Monthly Archives: mars 2010

La presse féminine

Crédit : Hélène Baudouin

Régulièrement, la presse féminine nous pond un nouveau titre. Avec un tas d’arguments pour nous faire croire qu’il est totalement différent de tout ce qui existe. Et avec plus ou moins de succès, aussi.

Les extravagances de nos épinglées

Elles n’ont pas eu droit à une plume tendre dans nos colonnes et pourtant, elles font l’actu de la mode cette semaine. Elles, ce sont Agyness Deyn et Lady Gaga.

Commençons par Agyness… D’une part, elle pose ses premiers jalons de styliste, avec une collection capsule de onze pièces, qui sera vendue chez Barney’s, au Japon. D’autre part, elle décide de faire de la concurrence à Save My Brain en lançant un magazine en ligne, avec son amie la journaliste Fiona Byrne. Ca s’appellera naag.com et ça parlera mode, voyage et musique, le tout écrit par les deux filles.

Quant à Lady Gaga, elle se distingue bien entendu par ses tenues de scène. Pour sa tournée Monster Bell, ce sont Prada et Armani qui s’y collent, avec des costumes à la hauteur de l’extravagance de la chanteuse. Mais, aussi et surtout, Lady Gaga a annoncé une collaboration avec Donatella Versace, pour une future ligne de prêt-à-porter créée à quatre mains. Ce ne sera sûrement pas du genre discret.

Ian Somerhalder sort ses crocs!

A moins d’être un fan inconditionnel de Lost le nom vous sera sûrement inconnu. Ian Somerhalder n’est pas réputé pour avoir joué dans des blockbusters du genre Transformers ou Avatar… Non, il est davantage connu pour avoir fait des apparitions, remarquées ou pas, dans des séries à succès telles que Smallville, Les Experts (Las Vegas et Miami) et Lost donc… Pas de quoi faire de lui un acteur incontournable… Sauf que depuis quelques temps Ian Somerhalder est partout! La raison de ce soudain intérêt est simple: Ian tient l’un des rôles titres dans la série Vampire Diaries qui elle, pour le coup et malgré sa récente diffusion, fait grand bruit Outre Atlantique, et bientôt aussi dans l’Hexagone…

On dit qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis … et c’est vrai! Jusqu’à il y a encore quelques jours, Ian Somerhalder faisait partie des ces acteurs qui me font dresser les cheveux sur la tête! « Pourquoi? » me direz-vous. Parce qu’à l’instar d’un Tom Welling (Smallville), d’un Matt Dallas (Kyle XY) ou d’un Chace Crawford (Gossip Girl) il avait, selon moi, tout de l’acteur de série populaire dépourvu de talent mais que les ados (et les adultes aussi d’ailleurs!) s’arrachent parce qu’il a une belle gueule (ce qui reste encore à vérifier dans le cas de Ian mais là n’est pas la question!)…

Enfin ça c’était avant d’avoir mis mon nez dans Vampire Diaries, LA série qui surfe sur la vague du succès de ses prédécesseurs du petit et grand écran et qui fait un carton aux États-Unis. Cliente exigeante dès qu’il s’agit des séries américaines et amatrice de « bit-lit » de qualité, plus tendance Ann Rice que Stephenie Meyer donc, je m’y suis mise malgré tout et, au bout de, allez … trois épisodes (pour ne pas dire trois minutes!), j’étais conquise! Par la série certes, mais aussi et surtout par le jeu de Ian, qui incarne Damon Salvatore, le frère démoniaque du parfait (canines aiguisées mises à part) Stefan.

Il livre dans la série une performance étonnante, bluffante et par dessus tout inédite dans le registre qu’il interprète. Il incarne presque aussi brillamment que Tom Cruise dans la peau de Lestat le machiavélique, menteur et manipulateur Damon. Il joue juste et lui apporte, à travers son regard, ses postures et ses intonations, la crédibilité, l’authenticité et le charisme qui manquent cruellement à la majorité des personnages du même style et qui ces derniers temps foisonnent sur nos écrans.

Ian Somerhalder m’a ainsi réconciliée avec les « vampires pour ados », balayant d’un revers désinvolte de la main les pâles prestations de ses frères de sang. Mais surtout, Ian Somerhalder m’a réconciliée avec Ian Somerhalder, lui même…! Son interprétation de Damon Salvatore lui vaut de se distinguer des autres acteurs de séries, beaucoup moins bons que beaux! Passé relativement inaperçu (en tout cas en ce qui me concerne!) dans la première saison de Lost, je découvre grâce à Vampire Diaries un acteur talentueux, mûr et étonnant. Il sort du lot des minets de vingt ans et des poussières (Somerhalder en a déjà 31!) aux prestations balbutiantes et peu convaincantes pour s’ajouter à la liste des acteurs prometteurs sur lesquels il faudra compter dans les années à venir.

