Monthly Archives: avril 2010

Luc Besson, le réalisateur qui aimait les dauphins… et l’humanité

Metteur en scène, scénariste, producteur, Luc Besson est né le 18 mars 1959. Il passe son enfance dans les îles avec ses parents, professeurs de plongée, un accident de plongée l’empêche de suivre leurs traces, il se tourne alors vers le cinéma.

C’est à 17 ans qu’il participe au tournage d’un court métrage de Patrick Granperret, et qu’il occupe les divers métiers du cinéma, de la mise en scène à la figuration en passant 2ème assistant, il travaille avec Régis Wargnier sur des publicités comme assistant. Stagiaire sur plusieurs tournages, « Loulou » et « Deux lions au soleil », il est également assistant sur « Les Bidasses aux Grandes Manœuvres » et réalisateur de seconde équipe sur « le Grand Carnaval ».

Luc Besson ne cesse jamais d’écrire et sa rencontre avec Pierre Jolivet donne un clip vidéo de 16 mm, parmi différents sujets. Puis il tourne un court métrage « l’Avant-Dernier » avec Pierre Jolivet et Jean Reno dans les rôles principaux, dont l’action se déroule dans des ruines après une catastrophe atomique, le tout filmé en noir et blanc. Ce film est présenté à la section Court-Métrage du Festival fantastique d’Avoriaz sans grand succès. Luc Besson s’implique alors dans l’écriture d’un premier long métrage « Subway » mais abandonne son projet faute de producteur.

Il décide alors de faire un long métrage de son court métrage  « l’Avant-Dernier » dont le titre sera « Le dernier combat », produit par sa propre société de production les films du Loup. Jean Bouise, Pierre Jolivet, Jean Reno et Eric Serra, (pour la musique), participent au film, tourné en cinémascope en noir et blanc, et muet, tourné en dix semaines… Ce film de science fiction créé l’évènement au Festival d’Avoriaz en 1983 et décroche le Prix du Grand Jury et le Prix de la Critique.

Luc Besson après avoir mis en scène les clips de Serge Gainsbourg pour « Mon Beau légionnaire » et « Pull Marine » avec Isabelle Adjani, présente alors son film « Subway » en 1985, film dans lequel les sous-sols du métro parisien sont le théatre des aventures de deux stars Isabelle Adjani et Christophe Lambert, qui remporte le césar du meilleur acteur.

En 1986, il co-écrit et produit « Kamikaze » réalisé par Didier Grousset, et durant neuf mois tourne à travers le monde « Le Grand Bleu », film qui ouvrira le festival de Cannes en 1988, décrié par les critiques, mais qui sera le film de toute une génération et connait un véritable succès public. En 1990, « Nikita », avec Anne Parillaud, héroïne du film policier dont la prestation poignante de tueuse à gages vaut à la comédienne le César de la Meilleure Actrice. 1991, « Atlantis » est un documentaire muet sur le monde de la mer, mis en musique par Eric Serra. En 1995 « Léon » avec Jean Reno, son acteur fétiche dans un rôle de  « nettoyeur » sera le film français le plus vu à l’étranger, ce qui lui permet  en 1997 de mettre en œuvre un projet très ambitieux, le futuriste « Cinquième Elément », film de science-fiction au budget colossal et un casting international composé de Bruce Willis, Gary Oldman et Milla Jojovitch. En 1997, le film « Le Cinquième Elément » fait l’ouverture du Festival de Cannes, Luc Besson reçoit alors le césar du meilleur réalisateur, et il présente un film en tant que producteur « Nil by Mourth » de Gary Oldman qui remporte le prix d’interprétation féminine à son actrice principale. Puis il enchaîne « Taxi » de Gérard Pirès qui remporte un énorme succès auprès des jeunes. Pour son huitième film, il tourne une fresque historique « Jeanne d’Arc » avec Milla Jojovitch.

