Monthly Archives: mars 2010

Les ruptures

Les ruptures

Les ruptures, c’est comme essayer de faire des figurines avec la cire d’un Babybel. C’est jamais évident. 

Myspace n°25

Laissez-vous guider par votre curiosité. Ici, pas de catégories, pas d’indications, si ce n’est un titre de chanson qui nous a tapé dans l’oreille et que nous vous invitons à découvrir ! Il ne vous reste plus qu’à cliquer pour deviner pourquoi on aime !

Quelle fêtarde êtes-vous ?

Crédit : Stéphanie Rubini

Vous arrivez dans un univers où la fête est reine. Finis les horaires imposés par les parents, vous êtes libre de rentrer à l’heure que vous voulez, dans l’état que vous voulez, sans avoir besoin de cacher votre haleine fétide sous un amas de barres de gomme à la chlorophylle. Vos yeux cernés seront autant de trophées remportés qui vous vaudront le respect et l’admiration de vos camarades de boulots (si vous en avez). Mais êtes vous prête à connaître le monde merveilleux de la chouille ?

She & Him – In The Sun

Une fois n’est pas coutume, la vidéo du mois ne sera pas la création visuelle d’une artiste graphique quasi inconnue mettant son art au profit d’une chanteuse à peine plus connue. Ni même une vidéo que l’on pourra qualifier d’œuvre artistique majeure et pourtant ignorée par presque tout le monde. Mais elle n’est pas médiocre non plus cette vidéo, elle est juste… là.

Il faut bien avouer que même si son nom commence à sonner d’une manière commune depuis le film Yes Man, Peyton Reed n’est pas un grand réalisateur, je ne suis même pas sûr qu’on puisse le qualifier de réalisateur. Avouons-le, jamais on ne dira “Tiens, si on allez voir le dernier Peyton Reed”.
Pourtant son manque total de présence associé à un bon casting lui permet de profiter d’une petite réputation dont je ne peux que lui suggérer d’apprécier au maximum, car ça ne va pas durer. Mais j’imagine que c’est un type bien, un mec avec qui il est plaisant de travailler car sinon je ne peux m’expliquer que le duo américain She & Him l’ai choisi pour réaliser le clip du premier single (In The Sun) de leur second album à paraitre sous peu : Volume Two.

Je ne m’étendrai pas sur la mode “Glee” et autres “High School Musical” sur laquelle repose l’idée (pour le coup pas originale du tout) de la vidéo. Une seule chose est sûre, le duo constitué de M. Ward et de Zooey Deschanel arrive, malgré les embuches qu’ils ont placés sur leur propre chemin, à s’en sortir avec brio et classe. Et ça c’est un signe de talent et de qualité.

Le site : http://www.sheandhim.com/
Le MySpace : http://myspace.com/sheandhim

Photo by Taea Thale

La Fashion Week

La cougar-cagole - Crédit : Pulupulu

Chaque année c’est pareil, les médias nous accablent avec un évènement qui ne dure qu’une semaine mais qui se répercute par ci par là pour, au final, se prolonger indéfiniment. La fashion-week c’est la seule semaine qui dure en fait deux mois et dont on entend parler avant et après.

Kyrie Kristmanson – Origin of Stars

Kyrie Kristmanson a tout juste vingt ans et nous vient du Canada. Origin of Stars est son premier album, qui sortira le 22 mars prochain sur le label NØ FØRMAT!.

Malgré son âge, la jeune femme a déjà tout d’une grande. Aussi talentueuse qu’inspirée, elle assortit sa jolie voix d’un univers musical d’une réelle richesse. On se laisse envoûter par des sonorités folk, pop et jazz, mais aussi médiévales. L’ensemble offre des morceaux très mélodieux, un brin mystiques et aériens.

En attendant la sortie d’Origin of Stars le 22 mars, et des onze chansons qui l’accompagnent, découvrez déjà quatre morceaux sur son Myspace, “Song X”, “Who”, “Origin of Stars” et “Jump”, qui vous donneront un très plaisant aperçu !

Myspace : http://www.myspace.com/kyriekristmanson

Arno – Brussld

L’œuvre d’Arno peut quasiment être séparée en deux. D’une part des rocks au rythme entêtant et cyclique, souvent en anglais, et d’autre part des chansons en français aux textes ciselés. Le tout parsemé de reprises, qui se fondent facilement dans l’une ou l’autre des catégories. C’est un peu simpliste, mais c’est à peu près ça. Brussld n’appartient ni à l’une ni à l’autre de ces catégories, mélangeant les deux.