L’acteur sort ses crocs! Pas pour tout déchiqueter sur son passage puis tomber dans les oubliettes par la suite pour ne plus jamais en sortir comme c’est le cas de beaucoup d’acteurs issus des séries télés. Ian, au contraire, s’affiche pour montrer qu’il existe, s’inscrire dans la durée et balancer son talent à la face de ceux, professionnels ou spectateurs, qui faisaient mine jusque là de l’ignorer…

Adam Elliot – Mary & Max

Originaire d’Australie, Adam Elliot est né le 2 janvier 1972. Quand il était enfant, sa passion était de dessiner en compagnie de ses deux perruches Sonny et Cher, au grand désarroi de son père, ancien clown acrobate reconverti dans l’élevage de crevettes. Son style artistique le différencia des autres élèves dans son école pour garçons, vers ses 12 ans. Ce qui le distingua des autres enfants, c’était son tremblement physiologique d’origine maternelle. Pourtant, il arrive à vivre avec ses défauts, en ignorant les moqueries à son propos, considérant que son problème n’est pas une maladie.

A Melbourne, il découvrit vers dix ans l’art dramatique et joua dans une pièce de théâtre, racontant une aventure du mythique détective Sherlock Holmes, incarnant le docteur Watson. Puis, il mit ses talents d’illustrateur au service d’une école de design et d’arts, le Victorian College of the Arts. Spécialiste de l’animation, il fut couronné de plusieurs récompenses avec sa trilogie de courts-métrages animés d’étude, possédant un ton mélancolique et poétique, (Oncle, Cousin et Frère), adulée par le public, et il gagna le Prix du meilleur court-métrage d’animation avec son Harvey Krumpet (2003) en 2004.


Mary & Max, la révélation cinématographique

Victorieux d’un succès auprès de ses essais animés récompensés, Adam Elliot décida de se plonger dans le long-métrage. Encouragé par un certain Nick Park, fameux créateur de Wallace & Gromit, il se dirigea vers l’animation en pâte à modeler, en 2005, pour mettre en scène sa toute première œuvre cinématographique : Mary & Max. Passé dans plusieurs festivals de film dans le monde entier, mais passé inaperçu en 2009 au sein du grand public, le film est accueilli par une critique conquise, exprimée par quatre récompenses en son honneur, notamment le Cristal du Meilleur Long-Métrage d’Animation au Festival International d’Annecy (ex-aequo avec Coraline).

Basé sur une histoire vraie, ce film conte la rencontre improbable et totalement incongrue par écrit d’une petite fille australienne, adorable comme tout mais dont la vie la méprise continuellement, et son correspondant, un homme juif vivant à New-York et mal dans sa peau.

Tout d’abord, soulignons la forme grotesque et poétique de l’animation. Les personnages, ayant tous des aspects délirants assez amusants, évoluent dans des décors de toute beauté, remplis de simplicité si lyrique, se permettant de critiquer subtilement des classes de la société. Ainsi, l’animation faite à la main fait encore son effet, plaisante à souhait, toujours magnifique à contempler l’aspect artisanal de cet art (la présence des empreintes digitales sur la peau des personnages) et rappelant toujours la belle époque des Wallace et Gromit et autres Pingu.

Plus que l’animation, c’est le scénario qui amplifie la beauté de cette œuvre. Ordinaire et commune à tous les romans épistolaires, l’histoire parvient pourtant à captiver grâce à ses deux personnages principaux. Ce sont de parfaits anti-héros, en outre deux genres de personnes tout à fait existants, à la seule différence qu’ils dévoilent des points de vue sur le monde surprenants car vraiment humanistes. Mary est une enfant profitant pleinement de la vie, en fabriquant des personnages avec de simples morceaux de caillou et en s’intéressant à des objets la cultivant plus ou moins. Max est un homme qui dégage de vrais sentiments et de vraies idées humanitaires (il ramasse tous les mégots que les gens laissent par terre, sans se soucier de dangers polluants). Le spectateur se sent concerné et intéressé par les évènements du quotidien décrits par les deux protagonistes, les rendant captivantes avec un ton léger et amusant. Porté par des personnes communs à notre réalité tour à tour attachants, profonds ou déstabilisants, leur existence se voit détruite par de malheureux embûches de la vie, avec la mort ou la maladie de certains proches. Mais, apprenant chacun un peu du savoir-faire de l’autre, Mary et Max, révélant en lui une maladie émotionnelle, arrivent à profiter de leur destin sans se soucier des moqueries ou problèmes dont ils deviennent victimes. En outre, les deux « héros » sont en fait un double portrait de leur créateur, Adam Elliot, vivant parfaitement sans tenir compte de son tremblement physiologique maternelle.

Véritable tourbillon d’émotions, porté par un casting vocal remarquable et sous une musique sobre, belle et délicate, Mary et Max, faisant un magnifique contraste entre les deux univers des personnages principaux par le champ de couleur (coloré pour la première et triste pour le dernier), est un bijou filmique présentant un portrait profond et sensible sur les personnes mises à l’écart de la société par différentes manières et qui arrivent à s’y intégrer, là où d’autres portraits les favorisaient dans le sens où la classes sociales sont dénoncés en les chassant (Edward aux mains d’argent de Tim Burton, Elephant Man de David Lynch…). Adam Eliott, prouvant ses talents de conteur humaniste et poétique au monde entier, a voulu rentrer dans la cour des grands cinéastes et l’a réussi avec brio !