Dans les années 2000, il décide de délaisser la caméra pour se consacrer, via sa société  de production et de distribution EuropaCorp (qui fête ses dix ans cette année), à la production d’œuvres, dont il sera à la fois producteur et scénariste comme la saga « Taxi », -« Taxi » (1998)  et « Taxi 2 » (2000), « Taxi 3 » (2001)-,  « the Dancer » (1999) de Fred Garson, « le Transporteur » (2008), « 15 août », « Yamakasi, les Samouraïs des Temps Modernes » (2003), « le Baiser Mortel du Dragon » avec Jet Li, puis avec Jean Reno, « Wasabi » , « Fanfan la Tulipe » (2002), « Michel Vaillant » (2003), « Les Rivières Pourpres 2 » (2004), « les Anges de l’Apocalypse »(2004), « Banlieue 13 » (2004), « Bandidas » (2005), scénariste pour « Danny the Dog » (2005), producteur de « Trois Enterrements » (2005) de Tommy Jones. Il fonde le studio de cinéma Europa avec Pierre-Ange le Pogam. Ce studio produit entre quatre et huit films par an et touche tous les secteurs d’activité du cinéma : distribution, vidéo, édition musicale, ventes à l’étranger. Europacorp prévoit de développer en Seine Saint-Denis un complexe d’activités cinématographiques des plus performants, à l’usage des professionnels et du public.
 

Passé maître dans l’art de se faire désirer, Luc Besson retourne ensuite à la réalisation avec deux films aux registres diamétralement opposés, une comédie romantique « Angel-A » en 2005, tournée dans le plus grand secret à Paris, avec Djamel Debbouze, puis le film d’animation « Arthur et les Minimoys », adapté de son roman fantastique pour enfants.

Après avoir écrit un « Taxi 4 » en 2007, Luc Besson se tourne essentiellement vers la production des films de ses “poulains”. Ainsi, d’un côté il aide Xavier Gens à réaliser l’adaptation du jeu-vidéo « Hitman » (2007) ainsi que le film d’horreur interdit aux moins de 16 ans, « Frontières » (2008), de l’autre, il permet à Pierre Morel de réaliser « Taken » (2008) avec Liam Neeson dans le premier rôle.
 

En 2009, Luc Besson prouve une nouvelle fois son intérêt pour l’écologie en produisant le documentaire « Home ». Il écrit ensuite deux suites : « Banlieue 13 Ultimatum » (2009), qu’il produit, puis « Arthur et la Vengeance de Maltazard » (2009), qu’il réalise. L’année suivante, il produit également deux films aux couleurs des Etats-Unis. D’abord en aidant la sortie du film américain « I Love You Phillip Morris » , dans lequel Jim Carrey joue un arnaqueur gay amoureux d’Ewan McGregor, puis en produisant le nouveau film de Pierre Morel, « From Paris With Love » avec cette fois John Travolta dans le rôle principal. Le cinéaste retourne à la réalisation cette même année en adaptant l’Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi, avec entre autres Louise Bourgoin, Mathieu Amalric, Gilles Lellouche et Jean-Paul Rouve au casting.

Quelques films de Luc Besson :

« Subway » est un polar dramatique sorti en 1985. Tourné essentiellement dans les sous-sols du métro parisien, « Subway » est une plongée dans le monde de la marge, dans lequel Fred (Christophe Lambert ) après avoir dérobé des documents compromettants, se retrouve impliqué dans une chasse à l’homme, nouant d’étranges liens avec la femme de sa victime Helena (Isabelle Adjani), va parcourir l’univers fascinant et agité du métro en découvrant sa faune nocture, au détour des couloirs, il rencontre des musiciens qu’il décide de réunir pour former un groupe.

Hormis Isabelle Adjani et Christophe Lambert, on retrouve des acteurs comme Jean-Hugues Anglade, (l’homme au roller), Jean-Pierre Bacri, (l’inspecteur Batman), Richard Bohringer, (le fleuriste), Jean Bouise, (le chef de station), Michel Galabru, (le commissaire Gesber), Jean Reno (le batteur).

