetti distille un cocktail bien différent en ce qui concerne la musique, et une certaine autodérision dans ses clips, notamment J’veux du beau. Un auteur-compositeur-interprète à découvrir. Aussi, nous ne nous sommes pas faits prier pour aller le voir en concert.

Boulbar : de nouvelles dates de concert

boulbar-concert

Enfin ! Nous nous demandions si Boulbar allait annoncer de nouvelles dates de concert. C’est désormais chose faite, avec quatre dates parisienne à venir, en avril et mai.

Izïa

Dans la famille Higelin… on voudrait la fille ! Marchant dans les pas de Jacques, son père et de son non moins célèbre demi-frère Arthur H., au tour de la benjamine de la lignée de redorer le blason du rock français. Véritable phénomène musical, couronné dernièrement par deux récompenses aux Victoires de la Musique, Izïa impose le respect par son étonnante maturité. 19 ans et des poussières (ou 231 mois selon la pub lancée récemment par la marque Petit Bateau) mais déjà une incroyable maîtrise de la scène et des attentes du public… Un son brut de décoffrage, une voix magnétique aux accents jopliniens, une énergie radicale : impossible d’être passé à côté du premier opus éponyme du jeune prodige sorti en juin 2009. Chronique du fabuleux destin d’Izïa Higelin !

La ballade d’Izïa

La musique, Izïa est tombée dedans quand elle était petite. Petite dernière de la dynastie Higelin, celle-ci naît le 24 septembre 1990 à Paris bien après ses demi-frères Arthur H et Kên. Arrivée tardivement dans la vie de son père, la gamine n’en est pas moins choyée par un papa gâteau qui lui fait découvrir très tôt son univers musical : son propre répertoire bien sûr mais aussi le jazz de Billie Holiday, le rock des U2, le chant lyrique de La Callas, la pop anglaise et les musiques du monde. Enfant de la balle, la petite fille grandit au rythme des tournées de Jacques, y assistant parfois en spectatrice privilégiée, comme celle-ci se souvient au détour d’une interview : « […] Et il y a cette fois où je suis arrivée sur la scène du Grand Rex pendant un de ses concerts. Je devais avoir 3 ans, il m’a assise sur le piano, en face de lui et m’a chanté « Ballade pour Izia », la chanson qu’il a écrite à ma naissance » (www.elle.fr). Une première page s’écrit dans les mémoires musicales de la fillette.

Au programme de son éducation ludique figurent également des sessions d’improvisation où celle-ci s’amuse à vocaliser en faux italien tandis qu’Higelin l’accompagne au piano. Un exercice de style qui trouvera son application directe dans l’enregistrement du titre « L’Hélicon » que le duo père-fille interprétera sur l’album collectif Bobby Tutti-Frutti, hommage délicieux à Bobby Lapointe sorti en 2002. Quand à l’aube de son adolescence, Izïa découvre le single « Drive My Car » des Beatles, un véritable déclic s’opère : aux oubliettes ses CDs de pop bonbon et autres boys-bands (ses fugaces erreurs de jeunesses) et razzia sur les albums de Nirvana et Led Zeppelin. La jeune ado s’achète une guitare, prend quelques cours avant de finir son apprentissage en autodidacte (elle reconnaît avoir un petit problème avec l’autorité), compose ses premières chansons en anglais, arguant comme John Lennon « que le rock français serait comme du vin anglais ». Elle a alors 13 ans et entame un virage méchamment rock.

Life is Going Down

« Un jour, je jouais les quatre accords que j’avais appris quand je me suis mise à chanter à tue-tête en anglais. Je m’énervais sur ma guitare et du rock pur a jailli. J’avais envie de faire ressentir des émotions à travers mon instrument et ma voix » (www.parismatch.com). C’est décidé, Izia fera de la musique et se met à écrire ses premières compositions. Le Cabaret Sauvage sera le théâtre de ses débuts de chanteuse où, accompagnée par Antoine, bassiste et ami de ses parents, la jeune fille de 14 ans interprète son premier titre « Life is Going Down ». Première scène, première rencontre avec le public… Et premier succès ! Galvanisée par l’ovation qu’on lui réserve, la demoiselle récidive six mois plus tard au Festival du Vent de Calvi, avec cette fois-ci un set de cinq morceaux. Après Antoine, c’est au tour de Sébastien (Hoog) de rejoindre la formation avec une guitare au son très seventies.

Orfèvre de ce rock 100 % brut qui va bientôt devenir leur marque de fabrique, Sébastien gagne la confiance d’Izia qui lui laisse co-signer les compos. Le noyau initial du groupe ainsi formé, celui-ci prend en 2006 la route du Printemps de Bourges, première étape d’une longue série de dates et sans conteste le tremplin de leur carrière. La renommée d’Izia se construit au fil des concerts, par les incroyables prestations scéniques de sa chanteuse dont la voix n’est pas sans rappeler celle de la grande Janis. Une maîtrise de la scène tellement professionnelle qu’on imagine pas une seule seconde que la jeune fille n’a que 15 ans ! Izïa se rend à l’évidence : sa différence, elle préfère la cultiver sur scène que sur les bancs du collège. Celle-ci décide donc d’abandonner ses « chaotiques » études pour se consacrer à 100% au métier d’artiste.