8 mars – Journée de la Femme

edito journee de la femme

Une femme qui écrit un édito au sujet de la Journée de la Femme ? Je les vois, les trois mâles qui ont contribué à celui de l’année dernière, tendre l’oreille (l’œil a fortiori) et guetter un faux pas ou un féminisme trop prononcé de ma part. Je les vois m’attendre au tournant avec leurs arguments : « Et vous verrez, mesdames, vous le ferez ce ménage et la cuisine, parce que vous êtes persuadée que nous sommes une grosse bande d’incapables. Et bien vous savez quoi ? C’est vrai ! » (Jérôme, rédacteur des tests), « Comme il n’y a plus de droits à réclamer il n’y a qu’à réclamer des cadeaux et en faire une fête commerciale ? Ça serait presque se moquer du temps où cette fête servait à quelque chose. » (Alex, chroniqueur de la rubrique macho), « Elles prennent de plus en plus souvent le pouvoir et pas seulement dans les pays dit civilisés, car étant moins belliqueuses et plus honnêtes, elles inspirent plus confiance que les hommes. » (Daniel, Chroniqueur culture). Si vos arguments étaient acceptables, je ne vous citerais pas ici.

Saez – J’accuse

Qu’il est loin le temps où Saez chantait “Jeune et Con”. C’était en 1999, qui ne s’en souvient pas ? Plus de dix ans après, le petit prince du Rock semble n’avoir rien perdu de son esprit critique, de sa voix malmenée et de ses rythmes accrocheurs. Il suffit d’écouter son nouveau single “J’accuse”, premier extrait d’un album à venir le 29 mars.

“J’accuse” est un morceau aussi blasé qu’acerbe, terriblement efficace. Difficile de ne pas penser à Noir Désir, pourtant, c’est surtout le sentiment plaisant de retrouver Damien Saez dans toute sa splendeur, sa plume bien aiguisée, qui prime à l’écoute de cette chanson. On a hâte d’en entendre plus ! Et en attendant le 29 mars que l’album “J’accuse” soit dans les bacs, on peut télécharger gratuitement le morceau sur le site officiel du chanteur. Une belle façon d’illustrer ses mots !

Pour l’anecdote, la pochette a été censurée dans le métro et les kiosques à journaux. De quoi lui inspirer une lettre ouverte, toujours sur son site, pour revendiquer ce qui lui est toujours aussi cher, la liberté d’expression.

“Oh non, l’homme descend pas du singe, il descend plutôt du mouton…”

Myspace : http://www.myspace.com/saez

Site officiel : http://saez.mu/

Catherine Major – Rose sang

Si le nom de Catherine Major ne vous dit pas grand chose, il est temps de faire connaissance avec son album “Rose sang”, sorti le 25 janvier dernier. La jeune femme n’en est pas à son coup d’essai et a déjà une jolie carrière derrière elle au Québec, son pays natal, et une vraie reconnaissance autant de la critique que du public là-bas. Son premier album, “Par dessus bord” date de 2004 et “Rose sang” est dans les bacs outre-Atlantique depuis 2008. Près de deux ans après, c’est à notre tour d’apprécier cette  talentueuse artiste.

Pianiste et compositrice, elle nous offre avec “Rose sang” un bouquet de quatorze chansons toutes plus plaisantes que les autres. Il y en a pour tous les goûts, tous les rythmes, toutes les ambiances. On voyage au fil des morceaux ; parfois, on se laisse bercer par les mélodies, et d’autres, ce sont des swings entraînants qui nous emportent. Mais toujours cette énergie communicative et rafraichissante !

Découvrez le premier single, extrait de l’abum “Rose sang” :

A écouter : “Fais pas l’affaire” – “Sahara” – “Dans l’au-delà”

Myspace : http://www.myspace.com/catherinemajor

Être blonde

Crédit : Pulupulu - Etre blonde

Grace : Je sais je sais, je suis horriblement en retard, j’ai eu un accident !
Will : Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Et ne me sors pas un truc stupide comme quand t’as raté mon anniversaire parce que tu es rentrée dans une boîte aux lettres !

[Will & Grace - s05e01]

Chute libre

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

Etes-vous populaire ?

Crédit : Stéphanie Rubini

La popularité… Quel vain mot ! Et pourtant, lorsque nous affrontons les méandres de la vie lycéenne, nous combattons pour cette qualité, en même temps que nous luttons pour une peau saine et une voix un peu moins ambiguë. Mais qu’est ce que la popularité ? C’est se gagner l’affection du peuple, des vilains, des laids et pas beaux, mais aussi des supers baraqués qui ont comme l’autruche, le cerveau aussi gros que leur œil. Dans la vie d’adulte, le combat reste le même, le pas beau étant remplacé par le gars de la compta, le balèze étant remplacé par le vigile de l’entrée. Alors, voyons si le bas peuple vous aime ! Honni soit qui mal y pense, comme on dirait outre Manche !

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