 

Eric Serra travailla à la bande originale du film. Son travail fut récompensé par la Victoire de la meilleure musique du film en 1985 et par une nomination aux Césars dans la même catégorie. La bande sonore originale est également certifiée double disque d’or en France. Il jouait d’ailleurs un petit rôle dans ce film, celui d’Enrico le bassiste, aux côtés de Jean Reno en batteur et du chanteur Arthur Simms.

Le film eut plusieurs récompenses telles que le César du Meilleur Acteur pour Christophe Lambert, César des Meilleurs Décors pour Alexandre Trauner, César du Meilleur Son pour Gérard Lamps et Harrik Maury.

« Le Grand Bleu », film dramatique franco-américano-italien sort en 1988.

Inspiré de la vie de Jacques Mayol et Enzo Maiorca, il met en scène une compétition entre deux apnéistes, Jacques Mayol et Enzo Molinari, qui se connaissent depuis l’enfance. Ayant grandi ensemble en Grèce, ils partagent leur passion pour la mer, mais suite au décès du père de Jacques, ce dernier rentre en France. Vingt ans après, la rivalité entre les deux hommes existe toujours et le championnat du monde d’apnée en Sicile sera l’occasion pour les deux hommes de se retrouver. Avec Jean-Marc Barr (Jacques Mayol), Jean Reno (Enzo Molinari), Rosanna Arquette (Johana Baker), Jean Bouise (l’Oncle Louis), Marc Duret (Roberto), Sergio Castellitto (Novelli), Paul Shenar (Docteur Laurence) font parti du casting.


Le Grand Bleu obtient le César de la Meilleure Musique écrite pour un Film d’Eric Serra, et le César du meilleur son. 
 
« Nikita », thriller français, sort en 1990.

Nikita (Anne Parillaud), rescapée d’une bande de junkies dont le braquage dans une pharmacie tourne mal, a tué un policier à bout portant, elle est arrêtée et condamnée à la prison à perpétuité. Une nuit deux agents spéciaux rentrent dans sa cellule et lui font une injection, déclarée suicidée, elle est officiellement enterrée. Elle subit un entrainement multi-disciplinaire sur plusieurs années, sous l’œil expert de Bob (Tchéky Karyo), son « parrain » qui se prend d’affection pour elle. Elle apprend le maniement des armes et des arts martiaux, l’apprentissage des bonnes manières dans un centre d’entrainement, elle est prête pour réaliser ses premières missions en tant qu’agent spécial de la police secrète de l’Etat français. Une seconde chance s’offre à elle pour une vie nouvelle dans laquelle elle doit dissimuler sa véritable identité à Marco (Jean-Hugues Anglade), l’homme qu’elle aime et réalise des missions de plus en plus dangereuses.

On retrouve Jean Reno, « nettoyeur » agent spécial du gouvernement, mais également Jeanne Moreau, instructrice du centre d’entrainement et Jean Bouise, attaché d’ambassade, dont ce fut le dernier film.

Anne Parillaud obtient le César de la Meilleure Actrice.

Atlantis est un film documentaire réalisé par Luc Besson. Après le succès du « Grand Bleu » Luc Besson a sillonné le monde pour filmer la beauté de la faune sous-marine de Vancouver au Pacifique en passant par Tahiti, le film n’a pour décors que les fonds sous-marins. 
 
« Léon » film français sort en 1994, avec Natalie Portman dont ce fut la révélation et Jean Reno.

Léon (Jean Reno), tueur à gages, vit à New York. Un jour, Matilda (Natalie Portman), sa jeune voisine, lui demande l’asile, toute sa famille vient d’être décimée par des agents corrompus de la DEA, son père ayant volé une partie de la cocaïne qu’il stockait pour la DEA, dont le chef est Norman Stanfield (Gary Oldman). Léon accepte d’accueillir Matilda, qui veut venger la mort de son petit frère, demande à Léon de lui apprendre ses compétences de « nettoyeur » et lui propose en échange de devenir sa femme de ménage et son professeur pour remédier à son illettrisme. Matilda commence alors son métier de tueuse.