Sans album, sans promo et surtout sans label, le groupe poursuit « à l’ancienne » sa course vers le succès en investissant les petites salles comme les grandes scènes. Première partie pour Iggy Pop en 2007 qu’ils retrouveront deux ans plus tard à l’occasion d’un duo pour l’émission La Musicale de Canal + à ses dires « le moment le plus intense et magnifique de (sa) vie » (ibid), un autre Printemps de Bourges, les Francofolies, le festival des Vieilles Charrues, une première partie pour le groupe Motörhead et deux dates au Bataclan… Beau palmarès pour l’année 2009 ! Sur scène, Izia habite l’espace, rage, improvise, invite son public à la transe, communique avec lui sans détour… En sorte, pour la paraphraser, faire qu’un concert ne ressemble à aucun autre : ” Je veux transmettre de la combativité et de l’énergie, pas de l’ordinaire. A la fin de mes concerts, des gens viennent me voir en disant : Je me sens bien, j’ai envie de faire la fête. Et c’est exactement ce que je veux insuffler” (www.telerama.fr).

Leave me alone

L’ultime consécration pour Izïa ? Ses deux récompenses aux Victoires de la Musique 2010 dans les catégories « Album Pop/ Rock de l’Année » et « Révélation Scène de l’Année » ! Une immense surprise pour la chanteuse et son groupe mais également pour le grand public qui découvre un son qualifié de « rock rock rock super brut », qu’on n’a pas vraiment l’habitude d’entendre dans l’Hexagone ! D’ailleurs, rares sont les radios qui ont diffusé Izïa, leur premier album éponyme sorti le 8 juin 2009, en raison de ce son jugé radicalement trop rock pour les auditeurs français. Pourtant, le disque se hissera rapidement à la trente-et-unième position des ventes en France, s’installant dans le Top 100 dix-sept semaines durant. Signé AZ et enregistré en 10 jours dans des conditions live pour ne rien perdre de sa spontanéité, cet opus « libre, « libre, brut, spontané, énergique et sans concession » (www.rtl.fr) a certes une base très rock mais flirte aussi avec les seventies, la ballade, le funky et le punk. Il suffit d’écouter les singles « Back in Town », « Sugar Cane », « Blind » et « Hey Bitch » pour s’en convaincre !

Depuis le mois de mars dernier, Izïa a résolument le vent en poupe. Après sa percée aux Victoires et le choix de Miss Higelin comme égérie de la marque Petit Bateau, le groupe refondu (avec le remplacement d’Antoine par Arnaud François à la basse et l’arrivée de Grégory Jacques à la batterie) a entamé un nouveau marathon musical. Au programme : plateaux et émissions télé (Le Grand Journal de Canal +, One Shot Not sur Arte), interviews (RTL2) pour présenter notamment le single qui l’a révélé, « Leave Me Alone ». Mais aussi et surtout une nouvelle tournée avec de nombreuses dates en France (dont un nouveau Printemps de Bourges), en Belgique et en Chine (à Beijing, au Yugongylshan et à Chengdu, au Zebra Music Festival). En coulisses, il se chuchote même qu’un imminent deuxième album pourrait sortir sur demande de son label !

Consciente de sa chance, la demoiselle ? Oui c’est certain, mais la « fille de » n’en oublie pas pour autant que le talent est également une question de travail : « L’autre jour, j’ai réalisé que si je continuais à faire de la musique encore à trente ans, j’aurais déjà quinze ans de carrière derrière moi ! C’est incroyable. Mais ça ne me fait pas peur car la musique est un terrain tellement vaste, c’est sans fin. Il y a des milliers de chansons qui ont été écrites avec les notes La, mi, sol ou do. La panne d’inspiration ne peut pas exister ou sinon, c’est que les musiciens sont vraiment des feignants » (http://musique.premiere.fr). A tous ceux qui ont déjà bloqué sur une page blanche, vous savez ce qu’il vous reste à faire…Au boulot, c’est Izïa qui vous le dit !

(Les photos proviennent du site http://www.myspace.com/iziamusic et http://www.iziamusic.com/)

Sources

Sites internet :
http://www.iziamusic.com
- http://www.myspace.com/iziamusic
- http://fr.wikipedia.org
- http://izia.petit-bateau.fr/

Articles:
- Izïa et Jacques Higelin, les liens du chant, http://www.elle.fr/elle/Loisirs/Musique/News/Izia-et-Jacques-Higelin-les-liens-du-chant/(gid)/1156382
- Iggy Pop m’a entraînée dans une folle improvisation. Par Izia, http://www.parismatch.com/Culture-Match/Musique/Actu/Iggy-Pop-m-a-entrainee-dans-une-folle-improvisation.-Par-Izia.-129812/
- Higelin père-fille, mode d’emploi, http://www.telerama.fr/musique/les-higelin-pere-fille-mode-d-emploi,45206.php
- Izia, fille de Jacques Higelin : “La chanson française d’aujourd’hui, ce n’est pas trop mon truc”, http://www.rtl.fr/fiche/5936166557/Izia-fille-de-Jacques-Higelin-La-chanson-francaise-d-aujourd-hui-ce-n-est-pas-trop-mon-truc.html (Emission RTL du 16 mars 2010)
- ILS ONT DIT – Izia : l’interview, http://musique.premiere.fr/News-Videos/News-Musique/ILS-ONT-DIT-Izia-l-interview/(gid)/1808409

Page blanche

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

Etes-vous téléphage ?

smb-telephage

Je viens, une nouvelle fois, d’enrichir la langue française d’un nouveau terme. La téléphagie consiste à décrire le phénomène, qui touche une grande partie des êtres humains vivant dans le monde occidental, c’est-à-dire l’utilisation prolongée ou non du poste de télévision. Non ne m’applaudissez pas, c’est naturel, je sais que je suis un génie ! Nous allons donc étudier votre propension à consommer des images télévisées, qu’elles soient sales ou non. Alors appuyez sur le bouton, montez le son, chaussez vos lunettes et c’est parti.

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