Monthly Archives: mars 2010

La marinière

mariniere_LQ

La marinière, pour ceux et celles qui l’ignorent, n’est pas seulement une façon de préparer des moules ! Mais l’emblématique pull des marins-pêcheurs bretons. L’avant-gardisme de Mademoiselle Coco Chanel s’en empare le temps d’un été, à Dauville, lui trouve un côté androgyne chic qu’elle cultive, façonne, pour finalement lui décerner, il y a plus d’un siècle, une place de choix dans nos dressing.

Viktor & Rolf : chemise blanche

Cinq petites robes noires. Puis cinq chemises blanches. Deux collections-capsules qui se suivent, revisitant des classiques du vestiaire. Une série de classiques revisités que Viktor & Rolf proposera dès mai-juin dans ses boutiques.

Le duo hollandais revoit à sa façon la très classique chemise blanche, en l’agrémentant d’artifices baroques bien dans le style maison. Les noms de ces cinq modèles sont poétiques : Smoking Blanc, Fleur Blanche, Parfum Blanc, Colombe Blanche et Nuits Blanches.

Joanna Newsom – Have One On Me

Joanna Caroline Newsom, née en Californie il y a à peine plus de 28 ans, a commencé à jouer de la harpe à huit ans (mais raconte qu’elle voulait jouer de cet instrument dès ses deux ou trois ans). Elle se débrouille aussi pas mal avec un piano et d’autres instruments, mais sa modestie lui fait dire que le seul instrument dont elle sait bien jouer est la harpe. Et même dans cette déclaration elle est trop modeste, Joanna fait plus que bien jouer de la harpe, elle innove, recherche, expérimente et petit à petit rend cet instrument accessible.

C’est en 2002 que Joanna Newsom enregistre ses premières compositions, sans intention de les vendre Walnut Whales et Yarn and Glue seront tout de même distribués à quelques exemplaires lors de ses premiers concerts. Un de ces disques tombera dans les mains de Will Oldham, a.k.a. Bonnie ‘Prince’ Billy qui, impressionné par ces compositions, l’invitera à faire ses ses premières parties et l’aidera à obtenir un contrat avec le label Drag City.

C’est ainsi qu’en 2004 parait son premier album The Milk-Eyed Mender produit par Noah Georgeson (qui l’avait déjà aidé à enregistrer ses deux premiers EP). Ce disque entre rapidement dans la liste des albums favoris des critiques musicaux qui la découvre à cette occasion. Mais mis à part la presse spécialisée, le succès n’est pas vraiment au rendez-vous. Peut-être est-ce du à cet instrument inhabituel, ou à cette voix, toute aussi inhabituelle, parfois même qualifiée de “crispante”.
C’est avec le surestimé Ys sorti en 2006 que Joanna Newsom commencera à se faire un nom. La présence de Van Dyke Parks aux arrangements et de Steve Albini à l’enregistrement lui aura valu, un, d’être écouté par un public un peu plus conséquent que celui auquel elle s’adressait précédemment, deux, d’excellentes notes et critiques (certainement attribuées et rédigées avant même d’avoir écouté les cinq chansons que composent cet EP). Le résultat est finalement décevant car il ne colle pas à l’artiste, mais au moins Joanna est là, bien installée dans un paysage musical où la harpe manquait, sans que l’on s’en rende compte.

Son triple album Have One On Me est sorti le 23 février 2010

Sortir un triple album en cette période de vente à la découpe est une action rebelle ou stupide, peut-être les deux. L’industrie culturelle incite les artistes à être visible à chaque instant. Ils doivent présenter leur production au fur à mesure du processus de création, en venant à détruire la structure même de l’œuvre qu’ils créent. Un album doit-il être une succession de single déjà entendus, commentés, analysés avant la sortie de l’album, parfois avant même l’écriture des autres singles qui constitueront cet album ?
La tendance actuelle est de répondre oui, car le constat est simple : le concept, l’idée, de l’album est en train de mourir sous nos clics frénétiques sur les différentes plateformes de vente à la découpe.
Cela m’attriste un peu, mais les modes de consommation évoluent (pas toujours dans le bon sens) et c’est bien naturel.
Et il y aura toujours des artistes stupides et rebelles pour continuer à faire ce travail à haute valeur ajouté qu’est la recherche d’un fil conducteur sur 60 à 70 minutes, d’une cohérence entre une douzaine de chansons.

Joanna pousse même le bouchon un peu plus loin avec Have One On Me, 3 disques, 18 chansons, 2 heures de musique, des titres d’une durée moyenne de 6 minutes. Joanna reprend sa position en marge du système et fait oublier les ornements de Parks en travaillant en collaboration avec Ryan Francesconi qui trouve juste les bons arrangements correspondant à l’univers lyrique, romantique et subtil de la harpiste.
Have One On Me peut paraitre prétentieux au premier abord, mais il n’en est rien, la force de Joanna Newsom est d’avoir sorti un album qui plaira autant à ses fans de la première heure (qui pourront être surpris par le changement de voix de la chanteuse) qu’il plaira à de nouveaux auditeurs.

Drag City : www.dragcity.com
Écouter en concert : www.npr.org

Elles marquent leurs territoires

Crédit : maRRion

Ce soir je promène mon chien et le regarder faire pipi me donne à penser. Ce chien est en train de communiquer. Il écrit un message. Et peu après, en reniflant de nouveau l’herbe, il relève ses e-mails. En fonction de l’endroit, il pourra avoir des communiqués menaçants provenant du caïd du coin : attention, c’est mon territoire.