Le film a reçu le Lion Tchèque du meilleur Film Etranger lors du Festival de Prague en 1996.

« le Cinquième Elément » film français de science-fiction sort en 1997 et fait l’ouverture du Festival de Cannes.

En 1914, en Egypte un groupe d’extraterrestres débarque sur la Terre afin de récupérer quatre pierres représentant les quatres éléments de la vie pour les soustraire au mal, en promettant de les rapporter dans 300 ans. Mais à leur retour, leur vaisseau est détruit et les pierres disparaissent. Dans les décombres, une main est découverte, dont les scientifiques parviennent à reconstituer Leloo (Milla Jojovitch), une jeune femme dotée d’étonnantes facultés. Elle s’enfuit et tombe dans un taxi conduit par Korben Dallas (Bruce Willis). Leloo réussit à le convaincre de l’emmener chez le prêtre Cornelius qui lui résume l’histoire des cinq éléments et de l’arrivée imminente du mal. La diva Plavalaguna (Maïwenn le Besco), dépositaire des quatre éléments, doit donner un récital à bord du vaisseau de croisière Flohston Paradise, mais les agents du mal, dont Jean Baptiste Emmanuel Zorg (Gary Oldman), fabricant d’armes corrompu et un groupe de mercenaires, se lancent à leur poursuite. Après diverses péripéties, Korben, Leloo et Cornelius arrivent à bord du vaisseau, la diva , avant d’être tuée, remet les pierres à Korben.

« Jeanne d’Arc » sort en 1999. Dans ce film, Luc Besson divise le film en trois parties : l’enfance de Jeanne, sa vie guerrière et son procès.  
 

« Angel-A » est un film français réalisé en noir et blanc par Luc Besson, sorti en 2005.

André (Djamel Debbouze) à qui rien ne réussit, au bout du rouleau, tente de se suicider du haut d’un pont à Paris. Mais Angela (Rie Rasmussen) l’en empêche en sautant dans l’eau. André plonge pour sauver la jeune femme qui lui déclare qu’elle lui appartient désormais.

    *

2010… Luc Besson revient au cinéma avec deux films :

« Adèle Blanc-Sec » est un film d’aventures français écrit, produit et réalisé par Luc Besson d’après l’œuvre du même titre de Jacques Tardi (1976), mettant en scène Louise Bourgoin dans le rôle-titre, Gilles Lellouche en l’inspecteur Caponi, Jean-Paul Rouve en un aventurier et Mathieu Amalric en méchant. Produit par EuropaCorp, il sortira le 14 avril 2010. De passage à Cannes pour le Festival 2009, le réalisateur a annoncé au Journal du dimanche son intention d’adapter les neuf volumes de la bande dessinée en une trilogie.

En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec (Louise Bourgoin), jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre. Au même moment à Paris, c’est la panique. Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d’années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l’oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale. Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d’autres surprises extraordinaires…

Pour écrire le scénario, Luc Besson s’est inspiré des premiers tomes Adèle et la Bête (1976), Le Démon de la Tour Eiffel (1976), Le Savant Fou (1977) et Momies en Folie (1978). Catherine Ringer[] signera avec Éric Serra la première chanson du générique de fin, “L’Adèle”. Louise Bourgoin et Thomas Dutronc chanteront en duo le deuxième titre du générique de fin.

Arthur et la Guerre des deux mondes est un film français de Luc Besson tourné aux États-Unis et produit par la société EuropaCorp actuellement en tournage prévu pour le 20 Octobre 2010 en France. Il s’agit de la suite d’Arthur et la Vengeance de Maltazard et troisième volet de la saga Arthur et les Minimoys.

Mal aimé des critiques, Luc Besson est un réalisateur qui compte sur la scène internationale, adulé  ou contesté, Luc Besson est à lui seul un chapitre du cinéma français, un réalisateur qui sait s’imposer dans cet art qu’il maîtrise à perfection, un homme qui partage son plaisir à tourner et dont la carrière est riche et unique.