Tout commence par Black Dog Day. Un rock qui vous saisit dès l’intro par un arrangement épais et chiadé, agrémenté de chœurs finement placés. Une valeur sûre qui ne surprend guère mais du vrai, du bon (du très bon) Arno, qui vous emplit les oreilles de son énergie et sa voix rocailleuse. On aurait juste l’impression que les arrangements sont encore plus finement aboutis qu’avant.

Le deuxième titre, Quelqu’un a touché ma femme, fait partie de l’autre visage du disque, celui qui est dans la lignée de « Les Yeux de ma mère ». Texte plein de tendresse et au vocabulaire fleuri, chanté par un Arno tendre sous sa voix de dur. Dès les deux premiers titres, on sait donc ce qu’on va trouver dans Brussld. Du plaisir !

En effet, l’album est un enchaînement de titres qui ravira les fans, avec quelques morceaux de bravoure comme un Brussels au rythme simple mais génial (et au final éructé d’une voix caverneuse qui vous flanque le frisson) ou encore une intro d’harmonica dans Pop Star qui nous rappelle le bon temps de European Blues Connection.

Et la traditionnelle reprise, alors ? C’est la seule déception de ce Brussld, surtout quand on connaît le talent d’Arno pour l’exercice (Sarah de Reggiani, Knowing me, knowing you d’Abba ou Comme à Ostende de Caussimon ont été transformées, en bien, par le rocker). Get up, Stand up semble se traîner par rapport à l’original de Marley, sans qu’Arno parvienne à y donner sa patte. Dommage… Mais pour le reste, on adore Brussld.

Brussld sort en édition limitée le 16 mars à la FNAC et le 29 mars partout ailleurs en édition standard.

A écouter : Black Dog Day, Brussels, Le lundi on reste au lit

La maternité

Crédit : maRRion

Un beau matin, vous vous réveillez, le sourire aux lèvres, vous ne savez  ni comment ni pourquoi votre horloge biologique s’est mise en marche et semble crier : “C’est le moment !”. Le moment de ? De faire un enfant ! Ça vous tombe dessus comme la foudre et « la saison des amours » du règne animal vient, d’un coup de prendre tout son sens… Oui ! Vous, qui hier encore disiez : « Les enfants, c’est mignon, mais chez les autres ! » Vous vous mettez à rêver layettes et petits pots… Il ne vous reste plus qu’à convaincre votre tendre moitié ! Et ce que femme veut…

Lacune

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

Chili, l’envers du décor à l’Espace Vuitton

Après ce voyage intérieur qu’était la Confusion des Sens, l’espace Vuitton revient à un thème plus terre à terre, mettant en avant la scène artistique d’un pays, en l’occurrence le Chili. Des artistes riches et créatifs, assez peu exportés.

Actualité, géographie, politique… Les thèmes abordés sont nombreux au sein de cette expo et traités avec finesse, preuve de la maturité de l’art chilien. Entre autres idées, on pourra retenir les photos d’Enrique Ramirez. Mettant en avant des photos de paysage (qualité la plus connue du Chili), il y ajoute des portraits de dos, insérant de manière subtile aux yeux étrangers l’idée que ce pays est également habité par un peuple.

 

Carolina Saquel, qui vit désormais en France se rappelle une légende de son enfance, celle du cuir vivant (cuero vivo). Une légende destinée à éloigner les enfants de l’eau, racontant qu’une pièce de cuir s’y trouverait tapie, les happant s’ils s’approchent. Cela donne une installation vidéo simple (juste une surface d’eau qui se ride) et d’une grande beauté, à la fois relaxante et angoissante, faisant replonger dans les sentiments d’une enfance marquée par cette histoire.

Quant à Francisca Garcia, son travail colle fortuitement à l’actualité, puisqu’il est relié au tremblement de terre qui a eu lieu en 1960 à Valdivia. Plus que le thème ou l’idée que la catastrophe serait d’origine humaine (à l’aide d’une machine de Tesla), c’est la mise en œuvre qui mérite d’être soulignée. Des images d’une nature tranquille, simplement réhaussées de la rumeur étourdissante d’un séisme dès que quiconque bouge dans la pièce de l’installation. Voilà sans doute un ressenti bien plus communicatif que les images sordides compilées par les chaînes télévisuelles…

photos Mazen Saggar pour Louis Vuitton

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