Broken English

Au grand désespoir de sa mère, Nora, trentenaire new-yorkaise, est toujours célibataire. Collectionnant les échecs amoureux et les histoires sans lendemain, elle désespère de trouver l’âme soeur jusqu’au jour où elle croise la route de Julien, un français de passage dans la Grosse Pomme. Séducteur et fantasque, il va bouleverser son existence…

Broken English est un film de Zoe R. Cassavetes avec Parker Posey (Nora) et Melvil Poupaud (Julien) sorti en 2008 au cinéma. Si le scénario ne brille pas spécialement par son originalité, il offre à voir des personnages sincères et touchants en quête de l’âme soeur. En VO, il vous sera difficile de résister au charmant accent du français Melvil Poupaud, qui apporte d’ailleurs beaucoup de fraîcheur au film. On appréciera également les quelques scènes  sans clichés qui se déroulent dans notre chère capitale mais n’en disons pas plus pour ne pas trop révéler l’intrigue…

Voici donc un film sympathique, à voir seule ou entre copines, pour croire encore un peu aux belles histoires…

Note : pour les fans de Heartbreak Hotel, Yarol Poupaud fait une petite apparition vers la fin…

30 Seconds To Mars – This Is War

Voici un album que j’écoute en boucle depuis le début du mois! Une découverte, un véritable coup de cœur. Impossible donc de ne pas lui consacrer quelques mots… Avec This Is War, sorti en décembre 2009, 30 Seconds To Mars frappe fort et signe sans doute l’album le plus ambitieux et aboutit de leur déjà longue carrière.

Une grande giffle! C’est ce que je me suis prise lors de la première écoute de This Is War. L’album s’ouvre sur un souffle. Mystérieux, envoutant, puis les chœurs chantent « This Is War » et le ton est donné, l’appel aux armes est lancé.

La haine, le combat, la souffrance, la guerre sont les thèmes majeurs abordés dans cet opus. Mais pas seulement. L’amour aussi, la fraternité, et la paix retrouvée. « The war is won » chante Jared Leto avant d’entamer une longue complainte, tel un soldat blessé, épuisé, dans laquelle il dit ne plus croire en rien, si ce n’est le battement de nos cœurs à l’unisson et la vérité du genre humain.

Les émotions fortes s’enchainent au fil des titres. Le son est incroyablement limpide, la musique méticuleusement travaillée, les textes poignants et la voix de Jared, arrivée à maturité, fascinante. On passe des frissons, avec Night Of The Hunter où il est question d’écorcher à vif et d’enterrer un cœur, aux larmes avec Hurricane, chanson dans laquelle l’acteur ici chanteur adresse un cri de détresse à la personne aimée, « do you really want me? »

L’album est une réussite, aucun titre n’est a jeter. Je me suis surprise, et me surprends encore, à entrer dans une espèce de transe musicale chaque fois que l’envie me prend de l’écouter (autant dire tout le temps!). Alors avis à ceux qui ne l’ont pas encore découvert : il serait vraiment dommage de passer à côté…!

Site officiel : http://thirtysecondstomars.thisisthehive.net/blog/
MySpace  : www.myspace.com/thirtysecondstomars

Movie Clip – Kings And Queens :



A écouter aussi : Night Of The Hunter, This Is War, Closer To The Edge, Hurricane, Alibi, Search And Destroy

Tétard – J’ai toujours rêvé d’être un groupe de rock

Tetard - j'ai toujours rêvé d'un groupe de rock

David Tétard revient très prochainement avec un quatrième album. On l’avait quitté en 2007 avec le très sympathique “Faudra faire avec”, on a désormais hâte de découvrir de nouvelles chansons ! L’album s’intitule “J’ai toujours rêvé d’être un groupe  de rock”, il sera disponible en téléchargement le 19 avril et dans les bacs le 19 mai.

Verino

Verino

Avec une écriture fine et hilarante, un physique « so attractive » et un humour qui ne laisse pas de marbre, Verino réinvente le quotidien à sa manière. Rencontre avec le nouvel espoir de l’humour français…

Pâques

Pâques

S’il y a un avantage à grandir dans une famille de tradition catholique c’est bien la fête de Pâques ! Chaque année, au premier lundi d’avril, on pouvait être sûr que le jardin allait faire éclore toute une gamme d’œufs, de cloches ou de poules en chocolat. Au pire, un énorme lapin au chocolat nous attendrait à table, juste après le gigot.

Déraison

Quoi de plus thérapeutique que de guérir les maux par les mots ? Sur cette page s’alignent quelques vers ou simple prose, dotés de rimes et/ou de rythmes, pour exprimer des émotions qui parfois nous enserrent le cœur et l’esprit… Libre à vous de vous reconnaître ou non au travers de ces quelques phrases, qui reflètent aussi bien les joies, les peines, les espoirs et les rêves que l’on peut tous ressentir un jour.

Dans un regard déhanché
Un sourire se détache
Une esquisse, un grain de beauté
Un bouton, une attache

Liquide délicat aux degrés superflus
Une chaleur glisse au sein de son cou
La main furtive prend à son insu
Un itinéraire vague au creux de ses reins.

Que l’alcool séduise il n’en est aucun doute
A travers les veines il répend son pouvoir
Ennivrant les sens et cachant les déroutes
Il redonne à chacun un nouvel espoir.

Ivresse domptée à tout point recherchée
Subie ou goûtée comme un désir brisé
La douceur subtile de ces moments volés
Prendra le dessus sur une raison niée.

A propos de Save My Brain - Mentions légales - Contactez-nous