« J’aime les personnages qui ont le courage d’oser ce dont ils rêvent » Luc Besson

Christophe Maé : il m’éneeeeerve !

En France il y a des gens qui font de la musique, de la bonne musique. Si si ça existe encore. On les compte sur les doigts d’une main mais il y en a. Mais de nos jours, il y a surtout des gens suffisamment malins et bien entourés pour faire croire à tout le monde (enfin presque !) qu’ils font de la musique … alors qu’en fait ils se contentent de sauter partout sur un rythme entrainant en récitant des paroles dénuées d’intérêt. C’est le cas de Christophe Maé. Et ça, ça m’énerve !

Si je devais décerner une Palme d’Or à l’artiste qui m’agace le plus nul doute que c’est à Christophe Maé qu’elle reviendrait ! « Mais pourquoi?? », je sens déjà les fans inconditionnels s’insurger. J’aurais envie de répondre : « parce que c’est ma chronique et que je fais ce que je veux ! » mais ça ne serait pas très fair play. Alors je vais développer…

Christophe Maé n’a pas besoin d’ouvrir la bouche pour m’énerver, on est déjà dans l’agacement de haut niveau donc !, le voir suffit à me faire hérisser le poil. Visualisez un chat faisant le dos rond et crachant avec humeur devant un individu qu’il juge peu ragoûtant et vous aurez une idée assez proche du genre de réaction que sa vue m’inspire.

Non que je le trouve horrible ou que sa taille de minipouce me fasse pitié (on ne juge pas les gens sur leur taille enfin !), c’est son air à la fois arrogant et suffisant qui m’insupporte et me donne envie de changer de chaine chaque fois qu’il apparaît à l’écran, et, pauvre de moi, il apparaît souvent à l’écran en ce moment ! Les artistes modestes me touchent particulièrement, pas ceux qui font de la fausse modestie, attention, ceux qui sont vraiment humbles, et, de toute évidence, Christophe Maé n’est pas de ceux là, je le sais de source sûre… En 2008 au Festival de Poupet, en Vendée, Christophe Maé a brillé par sa condescendance et n’a pas laissé un souvenir impérissable à tout le monde…! Pour l’affabilité et la modestie on repassera donc, ça fait déjà un mauvais point pour toi Christophe !

Mais là où il m’énerve le plus c’est quand il se met à chanter… Les gens décrivent Christophe Maé comme étant un artiste visuel. Et bien pour être visuel, il l’est ! Un peu trop peut être ! Impossible de le rater sur une scène ! « Mais où est Christophe Maé ?», « Tu vois le gars là bas en jaune fluo qui saute partout ? Bah c’est lui ! » Ce comportement m’intrigue. Vous allez encore dire que je suis méchante (c’est vrai !) mais je m’interroge.  D’où vient ce besoin de sautiller dans tous les sens dès qu’il interprète un morceau rythmé ? Se sent-il trop petit pour couvrir la superficie de la scène? Du coup il saute partout pour remplir le plus d’espace possible ? A-t-il peur que les gens du fond ne le voient pas ? Mystère… Toujours est-il que, pour cette raison (entre autres), le voir en représentation me donne mal au crâne ! Difficile de rester concentrer sur une sauterelle jaune fluo…

… A moins de fermer les yeux pour faire abstraction du visuel et de tendre l’oreille pour se focaliser uniquement sur ce que Skippy raconte. Sauf que là aussi, ça coince ! Premièrement parce que sa voix … euh … singulière pour être gentille, même si les termes convenant le mieux se rapprocheraient davantage de criarde ou nasillarde, m’horripile, mais surtout parce que Christophe Maé ne raconte pas grand chose de très intéressant ni de très recherché ! Exemple : «Alors laisse-toi faire, et laisse-moi faire. Oui laisse-moi faire, je saurai faire. » Dis-moi Christophe, c’est quand ton anniversaire ?, que je t’achète un dictionnaire des synonymes ! Et c’est comme ça dans quasiment tout ses titres … en tout cas dans tout ceux que j’ai entendu, mais vu le niveau, je n’allais quand même pas m’envoyer toute sa discographie ! Pour les chansons à texte, il faudra aller voir ailleurs…

Sauf que voilà, Christophe Maé, pour je ne sais quelle raison (il faudra m’expliquer !), vend des disques par milliers et finalement, ce qui m’énerve le plus dans tout ça, c’est bien les goûts plus que douteux en matière de musique du public français !

Le wasabi

Wasabi

Aucun doute à avoir là-dessus, le restaurant japonais est à la mode ! Sushi, sashimi et chirashi sont presque devenus plus courants que le bon vieux jambon-beurre de la pause casse-dalle. Avec comme corollaire, le wasabi ! Ben oui. Vous imaginez le jambon-beurre avec autre chose que du jambon et du beurre, vous ? Alors c’est pareil pour le wasabi et la sauce soja, indissociables de la dégustation du poisson cru.

Gainsbourg (vie héroïque)

Gainsbourg (vie héroïque), le premier film de Joann Sfar ou plutôt un autre de ses contes, retrace avec poésie le parcours de Lucien Ginsburg. La vie de cet auteur-compositeur-interprète qui se révélera dans les années 60 sous le nom de Serge Gainsbourg est racontée avec humour, amertume et mélodie. 50 ans de parcours, de son enfance aux dernières années de sa vie, nous sont dévoilés pour comprendre un personnage bercé par les arts, torturé par son apparence mais incroyablement attirant. Tandis que le piano, le dessin et la chanson lui permettront d’exprimer son talent et ses envies, son double diabolique provocateur et maléfique traduira les noirceurs de son âme d’artiste insoumis et rebelle. L’audace de Gainsbourg lui vaudra de conquérir de belles femmes qui viendront rythmer sa vie et son œuvre d’airs envoutants. La créativité de Joann Sfar vient magnifier ce conte décalé pour offrir aux spectateurs deux heures de plaisir visuel et auditif où l’on savoure à la fois l’œuvre d’un artiste bien réel et la mise en scène exaltante de sa vie.

Pour prolonger le spectacle, une combinaison magique : la réécoute des chansons écrites ou chantées par Serge Gainsbourg et la contemplation des illustrations de Joann Sfar.

Playlist Gainsbourg :

- Je bois (par Philippe Katherine)
- Initials BB (par Serge Gainsbourg)
- La Javanaise (par Juliette Greco)
- Laisse tomber les filles (par France Gall)
- Lemon Incest (par Serge et Charlotte Gainsbourg)

Goldfrapp

Cela fait déjà plus d’une dizaine d’années que le Royaume Uni vibre sous les ondes pop-électroniques du groupe Goldfrapp, composé d’Alison Goldfrapp, chanteuse ainsi que de Will Gregory, auteur-compositeur, originaires de Bristol.
En effet, le groupe Anglais prend forme en 1999, cependant leur premier album, Felt Mountain, enregistré dans un bungalow en pleine nature et inspiré d’un son très “trip-hop” et de techniques utilisées notamment par le fameux groupe Britannique Portishead , n’aura pas le succès attendu. Après quelques mois passés sur scène, ils choisissent la ville de Bath pour enregistrer leur deuxième album Black Cherry qui aura un effet mitigé chez les fans, étant plus rythmé que le premier, de ce fait surprenant d’autant plus par les images extravagantes de personnages mi-humains mi-animaux qui restent depuis attachées au groupe.
Ce n’est ainsi réellement qu’à partir de leur troisième album, Supernature, sorti en 2005, que la notoriété du duo décolle. En effet les singles Ooh la la et Number one se placent dans les têtes de classement Britanniques. S’en suit un quatrième album en 2008, Seventh tree, accueilli très positivement par les critiques et qualifié d’ “électro-hippie-chic”.

Leur cinquième album, Head first, vient de sortir le 22 mars 2010 au Royaume Uni et le 23 en France. Très surprenant, ce nouvel album revisite les années 80′, effectivement certaines chansons telles que la chanson éponyme, Head first, fait penser aux consonances du groupe ABBA, tout comme Hunt, un autre titre. Gardant toujours ce caractère planant, ce nouvel album mérite une écoute attentive. Certains morceaux peuvent déplaire à certains, ainsi le dernier par exemple ne contient aucune parole mais uniquement des effets sonores et des murmures.

En toute honnêteté et pour avis personnel, ma première écoute m’a déçue, en comparaison avec les précédentes oeuvres, mais parfois il suffit d’un peu de persévérance pour découvrir une nouvelle facette d’un artiste qui ne fait que nous surprendre, pour apprendre à apprécier la variété de ses talents.Dans tous les cas, je recommande fortement l’écoute de ces albums, dont plusieurs singles ont été utilisés dans des films ou séries, tels que The L world ou 99 Francs.
Cependant, je conseillerai probablement d’écouter dans un premier temps leur album sorti en 2008, Seventh tree, avec les chansons Happiness, A & E,  Caravan girl, par lequel j’ai moi-même découvert ces artistes, ou encore la chanson Utopia, extraite de leur premier album.

Enjoy !

site web : http://www.goldfrapp.com/
myspace : http://www.myspace.com/goldfrapp

Les appli iPhone

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L’iPhone. Le Saint Graal des téléphones vous diront les Pomme-addicts. Livré avec tout un tas de gadgets téléchargeables aussi inutiles que nécessaires qui portent le doux nom d’« application ». ‘Appli’ pour les intimes. Voyez plutôt…

Alexis Dawn

Réputés pour ACDC ou Nicole Kidman, les Australiens ont aussi leurs petits joyaux de la mode et Alexis DAWN en fait partie. Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’Abbey DAWN, la collection d’Avril LAVIGNE par Avril LAVIGNE. Le fait est que la chanteuse n’est pas australienne, mais Alexis DAWN si.

Lors de l’élaboration de cet article, je voyais cette artiste dans la peau d’un homme. Quelle erreur n’avais-je donc pas commise ? J’ai pensé son nom masculin, mais j’aurais dû mieux m’épancher sur la biographie de la demoiselle car j’aurais vu que son prénom était en réalité « Cherie » (Cherie Alexis WALTER). J’ai ensuite voulu faire un jeu de mot avec « DAWN » que je prenais pour son nom de famille, mais mon cerveau s’est malencontreusement asséché à ce moment-là (et à vrai dire ce n’est pas plus mal).

Revenons-en à notre jeune artiste. Jeune, car fraîchement sortie des bancs de l’école, mais aussi car sa première collection « Break of Dawn » a été lancée pour la saison printemps été 2009. Alexis DAWN a fait ses classes à Brisbane, d’abord étudiant la peinture et les arts graphiques, puis la mode. Grandement influencée par une mère créative et manuelle, elle a enrichi son esprit par de multiples voyages. Elle crée alors sa propre ligne de prêt à porter, Alexis Dawn.

Sa première collection fut fortement influencée par l’Inde, pour la simple raison qu’elle revenait tout juste du pays de Bouddha. Il semblerait qu’elle ne se soit pas lassée de ce pays car les influences sont encore visibles aujourd’hui : les drapés et l’asymétrie sont assez récurrents.

Ses collections intemporelles sont empreintes d’une simplicité peut-être due à cette vie simple et sans prétention qu’elle a eue dans son enfance : elle a grandi dans un ranch en Australie où sa mère lui apprit la couture.

Cependant, simplicité ne rime pas avec classicisme et Cherie sait se renouveler. Sa collection automne/hiver 2010, « Witching Hour », sera sombre, alors que sa prochaine collection printemps/été sera parsemée de couleurs vives. Chaque styliste a sa marque de fabrique et Cherie a choisi la simplicité pour que son travail soit intemporel et facile à porter à tout moment de la journée. J’aime à considérer la mode et le stylisme comme un art. L’inconvénient pratique de la marque serait le fait que les kilos en trop soient peu flatteurs dans les vêtements « Alexis Dawn » car bodies et mini robes n’acceptent ni cellulites ni petits ventres rebondis, pourtant n’est-ce pas le propre de la femme du commun des mortels d’avoir des formes ?

Peu importe en ce qui me concerne, je salue ici l’artiste chez qui j’aime la douceur et la simplicité. Et malgré les fêtes de Pâques qui s’achèvent et mon placard à chocolat qui se trouve déjà vide je m’achèterais bien une petite robe pour cet été. Pas vous ?

Découvrons Alexis Dawn (de son vrai nom Cherie Alexis WALTER).

Amour fossile

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

Les phalanges emmêlées
Ils avancent chancelants
D’une démarche assurée
Ils affrontent le temps.

Puisqu’après des années
Des mois et des jours,
Tout cela est passé
Épargnant leur amour.

Un arrêt spontané
Au détour d’un carrefour
Juste le temps d’un baiser
Un délice de chaque jour.

Contre vents et marées
Ils se sont soutenus
Face à l’adversité
Ensemble ils ont vécu

Et voici qu’aujourd’hui
Ces chers inconnus
Se prouvent encore à vie
Cet amour éperdu.

Etes-vous sensible ?

Crédit : Stéphanie Rubini

Pendant longtemps, la logique et irréfutable domination masculine dans la société a cantonné la femme à des rôles subalternes, et surtout, lui a attribué l’ensemble des sentiments qu’un homme, un vrai, ne pouvait avoir. La sensibilité en fait partie. En effet, mes chères amies, l’homme ne doit pas être sensible, il ne doit pas pleurer, même de rire… Dans l’incomparable ouvrage de Dumas, les Trois Mousquetaires, Athos a ce mot significatif pour d’Artagnan en larmes, qui vient de voir mourir sa maîtresse « Les femmes pleurent les morts, les hommes les vengent. »…Voyez à quoi vous étiez réduites, mes femmes, mes sœurs, à quel point le machisme fut poussé, même dans une œuvre aussi grandiose que celle que je viens de citer !! Après des années de combats glorieux, vous, mesdames, que ce soit en brûlant vos soutiens-gorges ou en exigeant des soldes annuelles, vous avez acquis ce droit d’être nos égales…Mais avez-vous oublié vos origines de pleurnicharde ???

Le croque-burger

Voici un croque-monsieur façon hamburger. A moins que ce ne soit l’inverse ? Qu’importe… L’important est que cette recette est ultra simple, facile à réaliser, et surtout, qu’elle est réellement bien plus savoureuse qu’une banale préparation industrielle achetée toute faite dans le commerce. Sauver son cerveau, ça passe aussi par l’assiette !

Pour 4 croque-burgers

Ingrédients :

- 350g de boeuf hâché
- 80g de chapelure
- 1/2 oignon
- 2 CS de sauce barbecue
- 1 oeuf
- 8 tranches de pain de mie
- 4 tranches de fromage à hamburger (cheddar)
- Cornichons
- Sauce selon convenance (Ketchup, sauce barbecue, sauce américaine, etc)

Préparation :

- Pour les steaks, mélanger la viande, la chapelure, l’oignon mixé, les deux cuillères à soupe de sauce barbecue et l’oeuf. Former quatre boules et les applatir. Les faire cuire et dorer à la poele.
- Faire griller les 8 tranches de pain de mie. Lorsque les pains commencent à dorer, en reconvrir quatre de tranches de fromage. Et finir de laisser dorer.
- Monter les hamburgers : une tranche de pain avec fromage, le steak, la sauce au choix, les cornichons coupés en fines tranches, et une tranche de pain sans fromage.
- A déguster aussitôt !

Bon appétit !

Copyright photo et texte : La cuisine téméraire de Nelly

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